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Se préparer à l’accouchement vs se préparer à accoucher

29 réponses • 7 min • • 24 Juin 2016

D’un côté se préparer à l’accouchement — un évènement, qui a un lieu, une date, une heure même parfois, et dont on pourrait presque être le spectateur ; de l’autre, se préparer à accoucher — vivre une expérience, être acteur, créer l’évènement.

Pour mes deux grossesses, j’ai suivi des cours de préparation à l’accouchement. Mais clairement, pas les mêmes.

Pour ma première grossesse, j’ai suivi les cours de la maternité. Et même que j’étais inscrite à une maternité « pour hippies », selon ma gynéco d’à l’époque. Alors oui, tu vas être soulagée d’apprendre des trucs du genre « Quand aller à l’hôpital ? » ou « Quel taxi voudra bien m’y amener ? » Tu apprendras encore comment ton bébé se positionnera dans ton ventre au moment de sortir, comment il va rentrer le menton pour réussir à passer, et comment tout ça est merveilleusement bien fait. On va apprendre à ton homme comment te soulager en vous enseignant, à toi et à lui, des positions et points d’appui vraiment super que tu oublieras dans la foulée.

Oui, la préparation à l’accouchement, c’est tout un tas de choses vraiment très intéressantes.

Mais le jour J, tu t’en fiches de savoir si ton bébé tourne la tête avant de s’engager, ou fait un triple saut piqué.

(Dans la limite de ce que le personnel trouve affolant, il va de soi.)

Le jour J, tu vas avoir mal. Tu vas avoir des vagues d’une douleur que tu n’as jamais sentie auparavant, une douleur qui va augmenter dans le temps, et qu’il va falloir gérer. Surprise : tu ne vas pas à un accouchement, tu vas accoucher. Et laisse-moi te dire que tu ferais mieux d’y aller préparée.

Bien sûr, tu as le droit de ne jurer que par la péridurale, et peut-être que dans ce cas, tu auras tout le loisir de méditer sur les belles phrases entendues lors de ta préparation à l’accouchement. (Et encore ne minimisons rien, péridurale ou pas, tu passeras quand même par quelques heures pas très très agréables).

Mais si comme moi, tu as envie de savoir ce que ça fait d’accoucher, de tenter d’apprivoiser la douleur, de sentir ton corps qui gère ce phénomène… peut-être que tu devrais bien réfléchir. Et pas à ton projet, mais à la manière de le réaliser.

Pour mon premier accouchement je voulais que ça se passe dans l’eau, et sans péridurale donc.

Puis j’ai été déclenchée, j’ai eu plus mal que prévu, j’ai eu des « Toujours pas de péridurale ? », et il y a eu un « Si. » (Tout ça a l’air de se dérouler dans un calme et une nonchalance absolue ; je te laisse imaginer les hurlements et pleurs qui constituent la bande-son de ce beaucoup-trop-long-métrage.)

Il y a ensuite eu des regrets.

Heureusement pour moi, je voulais plus d’un enfant, et je les voulais relativement rapprochés. J’ai donc eu tout le loisir de retenter assez rapidement ce que je n’avais pas réussi la première fois.

Et pour mon deuxième accouchement, j’ai eu la chance de croiser Sophie.

Sophie, celle qui est déjà venue nous parler de sa maison de naissance, celle que je n’arrive plus à sortir de ma vie, ma sage-femme chérie.

Sophie m’a proposé une préparation à l’accouchement. Pas de notes cette fois-ci, de quantités de contractions, de minutes. Les yeux fermés presque tout le temps, elle a juste tenté de me faire sentir mon corps ; sentir comment une douleur pouvait être présente, mais une douleur localisée et qui n’empêche pas de focaliser sur les parties du corps qui vont bien ; repérer quand cette douleur s’amenuise, pour alors relâcher son corps qui s’est peut-être malgré tout crispé autour de la douleur, et se détendre complètement le temps de quelques secondes ; se rendre compte que sur le temps de la contraction, seul le moment de pic est insoutenable, mais que les douleurs montantes et descendantes sont supportables ; focaliser sur l’instant.

Je suis consciente que ce qui a fonctionné pour moi ne fonctionnera pas forcément pour quelqu’un d’autre, et je ne vais donc pas rentrer dans les détails ; moi-même sur les quelques séances que l’on a faites, seuls quelques moments ont vraiment été clés. Mais c’est là l’intérêt de la préparation : on ne peut pas savoir à l’avance ce qui va nous parler, il n’y a pas de règle, il y a une expérience à vivre.

Et je n’aurais pas eu l’expérience d’accouchement que j’ai eue sans cette préparation.

J’en suis convaincue. Et ça ne veut pas dire que pour la simple raison que moi j’ai eu besoin d’une telle préparation, toi aussi tu en auras besoin. Mais je préfère te le dire, parce qu’a priori, on a pas tant d’essais que ça.

Entre nous je trouve dommage qu’une femme arrive à la maternité avec un projet d’accouchement en tête, souvent simple (avec ou sans péridurale), et que l’on passe son temps à faire miroiter la péridurale à celle qui souhaite accoucher sans, à moment où elle aurait besoin d’être encouragée et soutenue dans ce projet qu’elle a mûrement réfléchi. Bizarrement, une fois que l’on dit oui à la péridurale, personne ne vient nous demander mille fois si on est sûre parce que « Souviens-toi, tu nous avais dit que tu voulais accoucher sans ».

Alors si tu as comme moi envie d’accoucher sans péridurale, je ne peux que te recommander de quitter les sentiers battus des couloirs de la maternité. Déjà, regarde si la maison de naissance ne serait pas faite pour toi, si d’aventure il y en a une près de chez toi. Sinon, sache que tu as le DROIT d’être suivie par quelqu’un qui ne fait pas partie du personnel hospitalier, et si tu arrives à trouver une sage-femme qui ne soit que 20% aussi bien que la mienne (je refuse de croire que ce pourcentage puisse être plus grand) (en parfaite objectivité), alors tu as tout gagné ! Renseigne-toi bien sur sa spécialisation, ses valeurs, les choses qu’elle défend et son expérience. Après tout, si j’ai frappé à la porte de Sophie, c’est parce que j’avais vu sur Internet (ton ami) qu’elle pratiquait des accouchements à domicile.

Alors, si tu n’as rien lu de l’article mais qu’accoucher sans péridurale t’intéresse quand même.

En résumé, ce qui a fonctionné pour moi, c’était de me centrer sur moi-même, de vivre cette douleur et d’essayer de « contrôler » les tensions qu’elle induisait. La fameuse image de bulle dans laquelle rentre la femme qui accouche a pris pour moi tout son sens ce jour-là, et avec elle cette idée de fragilité, comme une bulle de savon qui peut exploser à tout moment. Tu comprends alors peut-être comment se creuser la tête pour essayer de se souvenir de l’angle que doit faire le corps avec cette porte pour soulager un peu le bas du dos, semble complètement hors sujet… Ça reste mon humble avis.

Comme d’habitude, je suis bien curieuse de savoir si je suis la seule à avoir ce sentiment concernant la préparation à l’accouchement, et, dans l’intérêt de toutes, si toi aussi tu as accouché sans péridurale, s’il te plaît dis-nous comment ça t’a été rendu possible !

Être maman prend du temps, on publie quand on peut. Le mieux, pour te tenir au courant de la publication d'un nouvel article, c'est de nous donner ton mail dans le petit espace, là, tout en-bas. Tu peux aussi nous suivre sur Facebook, et dans ce cas c'est sans garantie que nos dernières tribulations apparaissent dans ton feed – mais on s'y marre bien quand même.

24 Juin 2016

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Réactions

  1. M

    Morgne 24 Juin 2016 - 11:00 Répondre

    J’ai suivi les cours de préparation à l’accouchement, plus pour me rassurer qu’autre chose (vu que c’était mon premier bébé)… être certaine que je ne passais pas à côté d’une info essentielle. Mais quand je fais le bilan de ces 7 « cours », il est bien maigre, je dois l’avouer. Mais aucun regret. Les deux sage-femmes du cabinet étaient très douces et on a finalement bien papoté.

    Effectivement, les fameux exercices de respiration et de gestion de la douleur, pff, complètement zappés le jour J. On est de toute manière complètement déconnecté, ailleurs. Je reste persuadée que chacune gère comme elle le peut. Et quand on dit que chaque accouchement est différent, je pense aussi que chaque gestion de l’accouchement est différente.

    Je n’avais pas spécialement envie de prendre la péridurale. Mais ce n’était pas un non catégorique, tout dépendrait de comment je gérais le travail. Et ce 02 juillet 2015, on m’a proposé la péri une seule fois (quand je suis arrivée à la maternité). J’ai dit non et je suis allée prendre un bain pendant plus d’une heure. Je crois que la sage-femme a vu que je « gérais » (le verbe est vraiment approprié pour parler des accouchements) et elle n’a plus insisté. Je suis bien tombée, je pense. Et tout s’est très bien passé. Mais cette douleur, je suis incapable d’en parler. Je pense que j’ai eu mal, mais je ne pourrai plus la décrire. Tant mieux 🙂

    • J

      Joana 24 Juin 2016 - 11:34

      , je pense que tu dis quelque chose de très juste : « quand on dit que chaque accouchement est différent, je pense aussi que chaque gestion de l’accouchement est différente. » Effectivement, je pense que tu as tout à fait raison, c’est pour ça que dans l’article je n’ai pas souhaité rentrer dans les détails, ni dire qu’une vraie prépa était absolument nécessaire. Mon premier a mis des heures interminables à sortir, pour ma deuxième c’était plié en deux heures. Et ton exemple illustre bien ce point, tu as réussi à gérer et finalement tu as souhaité et réussi à accoucher seule, malgré une prépa un peu maigre. Merci d’avoir partagé ton expérience ici.
  2. Q

    Quatre enfants 24 Juin 2016 - 11:07 Répondre

    Hello, comme j’aurais aimé lire ton article avant mon 2 eme accouchement. J’ai accouché sans péri, sans l’avoir choisi, sans l’avoir anticipé, me laissent dans un désarroi total (https://quatreenfants.wordpress.com/2015/11/27/accoucher-sans-peri-quand-tu-ne-las-pas-choisi/). Il n’y aura pas de 5 eme ici, mais s’il y en avait eu un, j’aurais adoré rencontrer ta Sophie 🙂
    • J

      Joana 24 Juin 2016 - 11:19

      (Je me permets de reposter la réponse que j’ai laissé sur ton blog, pour les lecteurs d’ici !) Merci de m’avoir indiqué cet article. Il m’a donné des frissons et une petite larme à l’oeil… Je suis désolée que tu aies vécu ton accouchement de cette manière. Ça ne fait que confirmer mon idée que la préparation à l’accouchement doit être plus efficace, et doit préparer à accoucher effectivement, peu importe que l’on opte pour la péridurale ou non (et ton expérience montre bien que malgré nos choix, la réalité vient parfois nous rattraper et nous prendre au dépourvu).
  3. A

    Aurélie 24 Juin 2016 - 11:14 Répondre

    Je suis contente ton article tombe à pique, je suis en MAP, à 35SA dimanche et du coup je loup les cours de prépa avec une SF libérale qui avait l’air au top. Pour ma part je suis complètement pommée ! Apres avoir eu un petit aperçu de contractions douloureuses je me vois mal supporter l’accouchement sans péri, meme si l’idée me plaît mais pour un premier bébé je ne pense pas faire ma warrior. Je crois que je suis plutôt une chochotte ahah. J’ai encore plus peur sachant que mon loulou peut sortir à tout moment… Je ne suis pas prête du tout à accoucher. Alors jai l’impression que ca va se passer à l’arrache !!

    Voilà de mon côté comment ça se passe. J’ai peur !!

    Merci en tout cas pour l’article 😉

    • J

      Joana 24 Juin 2016 - 11:30

      , ça fait un moment que j’ai envie d’écrire un article sur le projet d’accouchement, ton commentaire me fait penser que c’est peut-être plus nécessaire que je le pensais. Pour mon premier, un peu comme toi, je ne savais pas à quoi m’attendre, beaucoup de peur, j’ai changé de maternité, mais sans trop savoir ce que je voulais pour moi (tu me diras, j’avais envie de la baignoire quand même). Au moment d’accepter le déclenchement, je me souviens de cette médecin me demandant : « Comment imaginiez-vous votre accouchement ? », et moi n’ayant pas de réponse. Ça m’a laissé beaucoup de frustration, et aujourd’hui je recommanderai à toute femme de réfléchir à la question en amont, pour ne pas être prise au dépourvu, pour être en paix avec la manière dont se déroulent les choses.
      Dans ton cas, ça me semble effectivement tard pour faire des cours de préparation, mais je ne sais pas, peut-être j’interprète mal tes mots, mais pour moi dire « j’ai l’impression que ça va se passer à l’arrache » est la meilleure des choses pour que ça ne se passe pas bien et te laisse un mauvais souvenir. Si tu as peur de l’accouchement, de la douleur, si tu ne te sens pas d’accoucher sans péridurale pour un premier enfant, alors ne fuis pas ce sentiment, va jusau’au bout, et dis-toi que pour cette fois, tu vas gérer les contractions jusqu’à arriver à la maternité, où tu demanderas une péridurale. Et que ça sera bien comme ça. Tu peux aussi te dire, je vais essayer mais on verra, ce sera pas grave si je finis par demander la péri, et ce sera bien aussi. Enfin, tu peux encore vouloir absolument accoucher sans péridurale, mais, et tout dépend des femmes, ça peut demander une certaine préparation comme je l’ai dit dans l’article.
      Mais je pense que ça vaut le coup de se poser ces questions, pour ne pas avoir de surprises désagréables au niveau du déroulement de l’accouchement, et de frustrations.
      Je ne peux que te souhaiter bon courage pour la suite, et si tu veux venir nous raconter ton expérience ensuite, n’hésite pas !
    • A

      Aurélie 24 Juin 2016 - 11:39

      Merci 🙂 J’ai dans l’idée effectivement de demander la péri quand je ne tiendrais plus les contractions (de ce que j’ai déjà senti ça n’a pas l’air d’être de la tarte). J’ai besoin encore de temps pour me préparer psychologiquement donc j’espère que bébé va tenir encore quelques temps.

      Je repasserai vous faire part de mon expérience quand le jour J sera passé 😉

  4. E

    Ebea 24 Juin 2016 - 11:55 Répondre

    Ici, deux préparations différentes, deux naissances différentes.
    Pour ma 1ère, je pense avoir fait comme beaucoup de femme dont c’est le 1er, j’ai suivi les cours à la maternité. J’ai appris un tas de truc, tout dans la théorie. J’ai appris qu’un accouchement se déroulait de tel sorte, sans jamais nous parler des « autres sortes » ! Puis j’ai été rattrapée par la réalité, nous avons dû programmer une césarienne. Les 2 derniers cours de ma préparation n’avaient alors plus aucun rapport avec ce qui allait se passer pour moi! A peine quelques mots de la SF sur ce type de naissance, c’est tout. Par chance, la naissance s’est passée à merveille, j’ai la chance d’être dans une maternité de rêve où, mis à part ses pseudos préparations, tout y est tip top ! Une césarienne certe, mais avec le papa, avec le peau à peau, avec la tétée de bienvenue, sans séparation. Puis 4 ans plus tard, 2 eme grossesse, plus cool… au point que j’oublie de m’inscrire au cours. Il n’y plus de place, on me dirige donc vers une SF libérale de mon village… Ce fut une révélation ! Les cours n’avait rien à voir. Bien sûr, nos avons tout de même eu le droit à quelques détails anatomiques mais vraiment juste histoire de dire! beaucoup plus de ressenti, de sensations, d’écoute et de détente. Il n’a pas été question de césarienne pour mon second. Et j’ai appris un truc que nous n’avions pas abordé lors de ma 1ère expérience : comment pousser correctement… je me suis rendu compte que si mon 1er était venu par voie basse, je ne savais pas comment pousser… pour le 2eme, je savais quoi faire, quelle image me coller dans la tête pour visualiser au mieux cette poussée. Depuis, cette SF est devenue une amie, et elle s’occupe même de mon suivi gynéco. Enceinte du dernier, je ne sais pas encore si je retourne faire des cours chez elle, ou si je tente une nouvelle approche avec l’hapto ou autre… en sachant que je n’envisage absolument pas de naissance sans péri, ou en tout cas, pas de mon plein gré.
    Mon bilan la-dessus : les cours ne sont pas complets, surtout à la maternité, on l’on « enseigne » à l’accouchement, et même à une sorte d’accouchement, celui par voie basse, avec péri consentie… Forcement que beaucoup de femmes se retrouvent complètement déroutée le jour J, rien ne correspond à ce que l’on nous a appris lors de ces cours. Tout devrait être abordé, le voie basse avec ou sans péri, la péri voulu ou non, la péri trop tard, la césarienne programmée ou en urgence… j’imagine qu’il y a autant de cas que de naissance mais bon…
    • J

      Joana 24 Juin 2016 - 12:11

      , malgré des expériences différentes, je vois qu’on a un peu les mêmes conclusions. J’aime beaucoup ta conclusion sur la nécessité d’aborder tous les types d’accouchement sans exception. Le jour J, on ne sais JAMAIS ce qui nous attend, malgré tous les choix qui ont pu être faits en amont. Et je suis d’accord et tu le dis très bien, à la maternité, on a apprend à accoucher par voie basse, avec péri consentie. C’est très juste, et ça vient toucher un point qui m’a été soulevé par ma sage-femme : les sage-femmes sortent de l’école en n’ayant pas vu un seul accouchement complètement physio… tu m’étonnes que derrière elles « incitent » un peu malgré elles à la péridurale.
      Sinon je te rejoins bien sur cette histoire de poussée. J’ai eu du mal à bien sentir quoi faire pour mon premier. Pour mon deuxième, apprendre à pousser ne m’a été d’aucune utilité ; sans péridurale, ton corps sait EXACTEMENT quoi faire, la poussée vient naturellement (comme un ÉNORME caca de pierre qu’on devrait démouler – désolée pour la comparaison mais c’est la meilleure que j’ai trouvée :D) : t’es partagée entre « faut que ça sorte » et « putain mais ça va tout péter sur son passage », et la combinaison de ces sentiments te font avoir la juste force dans ta poussée, pour sortir le bébé sans (trop) défoncer ton périnée. Enfin, ça reste UNE expérience, bien sûr qu’on ne peut pas généraliser.
    • J

      Juliette 24 Juin 2016 - 12:20

      Les filles, vous avez TELLEMENT raison sur le fait qu’on ne nous explique qu’une seule manière de faire ! Malgré une césarienne programmée, je me suis rendue aux cours de préparation. Enfin, à un seul. Dès les présentations, les deux sages femmes présentes m’ont dit que ce cours n’était pas pour moi et elles ont pris beaucoup de temps après le cours « habituel » pour m’expliquer la situation : parce que quand tu es dans le cas d’une césarienne programmée, le pire qu’il puisse t’arriver, c’est de ne pas avoir le temps d’arriver à l’hôpital. Alors elles m’ont expliqué, dans le cas dramatique où cela se produirait, comment tenter de sortir mon bébé, elles m’ont décrit sa position exacte, les risques, la respiration… Et honnêtement, même si c’était particulièrement angoissant, c’était aussi nécessaire.
  5. A

    ABC 24 Juin 2016 - 12:06 Répondre

    Deux accouchements différents ! Je n’ai suivi qu’une seule fois les cours de préparation à l’accouchement, pour bébé 1. Je ne voulais pas de péri, mais j’ai subi une telle pression, qu’au bout d’une dizaine d’heures, j’ai cédé….. Pour bébé 2, (18 mois d’écart entre mes deux petites), je ne voualus toujours pas de péri ! J’avais vu une sage femme parler dans les maternelles, qui insistait sur le fait que c’était possible et qu’il fallait dompter la douleur et surtout ne pas oublier de respirer !!!! Ben oui, quand tu a mal, tu ne sais plus respirer ?!!! 😉 du coup, lors de mon second accouchement, j’ai participée a mon accouchement, je donnais le rythme!!!! La sage femme qui m’a assistée était douce et à l’écoute!!!! J’ai eu l’accouchement que je souhaitais!!!! À tel point, que deux heures plus tard, j’étais en forme !!!! Sûrement du à la montée d’adrénaline !!!! J’étais fière et comblée !!!!!
    • J

      Joana 24 Juin 2016 - 12:15

      Je suis trop contente pour toi ! Mais c’est dommage tu vois, comme j’ai l’impression que beaucoup passent par une première expérience « mauvaise » pour avoir l’accouchement dont elles rêvent. Donc c’est bien que tu aies pu le vivre, moins bien que tu aies eu une première expérience qui ne te convenait pas. Sinon, pour cette histoire de ne pas savoir respirer, je confirme : pour moi lors de mon premier accouchement, la douleur a été tellement forte que je me crispais complètement ; mon corps tremblait, je ne gérais rien du tout, et oui, je ne respirais vraiment pas bien ! Donc perso, je comprends ce qu’elle a voulu dire ! 🙂
  6. L

    Loïs 24 Juin 2016 - 3:49 Répondre

    J’ai accouché à la maternité sans péridurale, on m’a posé la question si je la voulais quand je suis arrivée après un début de travail chez moi, et on ne me l’a JAMAIS reproposée ! J’ai trouvé ça vraiment vraiment top !!!
    • J

      Joana 24 Juin 2016 - 9:14

      Ah oui, c’est super ça ! Comme quoi, du personnel qualifié et respectueux en maternité, ça existe ! 🙂
  7. M

    Mémento Eve 27 Juin 2016 - 2:46 Répondre

    Un seul cours de préparation à l’accouchement pour moi accompagné du chéri tout de même. On est sorti de là pas du tout convaincu. Aucun mot ou principe ou technique ne m’a touché. Alors je ne suis pas allée aux autres cours en me disant que les femmes sont programmées pour accoucher depuis toujours donc mon corps sera quoi faire donc on oublie la péri. Finalement, arrive le jour j on m’a déclenché mon accouchement à cause d’une fissure de la poche des eaux. Au bout de 24h de travail sur 36h je craque et crie à la péridural tant pis. Puis 12h à attendre pour que ça se finisse sur une césarienne.
    Pour le second je ferai la démarche de trouver des cours de préparation qui me correspondent. Peut-être que si j’avais fait cet effort avant j’aurais moins souffert et aurait su quoi faire pendant ces 36h de travail…
  8. M

    Marie 28 Juin 2016 - 3:26 Répondre

    Moi j’ai eu la chance de faire la moitié de ma préparation à la maternité de façon classique et l’autre moitié par hypnose……. La manière classique ne m’a pas servi à grand chose à part de m’éclairer un peu sur le déroulement d’un accouchement et aussi parce que c’est sympa de rencontrer d’autres femmes enceinte……. La préparation par hypnose m’a « selon mon compagnon » bcp aidé..J’étais relativement zen le jour J et j’ai accouché sans péridurale …. 🙂
    • J

      Juliette 28 Juin 2016 - 3:28

      Ça marche comment par l’hypnose ? (je suis hyper curieuse de ton expérience sur ce coup la !)
    • M

      Marie 28 Juin 2016 - 8:57

      L’objectif de la préparation à l’accouchement sous hypnose etait de m’aider à vaincre la douleur en focalisant ma pensée sur quelque chose ou un endroit réconfortant. Le jour J j’etais dans ma bulle mais je n’ai pas vraiment reussi à visualiser les endroits, objets que la sage femme m’avait appris pdt les séances.. Mon copain avait des consignes de la sage femme pr le jour j: me souffler des mots qui me permettrais de m’autohypnotiser… je ne connaissais pas les mots à l’avance ms je les ai tt de suite reconnu…. Je dois avouer que cela ne m’a pas vraiment detendu qd il a prononcé les mots magiques…J’avais plutôt envie de l’étrangler car j’avais mal malgré tout. En résumé ses seances m’ont qd meme bien aidé car cela m’a permis de m’enfermer ds ma petite bulle et gérer les contractions à ma manière….
    • J

      Juliette 28 Juin 2016 - 9:23

      Je n’y aurais jamais pensé mais je trouve ça vraiment pas mal : une sorte de méthode pour gérer sa douleur quoi. Tu recommandes ?
    • M

      Marie 29 Juin 2016 - 9:15

      je ne suis pas sur que cela marche pour tout le monde ms oui je recommande…… surtout pour les personnes anxieuses…
  9. I

    Illiade 28 Juin 2016 - 11:54 Répondre

    « sans péridurale, ton corps sait EXACTEMENT quoi faire, la poussée vient naturellement (comme un ÉNORME caca de pierre qu’on devrait démouler – désolée pour la comparaison mais c’est la meilleure que j’ai trouvée :D) : t’es partagée entre « faut que ça sorte » et « putain mais ça va tout péter sur son passage », et la combinaison de ces sentiments te font avoir la juste force dans ta poussée, pour sortir le bébé sans (trop) défoncer ton périnée. Enfin, ça reste UNE expérience, bien sûr qu’on ne peut pas généraliser. »

    Ca reste UNE expérience, mais j’ai eu la même 🙂
    Cours d’haptonomie pour nous, parce qu’après 2 ans d’attente, on voulait s’occuper de ces 9 mois de vie commune (des 5 restants du moins) avant de s’inquiéter de l’accouchement. J’avais quand même fait des fiches techniques spéciales papa, ça a au moins eu le mérite de nous distraire le jour J le temps de trouver lesquelles fonctionnaient sur moi 😉
    La philosophie de l’hapto, c’est l’ouverture, donc au lieu de se mettre dans sa bulle au contraire on prend conscience de l’environnement. Pour la douleur, il y a un exercice assez impressionnant. La SF pince la cuisse (tu couines). Puis tu penses à l’espace autour, à tes sensations, tu te connectes avec bébé, papa, la sf, tu anticipes le personnel médical le jour J (oui, ça demande du boulot) et quand elle repince la douleur est là, ok, mais c’est finalement juste une sensation parmi d’autres.
    Ce n’est pas simple, pour ma part je n’ai réussi qu’au 8eme mois à « sortir de ma tête », mais j’y ai repensé chez le dentiste l’autre jour et ça a encore marché, donc je recommande !
    Ca a aussi marché le jour J. Meme si j’avais le regard scotché sur une bouteille de solution hydroalcolique durant le plus dur du travail, je savais exactement où était mon bébé, les 2 sf, et je pouvais dire à mon homme quoi faire pour m’aider. Et je suis une méga chochotte qui ne supportait pas la moindre douleur avant ça.
    J’avais eu des contractions suite à une intox alimentaires, si mon homme avait pu je lui aurais demandé la péri direct. La peur est un puissant facteur aggravant. Le jour de mon accouchement, bien accompagnée, c’était Noël à côté.

    J’ajouterais qu’il est très intéressant de faire un projet de naissance sérieusement car ça aide à se poser les bonnes questions.
    Par exemple, tout le monde connais la question la péri contre la douleur, mais qui a été VRAIMENT INCITÉE A S’ALLONGER SUR LE COTÉ PLUTOT QUE SUR LE DOS ?

    Une bonne prépa dédramatise aussi la césarienne si elle doit arriver, la péri même si on part sans la vouloir. En vrai, « tu ne le sais pas encore mais tu sais déjà tout ».
    Et il est tout aussi important de relativiser si son accouchement de rêve n’est pas possible. Le plus terrible, c’est de trainer une blessure d’un jour pendant une éternité.

    • J

      Joana 29 Juin 2016 - 11:02

      Intéressante ton expérience d’hapto. J’en ai fait avec Paco, mais à part trouver sympa les moments où on essaie de de se connecter avec le bébé dans le ventre, je dirais que ça ne m’a servi à rien le jour J. Et je ne l’avais pas du tout vécu comme tu la décris. Vu comme ça ça a l’air chouette effectivement !

      Comme quoi, il n’y a pas de recette magique, moi le coup de la bulle, ça m’allait très bien, et effectivement, j’étais allongé sur le flanc tout du long ! 🙂

      Et tu soulèves un point important que je n’ai pas abordé dans l’article (ce sera pour un prochain ?), on n’est effectivement préparé qu’à un (ou deux) types d’accouchement, alors que clairement, le moment venu, tout peut arriver et c’est important de pouvoir vivre et accompagner ces moments, quels qu’ils soient !

      (Question subsidiaire : Tu aimerais nous parler « officiellement » de ton expérience d’hapto ? Ou peut-être la sage-femme qui t’a fait les cours ? Ou toutes les deux ensemble ?)

  10. I

    Illiade 03 Juil 2016 - 6:15 Répondre

    Bonjour
    Pour la question subsidiaire, la réponse est oui, si ça peut intéresser pourquoi pas 🙂 En ce moment je n’ai pas de temps entre la les vacances et la recherche d’un contrat de professionnalisation pour la rentrée, et évidemment mon Petit Amour, mais je peux essayer à la rentrée. Je vois ma sage femme quelque part en septembre aussi donc ça correspond.
    Si tu veux me dire ce qui intéresse plus particulièrement par mail, ce sera avec plaisir que je m’y mettrai.
    • J

      Joana 05 Juil 2016 - 12:14

      Génial ! Dès que je sors de sous ma couette je t’écris. Merci et gros bisous !
  11. s

    schwartz 07 Juil 2016 - 7:49 Répondre

    Bravo à toutes pour ce partage d’expérience. Vous trouvez des mots qui collent à la réalité, la vraie de vrai, celle qu’on rencontre en salle d’accouchement, en tête à tête avec son corps, quand il se met en tête de sortir de l’emprise de notre cerveau.
    C’est de ces mots là que nous devrions nous servir en préparation (je suis SF…) car même si la réalité sera toujours plus surprenante, ils s’en rapprochent vraiment.
    Je pense depuis très longtemps que nous sommes complètement à côté de la plaque en préparation à l’accouchement. Nous faisons trop de théorie, un peu comme dans les livres que nous avons étudiés.
    Mais c’est tellement plus facile de faire un cours magistral, de raconter et parler papoter. C’est sympa aussi, et c’est un temps pour soi, pour les « mamans-toujours-en-train-de-faire-quelque-chose ». 🙂
    A côté de ça, c’est tellement difficile de coller à la réalité de l’accouchement!
    Comme dit Morgne:  » Effectivement, les fameux exercices de respiration et de gestion de la douleur, pff, complètement zappés le jour J. On est de toute manière complètement déconnecté, ailleurs. »

    Merci pour vos témoignage. Nous aussi on essaie d’avancer, et c’est grâce à vous! 😉
    Sophie

  12. a

    agnes 10 Août 2016 - 12:15 Répondre

    je me joint à ce sujet car j’ai 2 experiences totalement différente, bientot 3. pour mon fils (3ans et demi), j’ai demande une peridurale,j’avais peur voire meme terrorisé a l’idee d’accoucher. mes prepas d’accouchement ont été tres classique,avec des sf extras, bcp de théorie qui ont eu de l’importance par la suite. j’arrive a la maternité, je dis oui pour la péri mais en pleine nuit, pas evident quand meme. je pensais etre soulager apres cette fameuse piqure mais non, les contractions passent dans le dos. j’ai mal mais je me dis que c’est normal et pas magique. mon bébé vient au monde, tt le monde va bien… mais voila, pour ma fille je ne sais pas si je veux la peri car de toute facon ca fait mal, les cours d’accouchement se font en piscine,toujours avec mes sf adorée. arrive le rdv avec l’anesthésiste: il me demande comment ca s’est passé, je lui explique, il lit mon dossier et me dit « vous avez eu le dosage pour une femme de tres petites corpulence ». ceci explique cela, mais je ne me decide pas et me dit, on verra le jour J. le jour J arrive! j’ai une semaine de plus que ma date d’accouchement.on doit me declencher a 8h30 mais voila, a 5h30 je me reveille pas bien, nausées puis vomissements, je reveille cheri et lui dit d’app,er sa mere pour venir garder mon fils ca n’attendra pas. je lui dit de prendre sa douche, je prendrais la mienne apres. les contractions sont de plus en plus fortes, j’appelle la mater pour leur dire qu’on arrive et la dame me dit »ne vous presser pas c’est peut etre une gastro.. ». j’ai vraiment mal,sinon j’aurais rit! je dis a cheri que je peux plus attendre, je peux plus bouger et je lui dit elle arrive, elle arrive!! et il me dit mais oui ma cherie, elle arrive. Sauf que je sens sa tete entre mes jambes et qu’a ce moment la, je n’ai pas le choix,il faut se debrouiller, et seule car cheri a coté n’est meme pas capable d’appeler qui que se soit avec la panique! alors j’ai pense a ses fameux cours théorique qui m’ont aidé a sortir ma fille toute seule dans le couloir chez moi! ses cours m’ont evité une episio je pense. quand je suis arrive a la maternité avec les pompiers (qui etaient perturbé ), une de mes sf était de garde, je vous dit pas ma joie quand je l’ai vu, une revelation!!!
    les gens te disent apres coup: mais c’est genial!!! comme a l’ancienne!!! mais non, c’est pas genial, j’ai eu la peur de ma vie(perdre ma fille), et meme si cheri etait pas loin a chercher tant bien que mal le numero des pompiers j’etais seule, sans personne pour m’aider ni me rassurer.
    bebe3 en route, tres contente mais voila: comment va se passer mon accouchement…. j’appréhende beaucoup….
    • J

      Joana 01 Sep 2016 - 2:27

      Ton expérience d’accouchement est complètement surréaliste ! Je comprends, en soi, ça POURRAIT être génial, mais pas quand tu n’y es pas préparé ou que tu n’imaginais pas ça pour toi à la base. Heureusement, tout s’est bien fini !
      Je pense que j’aurais presque pu faire la même tellement je pensais être arrivée tôt à la maternité, alors que finalement, ma filles est née 40 minutes après mon admission !
      Pour bébé 3, il faudra bien te préparer et penser à tout ! Merci pour ton témoignage super intéressant et bon courage pour la suite !
  13. g

    grishild STRAUSS 25 Août 2016 - 12:16 Répondre

    Bonjour. Vos expériences concernant vos préparations à l’accouchement m’intéressent! C’est pour un prochain plateau de l’émission de la Maison des Maternelles (France 5) que je prépare pour fin septembre. Pouvons-nous en discuter?
    merci à vous! gstrauss@2p2l.com
  14. I

    IkioNae 21 Déc 2017 - 1:03 Répondre

    Je me suis tellement mais tellement reconnue dans la première partie… Franchement ces cours de préparation c’est l’une des seules frustration que j’ai par rapport a l’accouchement, déclenchée moi aussi, j’ai eu des douleurs folles et cours de préparation ou pas je n’était clairement pas prête. J’ai donc demandé la péri que je ne voulais pas a la base parce que je ne savais pas comment gérer cette douleur (et je sais pas si c’est normal mais les moments où j’ai eu le plus mal c’est quand on venait contrôler l’ouverture du col, là clairement je me tordais de douleur en hurlant à la mort)
    Le malaise final étant que je n’avais même pas appris à pousser et que toute cette histoire à failli finir en césarienne (bon avec la grosse tête de mini-loup ça a dû se faire avec un forceps mais elle est sortie par voie basse c’est l’essentiel pour moi)(puis après 13h de travail ça aurait été trop bete je trouve)
    Du coup j’en ai un peu voulu à ma SF de ne pas avoir su me proposer une preparation autre que des cours de groupes théoriques(que je n’avais pas envie de faire a la base) alors qu’elle fait des séances d’hypnose et tout (mais que malgré ma demande je n’ai eu aucun rdv individuel)(enfin si un mais j’ai accouché ce jour là oups)

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