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M@&#$ ! Elle dit des gros mots !

7 réponses • 6 min • • 01 Juil 2016

Ma fille dit des gros mots ! Inévitable mais hyper ennuyeux !

Mettons-nous à la place d’un tout petit. Il ne connait pas encore tous les mots de notre jolie langue, et il est avide d’en savoir plus. Et pour enrichir son vocabulaire débutant, le précieux écoute attentivement tout ce qui se dit autour de lui.

C’est souvent très drôle d’ailleurs, ces tout-petits qui utilisent nos mots à nous. C’est comme ça qu’on soir, alors que je lui souhaite une bonne nuit, Petite Chérie me répond « bonne nuit ma crevette ! ». Comme si c’était parfaitement normal.

Evidemment on a le droit à tout un tas de conjugaisons très approximatives, à quelques consonnes oubliées et à 2-3 mots inventés.

Et parfois, parmi les perles et les remarques rigolotes, se glisse un gros mot (la honte !).

Et chez moi, les gros c’est interdit de chez interdit. Je ne peux pas imaginer que ma merveille puisse employer des mots grossiers. Et même, dans un premier temps, les mots à mon sens trop familiers n’ont pas le droit de citer.

Chacun voit où il place son curseur.

Pour moi, « vachement », « bagnole », « boulot » ou « cul-cul » sont bannis de la bouche de l’enfant chérie. Je mets volontairement des mots de différents registres parce que je sais que nous n’avons pas tous le même point de vue sur la question (et j’aime qu’on ne pense pas pareil, si tu savais !). Le mot « vachement », par exemple, est pour moi vraiment inapproprié dans la bouche de Petite Chérie ou d’un enfant en général. Je trouve ça vraiment, vraiment très moche et familier. Mais je sais qu’il est considéré, dans d’autres familles, comme un mot du langage courant qui ne pose pas problème.

Pourtant je ne suis moi-même pas toujours polie. Mais j’ai appris à distinguer les différents niveaux de langages quand j’étais enfant. Cette connaissance me permet notamment, quand je m’adresse à des grands chefs, que j’interviens devant un public ou que je m’adresse à la directrice de l’école maternelle, d’être capable de soigner mes paroles. Et soigner ses paroles, c’est soigner l’image que l’on renvoi aux autres. Et ça, j’ai décidé que cela ferait partie de l’éducation que je donne à ma fille.

Tout ça pour dire que les gros mots sont interdits et que le langage familier est lui-même fort peu encouragé dans ma maison. Et quand ça arrive ?

Quand un mot très moche sort de la bouche de ton précieux, tu réagis en général en deux temps.

Tu crois d’abord avoir mal entendu.

Nan, parce que ta merveille à toi qui dit « merde », honnêtement, c’est pas une information facile à appréhender pour ton cerveau de parent. Tu crois à une erreur, après tout, t’es plus tout jeune. Tu peux avoir mal entendu.

Alors tu fais répéter.

Et le précieux répète. Et là c’est super chaud. Ton cerveau sait qu’il n’y a plus de doute. Une partie de lui hurle qu’il faut agir vite. Et une autre partie continue à nier l’évidence, forcément, le choc est rude.

Après, tu réagis.

Quand elle a fait tomber un livre du canapé, elle a lâché un « merde » très reconnaissable. Tout de suite, nous lui avons dit fermement expliqué que ce mot est « très moche » et qu’elle ne doit pas le dire. En revanche, nous lui avons appris le superbe « saperlipopette » qui la fait beaucoup rire (rassures toi, elle connait « mince », « oups » et « zut » aussi !).

Il fallait être fermes, mais pas trop et surtout, lui donner une porte de sortie. Les mots de substitution sont parfaits pour ça parce qu’à la fois ils font oublier le mot premier, et ils évitent de tomber dans le simple « j’ai dit un mot pas beau et c’est pas bien ». Parce que pour le moment, Petite Chérie peut dire n’importe quel mot sans se rendre compte de sa vulgarité. Pour elle, les mots sont juste les mots.

Et un nouveau mot se doit d’être largement utilisé. Comme quand elle a appris « à tout de suite » ou « il fait froid », que nous avons entendu pendant des semaines, en boucle (laisse tomber comme c’était relou !).

Bientôt Petite Chérie rentrera à l’école et tous les parents nous ont prévenus :

 « à l’école tu vas voir, elle va apprendre plein de gros mots ! »

Alors nous maintiendrons la règle de l’interdit absolu. Et nous ferons probablement comme faisaient mes parents : aucun gros mot n’est admis, et si tu as un doute sur un mot nouveau, tu as le droit de le prononcer une fois pour demander si c’est un gros mot. En général mon père nous répondait « ce n’est pas un gros mot mais c’est très familier, mieux vaut que tu ne le dises pas ». Et plus jamais il n’entendait parler du mot en question.

Par ailleurs, nous nous efforçons nous-mêmes d’éviter soigneusement les mots que nous ne voulons pas la voir répéter. Mais c’est parfois difficile. Alors avec Petite Chérie, la règle est claire : il y a des mots que les enfants n’ont pas le droit de dire. Et si elle entend des adultes les prononcer, ça ne lui donne pas pour autant le droit de les prononcer elle aussi (oui, je fais partie de ces gens qui pensent que les enfants sont des enfants, et les adultes des adultes, et qu’à ce titre, les droits et les obligations sont différents pour les uns et pour les autres, mais on aura le loisir d’en reparler !). Comme disent les vieux « elle fera ce qu’elle voudra plus tard ». Mais pour le moment, les gros mots sont rigoureusement interdits.

Je sais que beaucoup de familles utilisent des « défouloirs », par exemple des moments où on peut dire un gros mot, ou des boîtes pour les ranger. Ou même, un concours du pire gros mot, vite fait bien fait. L’idée me fait sourire, j’avoue. Je n’utilise pas ce genre de trucs parce que je veux que l’interdit soit strict et que ce ne soit pas un sujet de rigolade en famille (elle en rira avec ses copains à l’école !).

Mais comme Petite Chérie n’a que 2 ans et demi, on va se ménager une porte de sortie en se disant qu’on avisera en temps et en heure !

Et chez toi, on dit des gros mots ? Nan mais des vrais gros mots je veux dire !! Vas y, profites, c’est le moment de te lâcher !

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01 Juil 2016

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Réactions

  1. M

    Marie 01 Juil 2016 - 1:58 Répondre

    Je suis d’accord avec toi Juliette!
    Le seule problème chez nous c’est d’arriver à nous contrôler. .surtout en voiture!
    Je viens d’une famille où le pire gros mot que disait ma mamzn était « zut », mon père c’était un peu plus fleuri mais quand même raisonnable …je ne sais pas pourquoi je parle comme un camionneur..
    Et pourtant horreur, effroi quand mininous 2 ans et demi à prononcer, ce qui pour moi est presque une ponctuation, le fameux « putain »…au début on le reprenait à chaque fois, il prenait un malin plaisir à le répéter. ..puis sur les conseils de copines on l’a ignoré quand il le disait et hop finit on ne l’entend plus. ..et moi j’essaye de me contenir..
    J’attends la rentrée en maternelle. …
    • J

      Juliette 01 Juil 2016 - 2:13

      Alala ! Moi non plus je ne parle pas très bien sans pouvoir l’expliquer ! Comme quoi l’éducation à ses limites !
      Aller, en septembre on aura sans doute le droit aux fameux « caca boudin » et autres joyeusetés ! Accrochons nous !
  2. T

    Tara B. 03 Juil 2016 - 9:05 Répondre

    Ah oui, les gros mots, je confirme que dès l’école on risque de tomber de son armoire quand on tente depuis la toute petite enfance de leur parler uniquement un langage châtié (je me rappelle ma tête la première fois que j’ai entendu mon fils de trois ans et quelques mois me dire « enc… », j’ai failli tomber à la renverse).
    En général pour les très gros mots on a une réaction assez vive, pas pour le gronder mais pour lui montrer combien le mot est choquant pour nous, et on essaie aussi de classer ce qu’il entend dans des catégories (très gros mot horrible à ne jamais dire même pour rigoler avec les copains (genre « enc… »), gros mots, mots très familiers qu’il peut dire dans la cour d’école mais jamais à la maison ou avec un adulte, mot un peu familier) et on essaie toujours de lui donner un « mot correct » à la place pour dire la même chose. Moyennant quoi on s’en sort pas mal, maintenant notre fils nous demande spontanément sur certains nouveaux mots si c’est le « mot correct » pour dire telle ou telle chose. On n’échappe pas tout à fait à l’emploi de quelques mots familiers (le ouais notamment) mais au global ça marche assez bien…
    • J

      Juliette 03 Juil 2016 - 11:19

      J’ai tellement ri en imaginant la tête que je ferrais si la fille me sortait le même mot que ton fils (ce qui arrivera, je ne me fais aucune illusion !!). Je garde l’idée des catégories !
      Le « ouais », je ne lutterais même pas !
    • T

      Tara B. 03 Juil 2016 - 12:11

      Nous on lutte encore pour le ouais, on sait bien qu’il finira bien par l’employer (ça nous échappe plus que régulièrement à nous, il se fait un malin plaisir de nous reprendre), mais histoire que ça ne devienne pas une habitude tellement ancrée qu’il ne pourra plus s’en défaire (répondre « ouais » au boulot à son chef ça fait pas très chic quand même). Ca marche plus ou moins selon les périodes à dire vrai…
  3. D

    Die Franzoesin 05 Juil 2016 - 11:23 Répondre

    Cet article tombe très bien car ce matin mon petit de 20 mois (20 mois !!) a dit son premier : « merde »… Oui oui… Et le pire : il grandit en Allemagne, dans un contexte allemand, donc la seule et l’unique personne qu’il a ainsi imitée dans son comportement est… Sa maman (moi quoi). Du coup ben je n’ai pas réagi… Mais ce que tu dis sur les différence parents / enfants m’interpelle, et sur les registres de langage aussi (je ne dis pas merde devant mon directeur). bref la prochaine fois je reviendrai sur le sujet 😉 .
    • J

      Juliette 05 Juil 2016 - 12:16

      20 mois ! 😂 J’avoue que j’ai pas de solution miracle, ce matin même j’expliquais encore à ma fille qu’on ne dit pas que papa est au « boulot » parce que c’est moche…
      Oui, je pense que, bien sûr, devant les enfants il faut faire attention à son langage, mais je pense aussi qu’ils peuvent comprendre que ce qui est autorisé pour les adultes ne l’ai pas forcément pour les enfants (et inversement : ma fille se balade en culotte dans notre quartier, je te laisse imaginer si je faisais pareil !)

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