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Un enfant unique, ça risque quoi ?

15 réponses • 6 min • • 07 Avr 2017

En 1950, Françoise Dolto faisait une remarque plutôt surprenante :

« Quand ils grandissent, les enfants uniques sont hyperverbaux et hyposensoriels. Chez eux, la puberté n’arrive pas à se faire. A 15 ou 16 ans, ce sont des sujets d’élite d’un point de vue scolaire mais des êtres nuls du point de vue des échanges humains ».

Comme quoi, on peut avoir eu de grandes idées et avoir également porté des jugements moraux aberrants. Je t’invite à cliquer sur le lien pour mieux comprendre l’étendue de ma consternation : il est question d’enfants plus intelligents que la moyenne mais forcément moins adaptés à la vie en collectivité que les autres, incapables de se défendre et immatures émotionnellement.

Ça fait toujours plaisir à entendre.

Toutefois, le fait est qu’avoir un enfant unique, si cela véhicule un tas d’idées reçues parfaitement insultantes, c’est une situation qui nécessite d’être prise en compte. Comme d’autres parents s’interrogent sur la meilleure manière de permettre à leurs enfants de s’épanouir au sein d’une fratrie, je me demande comment rendre mon enfant unique heureuse. Le sens de la vie de n’importe quel parent quoi !

La socialisation de l’enfant unique

Avec un enfant unique, soyons clairs, la question majeure, c’est la socialisation. L’entrée à l’école maternelle me semble déjà très concrètement combler le besoin de relations sociales d’un petit. Mais ce n’est que mon avis. On peut sans doute ajouter à ces « relations scolaires » les enfants des copains, les enfants des voisins, ceux du square, les cousins, les cousines, les copains de la colonie de vacances, ceux des activités extra-scolaires… bref, un enfant unique est rarement seul au monde quoi. Après, on peut considérer que ce n’est pas suffisant pour son propre enfant mais honnêtement, je ne vois pas comment on peut généraliser ce conseil : soit tu sens que ton enfant a clairement besoin de contact avec d’autres enfants, soit tu le trouves déjà très épanoui comme il est.

Et avant l’école maternelle, je ne parviens trop à me représenter les conséquences de l’absence de fratrie sur un enfant, parce que je ne crois pas que cela ait posé de problème particulier à ma fille : elle n’a pas eu particulièrement de difficulté à trouver sa place dans son école (enfin un peu, mais c’est en réalité parce qu’elle est un peu sauvage et qu’elle n’avait que deux ans et demi, ce qui est un peu jeune à mon sens pour une première rentrée scolaire). Le fait est qu’elle a toujours su se défendre des autres, rire avec eux et même partager. Je ne dis pas qu’elle n’a pas été étonnée, parfois, de découvrir les réactions des autres enfants, comme quand Ryan a mangé de la boue à la récréation et que la maîtresse a râlé et que Ryan a pleuré. Pour ma fille, si tu pleures c’est que tu es triste, et elle n’a pas compris ce qui était triste dans toute cette histoire. Alors elle a passé la soirée à me demander « pourquoi Ryan il a pleuré ? ». Il y a donc peut-être une découvre des autres un peu différente pour les enfants uniques, la découverte du fait que les enfants ne fonctionnent pas comme les adultes et qu’ils sont moins rationnels. Enfin on se comprend : ils sont plus dans l’instinct que les adultes, moins raisonnés. Et encore, ça a été vrai pour Petite Chérie, mais ce n’est peut-être pas vrai pour tous les enfants uniques. Et ce n’est pas une difficulté, juste une découverte.

Par ailleurs, vouloir combler « le vide » (l’absence de fratrie) ne doit pas nous conduire à aller contre le tempérament de nos merveilles. Il y a des solitaires qu’on ne peut pas se permettre d’étouffer sous prétexte qu’il FAUT côtoyer d’autres enfants à tout prix pour être équilibré. Un enfant unique étant évidemment une petite personne avant d’être un enfant unique.

Quant à l’idée de prendre un chien… c’est toi qui vois (moi non).

La fusion avec les parents

Plus que le relationnel avec l’extérieur, la relation parents-enfant est pour moi l’enjeu majeur de l’éducation d’un enfant unique. Ma fille reçoit tout ce que j’ai à donner. À tous les points de vue, que ce soit émotionnel ou matériel. Il n’y a pas de partage, c’est incontestable. Pour autant, je n’ai pas l’impression que ce soit trop, ou étouffant.

[Petit interlude pour te préciser que je ne vais pas me lancer dans un récit sur pourquoi les enfants uniques ne sont pas plus matériellement pourris-gâtés que n’importe quel autre enfant, et que non, nous ne faisons pas de nos enfants des prétentieux qui se croient être le centre du monde, ton intelligence et la mienne se veulent être bien au-dessus de ça. Parce que la transmission des valeurs, dans les familles c’est une autre question, aussi].

Je disais donc que bien qu’elle soit mon seul enfant, je fais attention à ne pas entraver ma fille : son autonomie, ses autres relations sociales, tout ça. C’est sans doute le seul réel danger que je vois à avoir un enfant unique, le fait qu’il puisse concentrer la totalité de mes inquiétudes.

Je ne voudrais pas qu’elle pense qu’elle ne peut pas vivre sa vie parce que ses parents n’ont qu’elle.

Ça n’a l’air de rien, peut-être, mais ce n’est pas si simple parce que la vérité c’est que oui, nous n’avons qu’elle, et oui, notre vie à trois est très fusionnelle, mais comment pourrait-il en être autrement ? Alors sans doute, notre histoire, longue et compliquée, n’aide-t-elle pas du tout à faire autrement, justement, c’est à prendre en compte, mais même sans ça, le fait d’avoir un enfant unique comporte ce risque de l’étouffer. Je trouve ce risque bien fourbe, en plus, parce qu’il est à rebours, c’est-à-dire que sur le moment, la fusion c’est beau à vivre, et ce n’est que plus tard que la dépendance se fait sentir. De mon côté je tente d’ouvrir ma fille au monde, de lui expliquer que souvent elle est heureuse et moi aussi, même si nos joues ne sont pas collées l’une à l’autre. Je crois que j’y parviens à peu près, mais oui, c’est un petit effort.

Enfin voilà mon ressenti de maman de Petite Chérie unique… et je veux bien ton ressenti à toi aussi, que tu n’aies pas de merveille ou que tu en ais douze, tu m’intéresses !

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07 Avr 2017

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Réactions

  1. C

    Camomille 07 Avr 2017 - 11:28 Répondre

    Je trouve ta réflexion très juste et je pense qu’à partie du moment où on a conscience du danger, ce danger est déjà écarté. Ensuite enfant unique ou non, nombreux sont les enfants qui rentrent à l’école sans avoir (encore) de fratrie. Enfin, dans le cas d’une fratrie les dangers ne sont pas les mêmes mais ils existent aussi. Pas évident de trouver sa place après un aîné surdoué, une soeur extravertie ou autre…
    • J

      Juliette 07 Avr 2017 - 4:47

      Oui, clairement, toutes les familles ont leurs propres risques de dysfonctionnement ! Je trouve plus difficile (mais je n’en ai pas l’expérience) de parvenir à permettre à chacun des enfants d’une fratrie de s’épanouir que de rendre un enfant unique heureux, mais ce n’est peut-être qu’une illusion…
  2. D

    Die Franzoesin 07 Avr 2017 - 11:35 Répondre

    J’ai une soeur et mon mari est fils unique alors je vais te donner plutot mon / notre avis d’adultes. Je trouve la phrase que tu cites presque drole et je ne suis pas du tout d’accord avec Francoise Dolto sur ce point (évidemment ?). Mon mari est un etre très sociable et il a plus d’amis que moi, c’est peut etre « juste » un penchant naturel, peut-etre qu il a compensé ainsi son manque de fratrie je ne sais pas, mais en tout cas il est très équilibré de ce coté là. Et pour l’anecdote je suis moins preteuse que lui spontanément (ah, les préjugés…). Avec ses parents il a également une relation équilibrée, différente de la mienne c’est vrai, plus exigente et sans doute plus fusionnelle, mais rien d’handicapant. La seule chose qui lui a pesé et lui pèse aujourd hui, c’est sa solitude face à des parents vieillissants. Mais je suis sure qu’avec un peu d’anticipation (et une bonne épargne) ce n’est rien d’insurmontable. Il existe des livres (en tout cas chez nous en Allemagne) dédiés à l’éducation des enfants uniques et s’il y a peut etre des particularités je ne pense pas qu’elles soient insurmontables ! J’imagine que la plus grosse finalement, c’est de ne pas correspondre au schéma attendu par la société.
    • J

      Juliette 07 Avr 2017 - 4:53

      Le schéma attendu par la société est loin derrière moi, alors on compose sans problème avec ça, même si on s’agace encore de petites remarques parfois… Le fait d’être seul à assumer ses vieux parents est un « argument » qui nous est souvent donné quand on parle de peut-être ne pas avoir de second bébé et finalement nous répondant très exactement ce que tu écris : nous espérons que, peu importe le nombre d’enfants que nous auront, aucun d’eux n’aura à trop se soucier de nous, et, pour ça, nous prendrons un maximum de dispositions (je dois dire quand même que si on regarde, souvent, dans les fratries, seul un enfant « assume » véritablement les parents âgés, bien que ce ne soit pas une généralité).
  3. L

    Lily 07 Avr 2017 - 11:46 Répondre

    Haha, Françoise Dolto 😀
    Super article ! Je m’exprime en tant qu’enfant quasi-unique (deux demi-frères bien plus jeunes que moi du côté de mon père…) : la solitude n’est pas le problème. J’avais des amies à l’école, on dormait les unes chez les autres sans arrêt, je partais en colo, j’avais mes cousins…
    Mon mari est l’aîné de 5 enfants, et il a beaucoup plus de problèmes relationnels que moi ! Fan de livres quand il était petit, il était souvent « relégué » dans un coin avec ses bouquins pendant que ses parents s’occupaient des petits (ça faisait un de moins à gérer)… Comme quoi 😉
    C’est sûr qu’en tant qu’enfant unique on doit apprendre plus tard que les autres à partager, à ne pas être au centre des attentions. Personnellement je me suis pris des baffes en grandissant. C’est la vie.
    Quand à la relation fusionnelle avec les parents, moi je chéris aujourd’hui ces moments que j’ai pu passer avec eux, quasi sur un pied d’égalité parce qu’on ne traite pas un enfant unique comme une fratrie. Et puis sans entraver ma vie sociale (vraiment pas, en y repensant avec recul), je pense que mes parents lui ont apporté quelque-chose. Mes amies d’enfance ont des trémolos dans la voix quand elles me parlent de ma maman : chez nous, pour beaucoup, c’était un havre.
    Bien sûr à l’adolescence il y a peut-être plus de frictions liées à ce côté plus fusionnel. Mais chacun doit devenir adulte quel que soit son contexte familial, n’est ce pas ? Il y a de toute façon un cheminement de l’enfant.
    Bref, c’est fouilli. A titre personnel j’ai voulu plusieurs enfants, pour toutes les raisons classiques (et aussi parce qu’on a pas trop réfléchi)… Mais je ne pense pas qu’être enfant unique soit néfaste, loin très loin de là 😉
    • J

      Juliette 07 Avr 2017 - 4:57

      « Quand à la relation fusionnelle avec les parents, moi je chéris aujourd’hui ces moments que j’ai pu passer avec eux, quasi sur un pied d’égalité parce qu’on ne traite pas un enfant unique comme une fratrie » : si tu savais comme j’aurais voulu écrire cette phrase tant elle me parle en tant que maman, et, plus que tout, mon but ultime serait que ma fille puisse un jour dire une chose pareille.
  4. D

    Ducret 07 Avr 2017 - 1:36 Répondre

    Bonjour,
    Histoire de relativiser 🙂
    Peut-être qu’à l’époque de l’enfant héritier ou de l’enfant roi, les propos de Françoise Dolto étaient moins choquants… Peut-être, peut-être que ce genre de parole a fait qu’aujourd’hui, on se pose la question de la sociabilisation, de la fusion, et d’autres questions sur les enfants uniques et les fratries. Je n’en sais rien, mais j’imagine.

    Le plus drôle, ou en tout cas ce qui me permet (tout à fait personnellement) de relativiser, c’est qu’en vrai nous ne verront les résultats de nos prises de conscience parentales que lorsque nos enfants élèveront leurs enfants. Qu’auront-il retenu ? Que voudront-ils transmettre, ou éviter ? Mystère 🙂

    Comme dit mon homme « En grandissant, ou en ayant des enfants, on comprend mieux ce qu’on considérait comme des erreurs de nos parents. Tant qu’il y a eu de l’amour dans l’éducation, tout peut être pardonné. »

    Au final, enfant unique ou pas, tout est question d’équilibre dans la famille et avec la société dans laquelle on vit.

    Sans remettre en question le statut d’enfant unique (que je ne connais pas), c’est pour moi a l’age adulte qu’il devient intéressant d’avoir des frères et/ou soeur. A l’age ou justement nous sommes parents ou pas, ou nous voyons notre éducation avec un autre regard, et où l’écart d’age de la fratrie n’a plus beaucoup d’impact, il est passionnant et très instructif de comparer les vécus, les ressentis. C’est là que j’ai appris beaucoup à relativiser (j’adore ce mot), en réalisant à quel point on n’avait pas les même parents entre le premier et le dernier, à quel point rien n’est gravé dans le marbre en terme d’éducation, et à quel point le même vécu peut être perçu complètement différemment en fonction de la personnalité.
    Si je peux me permettre une bête comparaison, je déteste regarder seule un film car je veux pouvoir en débattre, en tirer des leçons et d’autres points de vue avec les autres spectateurs. Mon frère et ma soeur sont les autres spectateurs avec qui je discute du film de notre enfance.
    Et puis, ils sont les seuls à comprendre et à pouvoir participer de façon crédible à cet exercice si formateur qu’est la critique des parents 😉

    J’arrête là, car je pourrais débattre des heures à ce sujet 😉
    Bonne journée !

    • o

      oops 11 Avr 2017 - 4:34

      Oh, j’aurais pu écrire ce commentaire ! (à ceci près que le dernier file que j’ai regardé date de quelques semaines avant mon premier accouchement, soit il y a plus de 6 ans…).

      Enfant unique, schéma classique idéalisé (un fils + une fille), ou famille nombreuse (re-composée ou pas), il n’y a que des chemins de vie unique, avec leur paysage unique – ni bon ni mauvais, juste unique !

      Mais j’avoue avoir un tel plaisir dans le partage avec mon frère et surtout ma sœur*, que je pense souvent au futur de mes filles quand elles sont en train de se crêper le chignon… Et je leur dis !!! 😀
      J’ai des copines d’enfance, mais ça n’a rien à voir avec ma sœur : revisiter les souvenirs familiaux, tant pour notre développement personnel (meilleure connaissance de soit) que pour construire ma relation avec chacune de mes filles, c’est juste passionnant, instructif, libérateur…
      Nous n’étions donc pas étonnée de lire ce billet :
      http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Avoir-une-soeur-rend-plus-apte-au-bonheur-3457361

      Mais je n’ai aucun doute qu’on peut tout à fait être 100% épanouit et heureux, quelque soit le contexte familial, social, économique, etc ! 😉

  5. s

    savy 08 Avr 2017 - 9:29 Répondre

    En gros d’après Françoise, tous les chinois nés en 70 sont des êtres sur-intelligents et inadaptés sociaux, incapables de coopérer?
    Démontré par le flop économique de la Chine peut être?
    • J

      Juliette 08 Avr 2017 - 10:25

      J’ai trop pensé à ça aussi !!
  6. C

    Cari 08 Avr 2017 - 11:24 Répondre

    Bonjour ^^ Votre article m’a touchée car j’y retrouve les préoccupations de mes parents 😉

    J’ai bientôt 30ans et je suis fille unique. J’ai connu quelque soucis de maturité du à ma naissance de prématurée et j’ai un peu été surprotéegée par mes parents car j’avais un système immunitairenul et qu’en plus, dès que j’aurai pu sortir et jouer dehors, les « années Marc Dutroux » sont arrivées.

    Ça ne fait pas de moi une handicapée des relations sociales, ni une égoïste finie. Je reste une personne solitaire mais ça ne m’a pas empêchée de m’épanouir, d’avoir des amis qui venait jouer à la maison et quand c’était pas possible, j’ai appris à m’occuper seule.

    J’ai appris à être forte et à mener ma barque. Je suis actuellement aide soignante et mariée.

    Françoise dolto était génial mais si vision des enfants uniques… pardon quoi >.<

    • J

      Juliette 08 Avr 2017 - 11:51

      Pour Dolto, je l’ai citée en précisant bien la date de la citation : dans les années 50, la guerre était finie depuis peu, l’idée était de procréer, tant pour repeupler le pays que pour se prouver que la vie continuait ! Dolto, comme tous les « pédagogues » actuels, était influencée par son époque. C’est un élément qu’on ne devrait pas négliger quand on lit des livres sur l’éducation.
      Pour l’enfant unique, dans une moindre mesure que le votre, notre propre histoire nous pousse aussi à surprotéger notre fille. Nous luttons contre notre envie de la tenir par la main sans cesse pour la laisser vivre sa vie, mais ce n’est clairement pas facile. Notre chance c’est son tempérament de feu, qui nous impose un certain lâcher prise. Alors je comprends parfaitement vos parents ! Et ils semblent avoir fait un joli boulot finalement non ?! 😉
  7. E

    Elo 08 Avr 2017 - 1:27 Répondre

    Merci à Françoise Dolto!Lol Je suis fille unique et j’ai toujours eu beaucoup de copains lorsque j’étais enfant… Alors que j’ai une amie qui a très peu créé de liens avec les autres car ses deux soeurs lui suffisaient amplement. Bref, laissons Mme Dolto dans le passé. Comme tu le dis si bien, les enfants d’aujourd’hui ont de multiples moyens de se faire des amis et d’avoir des copains/copines avec qui jouer. Je voulais revenir sur ton dernier paragraphe et te rassurer un peu. Je suis fille unique, je suis très proche de mes parents. Cela ne m’a pas empêché d’aller faire mes études à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux. Bon, je suis revenue près d’eux maintenant, mais j’ai aussi construit ma propre vie avec un boulot que j’aime, un mari et une petite fille au top. Si tu continues à ouvrir ta fille au monde, il n’y a aucune raison pour qu’elle ne veuille pas le découvrir plus tard. Elle restera sans doute proche de vous (je vous le souhaite) mais ça ne l’empêchera pas de vivre sa vie. Un de mes anciens copains d’école est fils unique et il vit en Chine, loin de ses parents.Donc pas d’inquiétudes !
    • J

      Juliette 08 Avr 2017 - 1:57

      J’espère vraiment qu’elle ne se sentira jamais responsable de nous et que, comme toi, elle vivra sa vie à fond sans s’imaginer qu’on dépérit sans elle… c’est sans doute aussi un travail à faire sur nous-mêmes, qui rejoins celui de tous les parents, que de laisser ses enfants s’éloigner aussi !
      Bref, merci de ton expérience qui prouve une fois de plus que les enfants uniques peuvent parfaitement devenir des adultes heureux !
  8. K

    Kathou 08 Avr 2017 - 9:33 Répondre

    Oui, moi aussi, fille unique et fille de fille unique et petite fille de fille unique, 3 génération et franchement moi pour moi l’amitié à toujours eu beaucoup d’importance. Par contre, mon fils qui lui aussi est fils unique de mon coté ( ils 2 demi-soeur du coté de son père ) avec lesquelles il n’a jamais vécu et il est beaucoup plus réservé. Pourtant j’ai tout fait ( trop peut-être ) pour qu’il ne soit pas souvent tout seul. Je crois que c’est comme tout, y’a des avantages et des inconvénients. Pour ma part, j’ai toujours rêvé d’avoir des frères et soeurs, une grande famille que je n’ai pas eu.Quand au fait d’être accro aux parents. Pour ma part, c’est sur que j’ai un peu surprotégé mon fils mais c’est moi, lui il est parti faire ses études ailleurs, il cherche son autonomie tout autant que les autres, plus peut-être encore, car il a ressenti le besoin de sortir de la fusion…c’est à moi de faire mon travail personnel. Pas facile mais obligatoire !

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