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J’ai essayé l’allaitement : chronique d’un joli ratage…

14 réponses • 5 min • • 08 Jan 2016

J’ai allaité pendant un mois…et c’était déjà énorme. Et oui, l’allaitement, ça ne fonctionne pas à tous les coups…

Avant la naissance de ma merveille, je ne m’étais pas trop posé de questions, j’allais avoir un bébé que, bien entendu, j’allais allaiter.

Le papa voyait l’allaitement d’un très bon œil, bien qu’il ait été informé très rapidement et on ne peut plus clairement que la décision ne lui revenait pas. Pour ma petite personne. Sérieusement, les filles, quel que soit votre choix, il est VOTRE choix et personne, même pas votre moitié-amour-de-votre-vie, ne peut décider que vous devez ou non allaiter. Je suis consternée de voir des jeunes mères allaiter alors qu’elles n’en peuvent plus juste parce que le papa a considéré que c’est meilleur pour son bébé. Alors oui, c’est pas très juste, le papa ne décide pas sur ce coup-là. Mais on va dire que c’est une compensation, au combien raisonnable, eu égard à l’accouchement que lui ne se coltine pas.

On est d’accord.

Une fois l’enfant bénie arrivée, les choses sérieuses ont commencé. En même temps que le baby blues. Allaiter avec un baby blues qui te donne envie de pleurer non-stop, c’est pas la situation idéale d’ailleurs.

D’autant qu’à la maternité j’ai surtout entendu des trucs qui ne m’ont pas DU TOUT réconfortée.

Quelles ont été les remarques si encourageantes du personnel de la maternité ?

Au hasard : « Mais c’est évident que c’est difficile, vous en avez pour 5 à 7 semaines de galère et après ça ira, mais il faut tenir. » Sauf que là, 5 à 7 semaines, pour moi, c’était l’éternité, un puit sans fond, l’infini de l’univers. Insurmontable, quoi. Et puis ce « Il FAUT tenir » : pas le choix, donc.

J’ai aussi eu le droit à : « Moi c’était pas si compliqué, j’ai allaité mes 4 enfants jusqu’à 5 ans chacun et je ne me suis jamais plains ». Donc tu es une psychopathe. Et pédiatre. Respire jeune maman, tu es entre de bonnes mains.

Je te passe l’équipe qui passe le matin pour me dire qu’il me faut impérativement des bouts de seins pour allaiter, ma mère adorée qui court chercher cet indispensable matériel, et l’équipe numéro 2 qui passe l’après-midi et me sort, sérieusement, « Mais qui vous a dit d’utiliser ça, c’est une aberration. » Ah bah génial. Me voilà rassurée…

Mais j’ai tenu bon.

Je me disais qu’une fois à la maison les choses seraient plus simples.

Que j’aurais moins de pression, que je ferais tout comme bon me semble et que nous nagerions dans un océan de bonheur tous les trois.

Mais je me suis trompée.

D’abord parce que le baby blues ne disparait pas par enchantement une fois arrivée chez toi et que donc tu n’as toujours envie de rien, mais aussi parce que j’avais toujours cette impression de ne pas savoir faire. Résultat ? J’allaitais toutes les 30 minutes, pendant 10 minutes (sauf la nuit où la merveille dormait à poings fermés).

Un rythme intenable mais qui te dit que ça n’est pas normal ? PERSONNE !

Même pas la sage-femme qui passe à la maison après l’accouchement et qui me dit que je m’y prends mal. Cette dame, qui me donne des solutions d’un autre âge, qui me parle de tire-lait électrique alors que j’ai déjà l’impression d’être une vache.

Celle qui me parle de la frange dure de la leche league* (qui prône l’allaitement jusqu’à la majorité et l’accouchement au fond des bois – en gros) alors que je sors d’une grossesse plus médicalisée tu meurs. Bref, grosse adéquation entre son discours et mon état quoi !

Et finalement, en allant voir le pédiatre, en lui montrant les heures et les durées des tétées inscrites religieusement sur un petit cahier comme à la maternité, il m’a donné la clé.

Qui était ?

Il a dit « Nan mais à ce rythme il y en une de vous deux qui va craquer, et ce ne sera pas Petite Chérie. » Après, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

Et après encore, il m’a expliqué quel rythme je devais adopter. Il a dit que pour nous, ce ne serait pas à la demande.

Et il a conclu par cette phrase magnifique « je suis pour l’allaitement, je pense que c’est meilleur pour l’enfant. Mais je préfère voir un enfant et une maman sereins et heureux que de les voir s’obstiner dans un allaitement qui ne fonctionne pas. Donc si vous ne le sentez pas, ne vous gâchez pas la vie, ça n’en vaut pas la peine ».

*Depuis j’ai un peu creusé le truc et voici la réalité : la plupart des filles de cette association sont des mamans normales, qui veulent le bien de la maman autant que du bébé. Juste, elles sont fans de l’allaitement. Si toi aussi c’est ton truc (et que toi aussi tu es juste normale – en mieux, hein, mais normale), elles peuvent t’aider, vu qu’elles s’y connaissent super bien. Comme dans n’importe quel microcosme, l’association compte aussi un petit nombre de folles furieuses qui vantent l’allaitement quoi qu’il en coûte.

God bless my pédiatre.

Alors voilà : j’ai allaité un mois, il n’y avait rien d’insurmontable, mais je n’avais juste pas envie. Pour plein de raisons qu’évidemment tu ne vois qu’après coup : le baby blues et l’envie de rien, celle de redevenir soi après une grossesse compliquée, l’énorme pression sociale qui te donne envie de partir en courant, et la découverte de l’allaitement qui s’avère parfois être beaucoup moins simple que dans ton imaginaire.

J’aurais aimé être comme ces filles qui allaitent easy, n’importe où, n’importe quand, mais ce n’était pas le cas.

Et ce n’était pas grave.

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08 Jan 2016

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Réactions

  1. V

    Vanessa 08 Jan 2016 - 11:11 Répondre

    Je me reconnais un peu!
    J ai allaiter un mois pour mes 2 garçons et pour moi,c est un véritable exploit!
    Pour le 1er, tout le monde dit en effet que c est trop génial pour le bébé et la maman. Bon tu connais pas, tu te dis ok!
    A peine né et déjà la première tétée… Comment dire que j avais l impression qu il m aspirait tout ce qui était à l intérieur de mon corps et qui sortait par ce minuscule trou de téton! Une sensation horrible pour ma part et qui me faisait très très mal. Manque de bol, bébé était un véritable glouton… Alors des le début j ai eu de véritables crevasses ou même les meilleures crèmes ne soigner plus.
    J ai donc essayer le tire lait. Mis à pars que je me sentais 100% charolaise, cela me faisait beaucoup moins mal et je voyais enfin ce que bébé buvais. J ai tenu dc 1 mois apres j en ai eu trop marre.
    Pour bébé numéro 2, j étais pas folle de joie à l idée d allaiter mais comme c est pour leur bien, je m y suis prise autrement. A pars les 3 jours à la clinique où j avais toujours cette impression qu un mangemort sorti tout droit de poudlard aspirer mon âme, à la maison, j ai été chercher mon tire lait et ca c est beaucoup mieux passé mais j ai qd même pas tenu plus d un mois…. J avoue aussi que c était les vacances et que l apéro me tendait les bras….
    • J

      Juliette 08 Jan 2016 - 4:45

      L’apéro ! Trop tentant !
      Tu as fait exactement ce qu’il faut faire : ce qu’on veut, aussi longtemps qu’on le veut !
      (du coup, pour ton 3ème ?…)
  2. p

    pauline 08 Jan 2016 - 2:46 Répondre

    je me retrouve dans certaines parties de ton histoire. Je voulais absolument allaité, pour moi c’était une évidence, mais bébé était un petit poids et téter lui demander beaucoup d’effort, il fallait donc beaucoup le stimuler car il s’endormait tout le temps. Les tété duraient 1h et je devais lui proposait toutes les 2h, il dormait sur des périodes très courtes. Pour ces 2 semaines, j’ai craqué, c’est mon mari qui m’a sorti du lit et mis sous la douche, je n’arrivais plus à rien faire. J’ai alors commencé à tirer mon lait pour lui donner au biberon la nuit. Et progressivement, sans qu’on s’en rende compte, il n’arrivait plus à se rassasier au sein, il est devenu feignant…
    J’ai cru ne pas avoir assez de lait, mais en fait j’en produisait plus qu’il ne lui en fallait! Je tirais de plus en plus pour lui donner au biberon et il a eu de moins en moins mes seins. Toujours un petit dormeur, je n’avais pas le temps de tirer assez dans la journée, j’ai connu des engorgements ultra douloureux, j’ai alors décidé de le sevrer progressivement de mon lait pour arrêter de m’infliger de telles douleurs. Il a été sevré un peu avant ses 2 mois.
    Je regrette l’introduction du biberon, j’aurais du utiliser un système qui allait moins le perturber, mais comme pour toi, le principe de à la demande ne m’a pas du tout aidé, je ne vivais plus.
    Et effectivement, les pro-allaitantes n’ont pas été d’un grand soutient quand je galérais, comme si ça m’éclatait de donner le sein, le biberon avec mon lait et de tirer ou avec des discours ultra culpabilisant et dans le jugement.
    Pour le 2ème, je ré-essayerais et ferait de mon mieux car c’est ce qui compte.
    • J

      Juliette 08 Jan 2016 - 4:50

      J’avoue que depuis, j’ai rencontré des mamans, très branchées allaitement, qui m’ont expliqué un tas de choses que j’ignorais (il faut dire que pour moi chaque tétée était une contrainte).
      J’imagine aisément que la fatigue + le bébé petit mangeur + le stress du 1er bébé + la douleur, ça fait un cocktail détonant !
  3. C

    Carolina 08 Jan 2016 - 6:32 Répondre

    Je suis désolée que tu n’y es pas arrivé mais ton médecin a eu raison de te dire d’arrêter vu comment tu n’étais pas bien.
    A la maternité j’avais eu droit à une sage-femme qui m’avait vachement stressée. J’étais plutôt sereine, mon bébé prenais bien le sein mais elle est venue me dire que je m’y prenais mal, que mon bébé ne tétais pas et elle l’a « harcelé » pour qu’il mange alors que j’arrêtais pas de lui dire « mais il vient seulement de manger il n’a peut être plus faimz… Heureusement juste après j’ai eu une autre puéricultrice qui m’a rassurée et qui m’a dit que ça se passait bien.
    Je trouve ça tellement dommage de « rater » son allaitement à cause des professionnelles qui donnent les mauvais conseils…

    Mais comme tu dis, ce n’est pas grave. L’important est que toi comme ton bébé alliez bien et ce n’est pas la façon de le nourrir qui va changer les choses!

    • J

      Juliette 10 Jan 2016 - 11:14

      C’est tout à fait ça : pas grave mais dommage !
      Je vais quand même nuancer un peu, ce n’est pas à cause des professionnels qu’un allaitement ne fonctionne pas, c’est un cumul de choses qui font que. Mais la prochaine fois je retente !
  4. B

    Barbara 11 Jan 2016 - 1:46 Répondre

    Le problème c est que dans notre société on n a pas trop d exemples de Mamans allaitantes à suivre. C est dommage. Ma belle famille vient d Afrique et tout ca se transmet. Du coup moi j ai vu mes belles sœurs allaiter pendant longtemps et mon allaitement a été tout naturel car je savais comment m y prendre. Ça me fait de la peine de voir des mamans désireuses de le faire ne pas y arriver par manque de conseils bienveillants .
    • J

      Juliette 13 Jan 2016 - 10:47

      C’est tout à fait ça ! On manque d’exemples, de contacts, de soutien !
  5. F

    Fanny 11 Jan 2016 - 6:28 Répondre

    Ça déculpabilise de lire vos témoignages. Pareil pour moi allaiter était une évidence, bah oui la nature l’a prévu alors pourquoi se poser la question?!
    Sauf que je n’ai jamais pris plaisir à donner le sein à fille. Je pensais que c’étaient les douleurs du début qui m’en empêchaient, sauf que même une fois ces douleurs disparues je n’ai jamais ressenti cette fameuse fusion dont parlent tellement de femmes! Mais pour « faire bien » je me suis forcée, avec pour objectif de tenir au moins 3 mois. Sauf qu’au bout de 7 semaines je redoutais tellement les heures de tétées (et mon mari ayant marre de me voir grogner à chaque fois que ma pauvre puce se manifestait pour manger!) qu’on a décidé de passer au lait infantile au biberon. Et depuis tout va beaucoup mieux,bizarrement c’est seulement depuis là que je prends plaisir a nourrir ma fille (qui a maintenant 3 mois et demi et n’a soit dit en passant jamais eu l’air contrariée de ne plus pouvoir jouer au petit veau avec maman 😉 )
    Comme quoi chacune fait comme elle le sent, ton pédiatre a vraiment eu raison!
    • J

      Juliette 13 Jan 2016 - 10:55

      C’est la règle universelle : faire comme on le sent le mieux ! Mais c’est vrai qu’avec le recul, c’est presque dommage d’abord de se forcer, ensuite de passer à côté d’un allaitement que l’on voulait à la base.
      L’essentiel c’est que ta puce et toi ailliez mieux !
  6. L

    Loïs 09 Avr 2016 - 10:11 Répondre

    Olala, pardon mais c’est pas parce qu’on allaite ses enfants jusqu’à 5 ans qu’on est psychopathe. C’est chouette de vouloir cesser les préjugés sur l’allaitement mais ça ne veut pas dire qu’on n’en a pas non plus 😉
    Par contre, l’aberration des conseils du personnel médical … Une hécatombe qui a lieu dans toutes les maternités … Par des gens qui sont censés s’y connaitre mais qui promulguent en fait leurs conseils (de leurs a priori personnels version Mr Tout le monde) en étant persuadés de leur divinité … Ça m’énerve tellement !!!! Ils devraient vraiment être formés pour soutenir et la maman qui fait le choix de donner le biberon, et celle qui choisit d’allaiter, mais que dans tous les cas elles soient bien accompagnées !! (Oui c’est un sujet sensible pour moi lol).
    Bon, ça fait 1h30 que je lis votre blog, c’est l’heure du dodo 😉
    • J

      Juliette 11 Avr 2016 - 2:20

      Le truc, ce n’est pas tellement de savoir si cette pédiatre était ou non une psychopathe, mais c’est son discours : si tu veux aider une maman désœuvrée, lui dire que tu as allaité tes 4 enfants pendant 5 ans (ou l’inverse, j’ai un doute !), c’est juste lui faire super peur. Toujours la même histoire de l’accompagnement qui se joue aussi, et surtout en fait, sur l’adaptation de tes conseils à ton public. Une maman qui galère, elle doit prendre les choses au jour le jour. Les gens qui te parlent à long terme alors que ton bébé a 2 jours et que tu as envie de tout laisser tomber, là, tout de suite, ils n’ont rien compris.
      Et sinon oui, j’avoue, allaiter jusqu’à 5 ans ça me fait bizarre : si je croise une maman qui le fait, je me dis « libre à elle », mais ce n’est pas quelque chose que moi, je ferais. On est parfaitement dans le sujet de l’allaitement, là, non ? Faire ce qui nous semble le mieux et laisser les autres faire également ?
      Et finalement, on est bien d’accord sur le principal toi et moi : c’est l’accompagnement qui doit primer, et pour ça, notre pays est clairement à la ramasse !
  7. J

    Julie 21 Avr 2016 - 12:17 Répondre

    Bon bah voilà, nous y sommes. Choupinette à 13 jours. J’ai voulu essayer et je l’ai fait. J’ai voulu essayer… Et j’ai arrêté. Trop mal, elle ne prenait presque rien (pesée avant/après la tétée = + 20 grammes) donc obligée de lui donner des biberons de complément et malgré ça une reprise de poids insuffisante. Sentant arriver le baby blues à grand pas – une soirée à pleurer avec ou sans raison (tout pareil que pour numéro 1) j’ai regardé le papa et je lui ai proposé de la passer au biberon. La réponse ne s’est pas faite attendre : oui, si ça ne va pas mieux c’est plus simple de la passer au biberon, au moins on saura ce qu’elle prend.
    Donc voilà. Choupinette est passée au biberon.
    Choupinette qui ne se réveillait JAMAIS pour réclamer à manger (tu as bien lu, en 11 jours elle n’avait pas reclamé une seule fois un repas – si tu te dis « trop bien un bébé qui ne pleure pas ! » … pas du tout, c’est super stressant quand il ne reprends pas de poids.) commence à le faire et accessoirement elle reprend du poids aussi.
    Reste plus qu’à me dépatouiller avec la lactation maintenant (si certaines ont des solutions efficaces je prends !).
    • J

      Juliette 21 Avr 2016 - 3:12

      Petite Chérie n’a jamais rien réclamé non plus, ni pendant l’allaitement, ni après : niveau de stress maximum !
      L’important ce n’est pas de savoir si tu allaites ou non, c’est de savoir si tu vas bien ou non ! Alors bon courage pour la suite, et je laisse le soin aux mamans compétentes de t’aider sur la question de la lactation (je ne vois même pas de quoi tu parles… Joana ? Au secours !!!)

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