Baby Factory
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Mode enfantine, éthique et responsabilité sociétale

12 réponses • 6 min • • 08 Juin 2017

J’ai déjà parlé des zoos qui n’ont clairement pas leur place dans les valeurs que je veux transmettre à Petite Chérie. J’avais un peu la trouille d’en parler sur Baby Factory, parce que je sais que beaucoup de gens pensent la même chose sans aller jusqu’à ne plus y aller, et que je ne voulais pas donner l’impression de porter un jugement. Disons le carrément : chacun est libre de faire ce que bon lui semble. Je ne pense pas « mais quelle criminelle-tueuse-de-girafe » à chaque fois qu’une copine me raconte son dimanche au zoo.

Quoique maintenant elles vont sans doute être moins nombreuses à me raconter du coup…

Enfin bref.

J’ai aussi d’autres combats.

Sans compter la suppression de toute espèce de calorie dans le Nutella et la semaine de 3 jours, je veux dire. Et parmi les trucs inacceptables, il y a le travail des enfants et, plus généralement, les conditions de travail dégradantes voire carrément inhumaines. Ce sujet me touche parce que, pour être complètement honnête, quand j’y pense, je pense à ma fille. Je sais que des enfants de son âge travaillent, ailleurs dans le monde, et ça me donne le tournis. Alors je refuse qu’elle porte des vêtements pour la production desquels on a traité des enfants, et même des adultes comme je ne voudrais pas que nous soyons traités. Et pareil pour mes vêtements à moi. Alors voilà, je n’achète pas chez des marques qui ne font pas ce qu’elles devraient. Pour la faire courte, je ne vais pas chez H et M, Zara ou Gap pour ma fille (ni pour moi, mais tu auras noté que le sujet de Baby Factory, c’est quand même plus nos merveilles que moi !).

L’effort principal dans ma démarche consiste à se renseigner.

Pour ça je consulte les chartes déontologiques, qui disent beaucoup. Au hasard, certains grands groupes de l’habillement, expliquent dans leurs chartes déontologiques que c’est pas leur faute, tu comprends, ce sont les sous-traitants qui font travailler les petits enfants venus de pays en guerre. Et que si, par le plus grand des hasards, ils en étaient informés, ils feraient ce qu’il faut, non pas pour que cela cesse, mais pour que la situation s’améliore. En gros.

La plupart des marques se cachent derrière la mise en place d’audits ponctuels mais cela ne me semble pas suffisant : quand on choisit délibérément de produire dans des pays dont la règlementation du travail est minimale, on a une responsabilité envers les ouvriers, et cette responsabilité passe par un contrôle permanent (un projet de loi sur le devoir de vigilance est en cours actuellement, à suivre, donc).

Et je te passe les marques qui s’amusent à refuser les femmes enceintes dans leurs usines ou qui te rappellent que si les salaires sont bas, c’est pas leur faute, vu que ce ne sont pas eux qui emploient directement les ouvriers (la marque en question prévoit quand même une « feuille de route » qui a pour ambition de fixer un « salaire juste », qui « couvre les besoins élémentaires des ouvriers »… des fois qu’on voudrait juste les payer un peu trop, hein). Moi, ça, je peux pas. Je ne peux pas leur faire ça. Et je ne peux pas me faire ça.

D’autant que des marques qui te disent plutôt ça :

Et bien ça existe aussi. Alors à choisir…

Et de manière plus basique, un t.shirt fabriqué en France où le droit du travail existe, m’intéresse plus qu’un t.shirt produit au Vietnam où le droit du travail est respecté quand on en a envie. La provenance doit, à mon sens, être corrélée au prix : quand une grande marque de sport propose des sacs à dos à 3 euros, fabriqués au Bangladesh, j’ai le sourcil qui se lève : dois-je encore faire semblant de croire que ce prix permet de rémunérer correctement ceux qui sont au début de la chaîne ? Au pire je n’achète pas, au mieux je tape le nom de la marque sur internet, pour voir.

Il est question de moraliser sa propre conduite : c’est ça aussi la responsabilité sociétale.

On peut m’objecter tout un tas de choses (que les prix bas sont indispensables aux plus pauvres,  que de ne pas acheter, c’est empêcher les travailleurs pauvres du bout du monde d’obtenir un salaire pour vivre…), mais cet article étant déjà un peu longuet, je te laisse lire les réponses du collectif « éthique sur étiquette », qui répond aux 10 excuses données par les marques pour ne pas assurer un salaire décent aux ouvriers.

Il n’y a que le consommateur qui soit en capacité de rendre la vie des autres meilleure. Si chacun n’apporte pas sa pierre, on va continuer de sacrifier une partie d’entre nous. Parce que si on parle de responsabilité éthique des marques, cette responsabilité nous incombe à tous je crois. Et je sais que mon discours paraît moralisateur et peut mettre mal à l’aise mais j’y crois pour de vrai et, puisque je crois que chacun de nous peut changer les choses, je crois aussi que chacun est responsable de sa propre culpabilité. Ou pas d’ailleurs, on a parfaitement le droit de dire qu’on s’en moque ou même qu’on ne s’en moque pas mais qu’on n’a pas envie de faire d’effort. Évidemment que j’ai un avis, et même un jugement – soyons sérieux – quant à ce genre de comportement, mais je ne pense pas qu’il me revienne de dire à qui que ce soit « Enlala ! Ta merveille est habillée en Zara, t’es trop un esclavagiste, c’est mal ! ». Par contre quand le sujet vient sur le tapis, j’explique pourquoi je ne fréquente pas cette boutique.

Et la culpabilité, je la porte aussi sur d’autres points, ne va pas croire que je sois irréprochable. Par exemple, je ne cherche pas à acheter des marques sans impact environnemental. Je sais que c’est important, pourtant, mais ça me touche sans doute un peu moins, ou, en tout cas, j’y suis moins attachée. Alors tu vois, loin de moi l’idée de faire la morale à qui que ce soit (ceci dit, si, après m’avoir lue, tu jettes un coup d’œil aux étiquettes, c’est cool aussi hein !).

Un avis sur le sujet ? Des astuces, des marques responsables à faire connaître : fais toi plaisir, les commentaires sont à toi !

 

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08 Juin 2017

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Réactions

  1. S

    Sonia 08 Juin 2017 - 11:03 Répondre

    Je suis bien d’accord avec toi, mais c’est vrai que je ne prends pas toujours le temps de me renseigner sur les marques et que j’essaye d’éviter certaines enseignes (dont zara)… J’essaye pas mal d’acheter en seconde main… Et pour les belles marques (type mymoumout (entre France et Portugal)) en braderie (mais ça reste un budget), je vais rester attentive aux commentaires de tes lecteurs pour avoir des idées de marques vers lesquelles regarder. Et attendre les soldes sur le site que tu propose ;). Bonne journée.
    • J

      Juliette 08 Juin 2017 - 11:35

      Je suis bien d’accord sur le fait que si, sur le fond, on est de toute façon tous d’accord (je pense !), sur la mise en application c’est plus compliqué parce que ça demande des efforts assez importants finalement…
      J’espère aussi avoir les bons plans des lecteurs !
  2. L

    Lily 08 Juin 2017 - 12:15 Répondre

    Ton article m’interpelle ! J’ai tendance à me voiler la face en la matière (ne pas penser aux enfants dans les usines, ou aux enfants qui ont faim parce que maman bosse 15h par jour mais ne ramène pas assez à manger…). Mais ça fait plusieurs fois que je pense à envisager une nouvelle manière de consommer les vêtements sans passer à l’acte.
    Quitte à les payer plus cher et à en acheter moins (une évolution naturelle, sans doute, quand on prend de l’âge !) autant aller vers des marques qui respectent les travailleurs, et qui produisent de ce côté du globe (je suis choquée de découvrir sur ton lien que le coût de la main d’œuvre est de 1 à 3% du coût total du vêtement !)…
    Quant à mes enfants, ils récupèrent beaucoup de vêtements des cousins, donc quand je leur en achète, c’est surtout pour me faire plaisir (le look « street style » des cousins, je m’en lasse !). Ta démarche semble très indiquée dans ce cas de figure.
    Merci pour les liens. Jusqu’à présent je ne faisais pas du tout attention à cette dimension éthique dans les achats, je vais y veiller pour les soldes 😉
    • L

      Lily 08 Juin 2017 - 12:19

      Ah du coup désolée, j’ai pas de conseils de marque ! Mais je viens de voir que Boden, par exemple, a une politique éthique qui semble solide (?)… Il me fallait bien cette excuse pour céder à leurs tee-shirts enfants à 30 euros 😉
    • J

      Juliette 08 Juin 2017 - 1:53

      Apres je comprends que tout le monde ne se lance pas dans un tri radical des marques qu’il achète, parce que c’est assez contraignant, c’est certain, mais la démarche peut être engagée à petits pas je pense.
      Pour moi l’important c’est surtout de convaincre les gens du fait qu’on joue tous un rôle, que nous ne sommes pas noyés dans la masse et que notre manière de consommer fait aussi partie de l’éducation que nous voulons donner à nos enfants. Petit à petit je suis sure qu’on va partir à trouver le bon mode de consommation !
      (Merci d’avoir jeté un coup aux liens ! J’en ai mis beaucoup !)
  3. C

    Cyrielle 08 Juin 2017 - 1:25 Répondre

    Je salue l’initiative d’un tel article (tout comme pour le zoo). Informer, informer, informer… répéter et encore répéter, pour que les consciences s’éveillent, que les gens sachent ! Je pense qu’il y a nombre de personnes bien intentionnées (ou tout du moins pas forcément malveillantes) qui ne savent pas. Alors certes on se doute bien qu’un T-shirt acheté 10 balles n’est pas en coton bio d’une petite marque française éthique, mais tant qu’on ne fouille pas, on ne peut pas deviner l’enfer qui se cache derrière ces prix dérisoires. Du coup, je trouve formidable que des personnes comme vous relaient l’information. Personnellement, je couds tous les vêtements de ma p’tite chérie à moi (par contre, j’ai le souci de savoir d’où viennent les tissus que j’achète !). Quand je vois le prix des tissus (et pas ceux de chez Iké* on est bien d’accord), du matos, des patrons (des petits créateurs on est bien d’accord bis), et le temps que j’y passe, les prix de H&*, Zar* and co me font halluciner ! Cette situation est tellement insupportable. Du coup, j’ai fait le choix d’agir via ma consommation. Si on prend du recul, on achète beaucoup, beaucoup trop de vêtements. Suffirait qu’on décide de donner un grand coup de pied dans la fourmilière, de refuser de participer à cette mondialisation effrénée, et d’acheter avec parcimonie dans des enseignes éthiques (certes beaucoup plus chère, mais hé, chacun a le droit de gagner correctement sa vie), sans forcément plomber le budget (car en achetant moins, ah !). J’avoue que depuis 3 ans, j’ai commencé à m’intéresser aux « coulisses » du monde : le monde animal, l’environnement, les pesticides, les perturbateurs endocriniens, la mode, les déchets…. Quel boulot !!! Ça en donne le tournis. Alors allons-y petit à petit pour que nos efforts deviennent une saine routine sans contrainte, et c’est grâce à vos blogs que pas à pas, j’améliore mon quotidien, et celui des autres 😉
    • J

      Juliette 08 Juin 2017 - 1:48

      Déjà, mille fois merci de cet accueil (je suis un peu sur un fil : je veux partager sans donner l’impression de faire la morale, alors c’est agréable de voir que ce n’est pas perçu négativement). Ensuite, je te rejoins sur le fait que la décision de faire attention s’accompagne d’une baisse de la consommation, presque de fait…
  4. W

    Weena 08 Juin 2017 - 2:16 Répondre

    Je suis dans la même démarche que toi (un peu moins pour les zoos, mais je les sélectionne avec soin) concernant les vêtements enfants. Pour l’instant, j’achète principalement du seconde main sur des sites comme patatam (la flemme de fouiller en vide-grenier), car je n’arrive pas à trouver d’information fiable sur des marques enfants éthique sympa (oui, parce que bon le t-shirt uni à 25€, même en coton bio, ça fait pas rêver).
    J’aime bien la marque Coq-en-pate qui a t-shirt mignon en coton bio mais le prix ne m’a pas encore permis de sauter le pas …
    • J

      Juliette 08 Juin 2017 - 2:37

      Je vais essayer de faire un article avec des liens vers des marques éthiques. Apres il est vrai que je mets plus cher dans les vêtements de ma fille qu’avant, mais aussi que j’achète beaucoup moins, du coup au final mon budget est similaire à mon ancien budget.
  5. R

    Roxane 08 Juin 2017 - 10:01 Répondre

    Merci pour cet article. De mon côté, je suis particulièrement sensible à l’impact environnemental, du coup, j’utilise à fond les dépôts vente ,sinon, je couds beaucoup pour Bébé, c’est du sur mesure, et j’essaie d’acheter du tissu bio dans une petite mercerie bretonne.
  6. C

    Camille 25 Juin 2017 - 10:35 Répondre

    Bonsoir,
    Je suis depuis quelques temps maintenant votre blog. Je salue l’idée d’être pourvoyeuse de questionnement et l’intérêt d’interpeler sur certains sujets qui parfois font partis de notre quotidien et ne nous font donc même plus réfléchir…
    Concernant ce sujet, il fait parti des positions que j’ai révisées en devenant maman ( avec les couches ça a été un de mes plus grands questionnement).
    Étant à la base dans l’idée que tout peut avoir une seconde vie, j’ai beaucoup récupéré de vêtements, en ai acheté en brocante… Et malgré tout, on a aussi envie d’avoir des choses « spéciales ». C’est comme ça que je me suis penché sur la question.
    En gros, il n’y a pas 36 possibilités ( j’habite au fin fond de la Dordogne). Pour le quotidien je vais chez obaibi okaidi et Jacadi. Ils se sont engagé dans la charte idgroup et plus particulièrement idkid ( je vous laisse voire ça sur leur site, on y trouve aussi Oxybul par exemple)
    Pour les plaisirs qui attendent les soldes j’aime beaucoup la queue du chat.
    Et sinon on trouve des boutiques qui nous mettent en relation avec des artisans en ligne genre etsy et certains sites proposent des marques engagées comme brindille, bébé au naturel ou Greenweez.
    Voilà pour mes adresses!
    Si ça peut servir à d’autre…
    • J

      Juliette 26 Juin 2017 - 9:31

      Merci pour tout : les bonnes adresses et le compliment qui nous touche beaucoup !
      Je note toutes les adresses pour un post recap’ bientôt !

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