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« Il fait tout ça son papa ? T’as trop de chance ! »

52 réponses • 5 min • • 07 Oct 2016

Le papa de Petite Chérie se lève à 5 heures du matin pour être tôt au travail et pouvoir aller chercher sa fille à l’école. Il est ensuite seul avec elle jusqu’à 20 heures. Il joue, chante, donne la douche, la fait dîner, et, parfois, gère le coucher.

Quand elle est malade on voit lequel de nous deux est le plus disponible et si c’est lui, il se coltine le pédiatre, la pharmacie et l’enfant malade.

Il signe le cahier de correspondance de l’école aussi. Et il va au baby hand-ball le samedi matin.

Voilà son papa.

On me dit régulièrement que « j’ai de la chance ». J’ai de la chance, vraiment ? Moi je ne crois pas. Je crois que c’est l’homme et le fonctionnement que j’ai choisis. Pas folle, la guêpe.

Est-ce une chance ou est-ce normal ?

« Mon mari va chercher les enfants à l’école, il est formidable ! », « Je suis rentrée il avait préparé le dîner, il m’aide vraiment beaucoup ! »…

Est-ce que tu trouves VRAIMENT que d’aller chercher tes propres enfants à l’école, ça fait de toi quelqu’un de formidable ? Tu trouves que ceux qui se préparent eux-mêmes de quoi dîner sont altruistes et serviables ? VRAIMENT ? Tu connais quelqu’un qui s’est vu décerner une médaille pour avoir fait faire leurs devoirs à ses enfants ?

Donc, qu’un papa s’occupe de ses enfants, c’est juste normal. Autant qu’une maman qui s’occupe de ses enfants, en fait.

Après, ne pas avoir épousé quelqu’un qui pense que tu es Cendrillon, c’est cool, c’est clair, mais ce n’est pas une chance.

Crée-t-on sa propre chance ?

Avant toute chose, on a le mari qu’on s’est choisi. Et sur ce point, personne ne peut rien pour nous.

Ensuite, je vais sembler désagréable (alors qu’en vrai pas du tout !!), mais je considère que les gens prennent globalement la place qu’on leur laisse.

Par exemple, le papa de Petite Chérie ne s’occupe pas de ses vêtements. C’est moi qui choisis les tenues de ma fille. Et les rares fois où il a acheté seul des chaussures ou des vêtements, j’ai sauté au plafond : il est clair que c’est ma chasse gardée. Je ne cède pas de terrain, alors il ne fait pas.

Et ça fonctionne comme ça chez tout le monde, plus ou moins consciemment. Si tu accoures dès que la crèche appelle pour dire que ton précieux est malade, pourquoi son papa devrait-il faire de même ? Tu prends la place.

Pareil quand tu trouves que c’est mieux fait si c’est toi qui fait. Et que donc, tu préfères faire toi-même.

Souvent, sans qu’on s’en rende bien compte, ce sont (en partie seulement hein, faut pas pousser !) les femmes qui contribuent à une mécanique dans laquelle la mère assume davantage les tâches « ménagères » et assument aussi davantage ce qui concerne les enfants.

Il me semble que les mentalités féminines doivent changer pour que la situation générale change.

Et ça passe par les comportements :

Si tu dis « Je n’ai pas le temps, tu peux passer l’aspirateur s’il te plait ? », tu demandes à l’homme de te rendre service. Erreur. Il ne te rend pas service. Ta formulation induit l’idée que passer l’aspirateur ne lui incombe pas de fait.

Et c’est pareil pour les enfants.

Tente un truc : la prochaine fois qu’il y a un truc à faire, genre aller acheter un bonnet, remplir une feuille pour l’école ou aller chez le pédiatre, ne demande rien. Tu diras « Ah au fait ! Il faut qu’on remplisse le cahier de correspondance de la merveille ce soir ». Tu sors le cahier et tu le laisse posé là. Et tu attends (sans montrer que tu attends, bien évidemment). Au pire il ne lève pas le petit doigt  et tu pourras réitérer l’expérience, parce que c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et au mieux, tu auras intrigué ton homme qui aura jeté un coup d’œil au dit cahier (« Pourquoi elle me dit ca ? C’est louche ! »). Et on prend vite de nouvelles habitudes…

Ce qui nous amène à la troisième question…

Pour qui est-ce une chance ?

Lorsqu’un papa s’occupe de ses enfants, il le fait pour eux et pour lui. Il construit sa relation.

Personne ne peut le faire pour eux.

Mais est-ce qu’une relation passe forcément par ce genre de trucs ?

Les mamans qui râlent que le papa ne passe pas suffisamment de temps avec leurs enfants se trompent de combat : chacun établit ses propres règles du jeu. Les enfants s’accommoderont de la place que chaque parent prendra.

Ils ne seront pas traumatisés. Tu connais des enfants traumatisés d’avoir eu un papa qui n’allait pas au parc avec eux ? Non. C’est un raisonnement d’adulte que de penser le contraire. On peut être un super papa sans avoir jamais changé une couche ou mis un pied chez le pédiatre ou à l’école.

Par exemple, un papa qui, juste, emmènera ses enfants à la piscine une fois par semaine et qui dinera avec eux chaque soir, sans rien faire d’autre, pourra être un papa au top pour ses enfants. Parce qu’on peut construire quelque chose avec peu.

Alors, si ce n’est pas spécialement une chance pour maman, et pas spécialement une chance pour les merveilles, un papa qui s’occupe beaucoup de ses enfants est peut-être finalement juste une chance pour lui-même.

Et toi ? Il fait quoi ton mari ? (si tu es un papa, je te supplie de laisser un commentaire pour me dire ce que tu penses de tout ça !)

Être maman prend du temps, on publie quand on peut. Le mieux, pour te tenir au courant de la publication d'un nouvel article, c'est de nous donner ton mail dans le petit espace, là, tout en-bas. Tu peux aussi nous suivre sur Facebook, et dans ce cas c'est sans garantie que nos dernières tribulations apparaissent dans ton feed – mais on s'y marre bien quand même.

07 Oct 2016

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Réactions

  1. a

    aaah c'est dur d'être maman 07 Oct 2016 - 10:49 Répondre

    J’adooore ton article. C’est trop vrai. J’entends ca à longueur d’année. Mon chéri est un papa formidable qui s’occupe de ses enfants et on me dit t’as de la chance.
    Lui ca le gonfle prodigieusement car l’école n’appelle que moi quand ils sont malades et les amis/famille ne demandent qu’à moi si nos enfants aiment ou pas tel ou tel plat (même sa mère) alors qu’il est autant capable de répondre et que celui qui récupère l’enfant est celui qui le peut professionnellement (et ce n’est pas toujours moi, au contraire !).
    Laissez de la place aux papas !!
    • J

      Juliette 07 Oct 2016 - 11:43

      C’est clair que la société en général a du mal à reconnaître aux papas la même place qu’aux mamans ! Disons que c’est leur combat à eux de dire « moi je sais ce que mange ma merveille ! » et de s’imposer ! Aller les gars !
  2. M

    Muriel S. 07 Oct 2016 - 10:49 Répondre

    Tout à fait d’accord avec ton article ! La place du papa est celle qu’on veut bien lui donner mais aussi celle qu’il veut bien prendre !
    Chez nous, le papa a mis un point d’honneur, avant que poupette arrive, à ce que les taches soient réparties équitablement…c’est presque too much parfois pour moi…juste un exemple, l’achat des vêtements : au début, il m’avait dit que j’étais chef des vêtements. Youhou ! on a une fille, c’est la fête ! Mais en fait, j’avais pas bien compris…je suis la chef pour dire ce qu’il manque mais pas pour acheter tout ! Je dis ce qu’il manque et soit on fait les achats ensemble pour qu’il donne son avis, soit on achète chacun de notre coté (s’il manque 2 t-shirts, on achète chacun un t-shirt)…tu la vois ma frustration ?! lol WTF ?! un papa qui veut donner son avis sur les vêtements ?! Là, t’as trop envie de lui dire, c’est MON domaine lol
    Du coup, je ne dis rien, il se débrouille pour voir ce qu’il manque et moi, j’achète ce que je veux, mouahaha…
    Bon en dehors de ça, il y a toujours eu répartition des biberons, des levers la nuit, il prend assez facilement ses jours enfants malades pour garder la puce, il se dévoue pour dormir dans sa chambre quand elle est vraiment malade…je ne considère pas ça comme de la chance parce que comme tu le dis, je sais vers quoi j’allais en choisissant CET homme !
    • J

      Juliette 07 Oct 2016 - 11:45

      Les vêtements c’est ma seule limite ! Je t’admire : moi je peux pas ! J’achète les vêtements pendant ma pause du midi comme ça il ne manque jamais rien !! La dernière paire de baskets achetée par papa a failli me faire arrêter de respirer : il ne voit que l’aspect pratique du vêtement 😳 !
      Sinon, on dirait que tu l’as bien choisi le tien aussi !
  3. L

    Lau 07 Oct 2016 - 11:07 Répondre

    Bonjour,

    Je suis globalement d’accord avec l’article.
    Il n’empêche que je pense que plus le papa en fait plus c’est une chance….
    pour la société !

    Parce que oui on prend la place qu’on nous laisse tout ça. Mais je pense qu’un enfant (garçon ou fille) qui aura vu chez ses parents une répartition égale des tâches -comme tu le dit pas forcément à moitié moitié sur chacune mais en tout cas les 2 impliqués autant – sera un adulte qui aura moins de chemin à faire pour appréhender les égalités et les inégalités.

    • J

      Juliette 07 Oct 2016 - 11:47

      Je suis d’accord avec toi, il y a clairement l’aspect « puisque mon père changeait les couches, ça doit être normal qu’un homme fasse ça ». Carrément même !
  4. L

    LeMerlanFrit (Fanny) 07 Oct 2016 - 11:13 Répondre

    Comme souvent, tu mets des mots sur des choses que je pensais déjà au fond de moi mais qui restaient en sous-marin ! Ce sont des évidences mais c’est clair que c’est vite arrivé de se dire qu’on se coltine presque tout alors que c’est parce qu’on fait en sorte que ce soit le cas… Merci merci !! (une future maman)
    • J

      Juliette 07 Oct 2016 - 11:50

      J’adore ! Chez nous j’ai été très claire très rapidement : OK pour des enfants, mais ce sont ses enfants à lui autant qu’à moi et donc il faudra qu’il se bouge. Et au final je n’ai pas eu à m’inquiéter de ce genre de choses.
      Parfois je me surprends même à me dire que je préférerai qu’il s’occupe moins de Petite Chérie, comme quand il a voulu qu’on décide ensemble de ses activités extra-scolaires et qu’on a du faire des compromis ! 😁
  5. T

    Tara B. 07 Oct 2016 - 11:31 Répondre

    Et bien moi aussi j’ai un mari formidable (bien choisi) qui fait un papa formidable et qui s’occupe de nos enfants autant que moi. Le seul truc qui n’incombe qu’à moi (et pas parce que je ne lui laisse pas la place mais parce qu’il ne s’est jamais senti de le faire) : couper les ongles des enfants, même maintenant qu’ils sont plus grands. Ce n’est pas exactement que l’activité me passionne mais pour éviter cette corvée à mon chéri je le fais de bon coeur, après tout un mari et papa formidable ça se bichonne non ?
    • J

      Juliette 07 Oct 2016 - 11:52

      Ennnnn ! Moi aussi je coupe les ongles ! Et je mets les pipettes de sérum physiologique dans le nez aussi ! La contre partie était au départ que je ne voulais pas toucher au cordon ombilical. Alors c’était le deal !😂😂
      Mais qu’est ce qu’ils ont tous avec les ongles ?!
  6. T

    Tara B. 07 Oct 2016 - 12:10 Répondre

    Ah oui, moi dans le package j’avais couper les ongles ET les soins du cordon (pas grave, moi ça me dérange pas), et bien sûr le serum phy dans le nez, et les gouttes dans les yeux, enfin tous les trucs funs qui risquent de faire mal / faire pleurer un bébé… Il faut bien que ma cape de WonderMum me serve de temps en temps quand même…
    Et sinon c’est quoi leur problème avec les ongles, mystère… 😉
  7. E

    Elise 07 Oct 2016 - 12:57 Répondre

    Je suis d’accord à 100%! Mon homme fait la vaisselle, une partie du ménage, à manger, il participe au course et bien sûr s’occupe de sa fille tout autant que moi, et je trouve ça normal! Chacun ces tâches pour que tout le monde trouve sa place et ai du temps à soi avec ou sans enfant. Effectivement, en se mettant en couple, on sait déjà à qui on a faire mais il faut laisser la place à chacun quitte à ce que les choses ne soient pas faites à notre façon…. Mais pour nous, le plus important, c’est d’avoir du temps pour nous ensemble ou seul, c’est primordial pour souffler et se retrouver un peu.
    Merci pour ce bel article!
  8. M

    Mémento Eve 07 Oct 2016 - 1:44 Répondre

    Le sujet qui tombe juste à pic. Il y a pas si longtemps nous sommes passés par une crise de couple. Moi fatiguée de devoir tout gérer maison bébé boulot papier et lui qui trouvait qu’il ne me voyait plus. Mon chéri va tous les jours chercher notre fils à la crèche. Un jour il me prévient qu’il rentrera plus tard il passe faire 2 3 courses. J’en profite pour rallonger sa liste de course et m’évioter d’y aller et m’affaire au ménage de la maison et à la préparation du dîner en me disant ça c’est fait. Quand il est rentré il a été peiné au maximum. Il avait en fait fait les courses pour nous préparer lui le dîner… Et nous avons pris conscience tous les 2 que je prenais trop de place que je voulais toujours faire tout toute seule sans rien lui demander alors que lui ne demande que ça de participer d’avantage. Comme quoi moi aussi j’ai de la chance si on peut dire mais je n’en profitais pas jusqu’à présent….
  9. L

    La Polygraphe 07 Oct 2016 - 2:44 Répondre

    Ici ça a été compliqué, parce que justement mon chéri n’a pas été éduqué dans un environnement où les tâches ménagères étaient réparties équitablement, et sa môman lui a toujours tout fait, jusqu’à ses machines jusqu’à ce qu’on vive ensemble. L’adaptation à notre vie commune a été extrêmement difficile, mais je n’ai pas lâché l’affaire. Et lui avait la volonté aussi de faire les choses et de prendre son indépendance, youhou ! Mais le regard des autres ne va pas aussi vite… Et j’entends des phrases qui me hérissent au plus haut point : « il t’aide beaucoup » (non, comme tu dis, ce n’est pas de l’aide ou un service qu’il me rend) ou pire : « c’est le papa qui la garde ce soir ? » (non, le papa n’est pas une baby sitter qui « garde » l’enfant). Toujours moi que la crèche appelle en premier, toujours à moi qu’on demande la taille de notre fille, etc. Bref, la société évolue lentement, mais je suis heureuse, comme il est dit dans un commentaire précédent, d’avoir un enfant (et certainement d’autres à venir) pour, à mon niveau, faire évoluer tout ça. On y arrivera ! Et des articles comme ça peuvent, aussi, contribuer à faire réfléchir les gens sur des pratiques qui sont certes très anciennes mais pas forcément idéales.
    Marine
  10. A

    Anthony 07 Oct 2016 - 5:20 Répondre

    Hey, je suis un papa qui vous lit ! Oui j’approuve à 100% ce billet. Je m’occupe de ma fille au quotidien et maman est déjà partie plusieurs fois (jusqu’à 6 jours) et je me suis occupé de tout 🙂

    Et j’aime bien ça !

    • J

      Juliette 07 Oct 2016 - 8:03

      C’est ça qu’est cool : que ce soit aussi un plaisir et que les rôles ne soient pas subis !
      Merci de nous lire, c’est trop chouette d’avoir l’avis des papas !
  11. J

    07 Oct 2016 - 8:15 Répondre

    Moi aussi j’approuve ton article, très juste sur l’analyse, j’ai bien aimé, et je suis comme Anthony : un papa chanceux avec une petite fille en or.
    • J

      Juliette 07 Oct 2016 - 8:35

      En même temps, j’ai bien l’impression que quand on parle d’autre chose que d’allaitement on est parfaitement d’accord 😜!
      (Evidemment je suis toute attendrie devant vos commentaires les papas !)
    • J

      07 Oct 2016 - 8:45

      je suis sur qu’on peut aussi être d’accord sur certain point de l’allaitement 🙂
    • J

      Juliette 13 Oct 2016 - 5:24

      Je prépare un article, nous avons de longues discussions devant nous je crois (et c’est bien cool !!)
  12. I

    Illiade 08 Oct 2016 - 6:30 Répondre

    Et moi aussi j’ai un homme en or, mais je vais me permettre de dire que je me trouve hyper CHANCEUSE !!! 😀
    Chanceuse avant tout d’avoir eu… je ne sais pas trop en fait… une éducation (?) un environnement (?) un vécu qui m’a permit un jour d’avoir conscience de quel homme je voulais dans ma vie (et surtout ce que je ne voulais pas, comme quoi ne pas avoir un père parfait eut aussi être très constructif).
    Chanceuse aussi d’avoir rencontré ce type d’homme là, de lui avoir plu, et de ne pas m’être plantée de l’avoir choisi lui et pas un autre.
    Chanceuse enfin qu’il ait ce potentiel d’évolution, cette volonté de marcher à 2 et de tout faire pour que ça continue de marcher (parce que l’homme parfait de base… c’est comme la femme parfaite de base 😉 )

    Au sujet de l’avantage (ou pas) d’avoir un père parfait (ou non), je recommande à fond le livre « chacun cherche son père ».

    • J

      Juliette 13 Oct 2016 - 9:21

      Oui je vois ce que tu veux dire ! Mais l’avoir choisi lui, sa façon à lui d’appréhender les choses, je ne sais pas si ce sont des chances. Enfin si, ce sont des chances, mais l’un comme l’autre vous avez construit vos chances, non ?
  13. P

    Pitite Xena 10 Oct 2016 - 1:47 Répondre

    Je suis TELLEMENT contente de lire ça! Parce que les tu as de la chance je les entends à longueur de temps… Il donne un bibi? J’ai de la chance. Il change une couche? J’ai de la chance. Il rendort notre puce quand elle pleure la nuit ? J’ai de la chance… Mais NO WAY pour moi, pour nous c’est juste normal. Ce bébé on l’a fait à deux, on s’en occupe à deux point.
    • J

      Juliette 10 Oct 2016 - 7:25

      Mais trop !!
  14. S

    Sophie 10 Oct 2016 - 2:41 Répondre

    Moi aussi mon mari est un papa hyper impliqué avec notre fils d’un an et demi, et avant ça il était déjà impliqué pour faire tourner la baraque.. J’admets même très volontiers qu’il en fait plus que moi, sur tous les plans ! D’ailleurs mon fils ne s’y trompe pas, il réclame Papa d’abord et pour la majorité des choses ! Et pourtant j’ai passé 9 mois à la maison avec lui après sa naissance.

    J’approuve à 100% le fait qu’il faut laisser sa place au papa pour qu’il puisse la prendre, et parfois c’est pas évident: même bien contente de me libérer de plein de tâches encore trop souvent dévolues à la mère, il m’arrive de me dire presque à regret « mince, c’est pas moi que le parent référent  » ! Contradiction, quand tu nous tiens… !

    Et petite anecdote: on a dû batailler avec la crèche pour qu’ils arrêtent de m’appeler en premier quand le petit était malade, alors que le père était indiqué comme contact prioritaire. Le papa a insisté également et ça a fini par payer ! On va y arriver à changer les mentalités, lentement mais sûrement !

    • J

      Juliette 10 Oct 2016 - 7:25

      Je suis assez convaincue que pour changer les mentalités, il suffit d’agir normalement : genre si la crèche t’appelle, tu réponds « ah ? Je vais appeler son papa plutot, et d’ailleurs je crois que c’est lui le contact prioritaire, nan ? ». Ca déstabilise énormément l’ordre établi dans la tête de plein de gens et le fait que tu montres que pour toi tout est normal, ca les force à faire eux mêmes le cheminement. Il y a de fortes chances qu’ils se disent « ah bah oui, c’est vrai, j’aurais dû appeler le papa en premier ».
      Et c’est pas trop cool d’être des parents impliqués ensemble ?! (L’a l’air chouette ton mari quand même !)
    • J

      11 Oct 2016 - 6:41

      Juliette, tu as oublié le « t’as trop de chance » à la fin de ton commentaire 😉
    • J

      Juliette 11 Oct 2016 - 11:09

      😁
    • S

      Sophie 11 Oct 2016 - 11:29

      Ouais il est chouette ! Mais moi aussi ! :p
    • J

      Juliette 13 Oct 2016 - 9:15

      😂😂 C’est pour ce genre de réponse que je sais qu’on écrit pour des gens géniaux !!
  15. L

    Laura 11 Oct 2016 - 10:59 Répondre

    C’est marrant parce que chez moi ça a été plutôt l’inverse ! Le papa étant cuisinier, forcément la tâche lui a incombé d’office ! Et sa tombe plutôt bien, car la cuisine et moi on est pas hyper copine… lol Comme il a connu de longue période d’inactivité et bien c’est lui qui gérer tout, je rentrais du boulot et j’avais plus qu’à me mettre les pieds sous la table, littéralement ! Que du bonheur ! Du coup quand l’homme reprenais une activité, bah la chute était rude, car qui dit cuisinier, dit zéro présence pendant les heures fatidiques, donc il fallait tout gérer : récupérer les deux à 10 km d’intervalle, les douches, le repas, les 50 calins et derniers bisous du soir, le ménage à 21h… Aujourd’hui il est à son compte donc il gère comme il veut son temps, du coup on est plus dans le partage, il a fallu la aussi que chacun trouve sa place suivant ses aptitudes, et au début ça a valu quelques « si t’est pas contente t’a qu’a le faire », du coup on s’est mis d’accord, le pliage du linge c’est vraiment que pour moi ! mdr Et petite anecdote, il y a quelques temps nous étions tous les 4 (nous avons 2 enfants), et une personne me demande : « ça lui fait quel âge maintenant à la petite ? » et là trou noir « bahh heuu 16-17-18-17-18 mois…. » grosse goutte de sueur sur le front, et le papa qui me regarde en rigolant « bah tu sais pas quel âge à ta fille ? Elle a 17 mois », du coup rattrapage à coup de mauvaise foi, normal ! Comme quoi, des fois, ce sont les mamans qui sont à la ramasse ! Et notre comportement influent tellement sur les enfants, qu’un jour je passe l’aspirateur et mon fils de 4 ans (qui a énormément de remarque…) me demande ce que je fait, je lui répond que je fait le ménage et il me répond « ah oui toi tu fait l’aspirateur mais pas la poussière, parce que ça c’est toujours papa qui le fait jamais toi ! » bah heuuuu… si peut être… des fois… lool
  16. G

    Gina 11 Oct 2016 - 2:01 Répondre

    Moi ce qui m’horripile c’est ces 11 jours de congés paternité ! Forcément ça donne un mauvais départ parce que la mère, durant le congé mat, est forcément plus dispo pour changer les couches de bébé, amener le grand au pédiatre et soigner la varicelle du moyen. Donc ça donne des mauvaises habitudes. Alors qu’on serait pas trop de deux pour gérer tout ça, mais ils est au boulot, il a pas le choix !
    • J

      Juliette 11 Oct 2016 - 3:40

      Mais oui trop !
  17. S

    Savy 11 Oct 2016 - 6:08 Répondre

    Bonjour Juliette!

    On dirait que mon premier commentaire s’est perdu, je reposte et en profite pour raccourcir :p

    Allez hop, je bondis dans la discussion pour dire que je ne suis pas d’accord!

    Enfin oui, je suis bien sûr d’accord sur le côté que ce que fait le père ce n’est pas une aide ou une baby-sitter, c’est ses enfants aussi. Et qu’on choisit un minimum: j’ai choisi de vivre dans un pays où la norme est 6 mois de congé paternité, et où les groupes de papas sont visibles tous les jours à la sortie des crèches. Ici un homme qui inactif à la maison est plus un boulet qu’un paragon de virilité!

    Mais je ne suis pas d’accord sur le fait qu’on aurait toutes le mari qu’on s’est choisi et que là personne ne puisse rien pour nous. Un choix n’est pas fait dans le vide au niveau social, historique, traditionnel ..! On « choisit » un partenaire en fonction de sa propre réflexion, d’une histoire personnelle et collective, de valeurs et pressions sociales dont on est dépendantes quoi qu’on en dise, d’histoire familiale répétée, consciemment ou pas, de modèles imposés dès le plus jeune âge (entre la Belle et la Bête qui apprend aux petites filles que tu peux changer un homme violent si tu l’aimes assez, la petite sirène qui les encourage à abandonner leur talent par amuuuur et Twilight qui enseigne que la traque, l’isolement et la mise en danger par un garçon, c’est par amuuur aussi, dur de sortir de l’auberge!)

    La preuve, c’est que ce « choix » d’un homme qui participe est bien plus facile pour nous que pour nos mères. Les hommes qui font leur part du boulot à la maison sont plus nombreux maintenant qu’il y’a 20 ou 30 ans ans: c’est bien que notre évolution est collective! Il y’a 20 ans, un homme qui faisait ce « choix », bien plus difficile alors, était souvent vu comme un émasculé -souvent même pas sa femme- et non quelqu’un qui faisait ce qui est normal pour ses enfants. Bref, si aujourd’hui on a un pool d’hommes normaux à « choisir » d’épouser, ce n’est pas qu’on est des génies trop fortes et indépendantes qui savent instinctivement c’est quoi le mieux pour leur vie et leurs merveilles… c’est plutôt merci à nos mères d’avoir fait évoluer les choses!

    Et dire que les femmes qui n’ont pas un mari qui participe de façon égalitaire aux tâches l’ont choisi, c’est ignorer complètement ces facteurs et leur dire, en d’autre termes: « tu es dans la merde, tu l’as bien choisi ton mec non? » « il était pas déjà comme ça avant le mariage? De quoi es tu surprise alors? ». C’est dire au femmes qui ont un salaire de merde qu’elles ont « choisi » de ne pas négocier, aux femmes battues qu’elles ont choisi de ne pas partir, aux femmes dans la prostitution qu’elles ont sans doute « choisi leur métier », aux femmes qui souffrent de grossesses répétées et maternités enchaînées parce que c’est la tradition qu’après tout elles ont choisi de ne pas avorter, donc qu’elles ne viennent pas se plaindre… etc. Bref, avant que toutes ne puissent s’affranchir et faire des choix neutre et en toute conscience, il y’a du chemin à parcourir!

    Donc, là où je veux en venir: le problème est réel et n’est pas la responsabilité des femmes qui ont mal choisi/prennent trop de place à la maison/demandent à leurs mecs de leur rendre un service au lieu de s’exprimer différemment… le problème est collectif et trop lourd pour le faire reposer individuellement sur les épaules des femmes.

    PS: Je suis de tout coeur avec La Polygraphe et je la félicite de ne pas avoir lâché l’affaire!!

    PPS: oui, le congé parternité de 11 jours quelle horreur, surtout que dans certaines boites on ne veut pas te le donner (du vécu par des ex-collègues à qui on a dit de se mettre en maladie!)

    • J

      Juliette 13 Oct 2016 - 6:19

      J’ai ton commentaire !! Il était dans les spams ce fourbe (d’ailleurs les deux y étaient, je ne sais pas pourquoi). Je veux être bien sure que tout le monde le sache : nous validons tous les commentaires, à l’exception de ceux qui sont injurieux. Donc si ton commentaire n’apparaît pas alors qu’il devrait, c’est qu’il y a un problème !
      Mais tu es là désormais donc tout va bien !
      Je dis ne dis pas que c’est bien fait pour celles qui ont des hommes qui ne s’occupent pas de leurs enfants. Je dis qu’elles les ont choisi. Que ce soit le fruit d’un tas de choses, on est bien d’accord. Aucun choix n’est neutre, c’est évident. Ce qui ne change pas le fait que chacune de nous choisi son mari (presque, mais c’est pas le débat). Et que la liberté dont nous jouissons soit le résultat d’un combat de nos aînées, c’est également vrai, mais ça ne me contredit pas, je crois.
      Mon propos principal (léger hein, je ne pensais pas faire un article de fond), c’était surtout de relever que souvent, l’homme ne s’aventure pas dans des domaines que nous nous réservons. Et que peut être, certains papas s’occuperaient plus de leurs enfants si nous les laissions davantage faire.
      Je suis un peu sceptique sur les comparaisons que tu utilises en revanche : la prostitution et les femmes battues n’ont, à mon sens, pas grand chose à voir avec mon article sur les papas qui emmènent ou non leurs enfants chez le pédiatre, si ?!
  18. S

    Sof 12 Oct 2016 - 12:15 Répondre

    Dans mon cas, le papa fait la cuisine pour nous et mon fils car je n’aime pas trop cuisiner, il lance les machines, fait partir les sèches linges, emmène notre fils à la crèche tous les matins en voiture (car moi en bus je galèrerais trop). Il estime qu’il fait déjà beaucoup de choses et donc c’est moi qui gère quasiment tout le reste pour mon fils : changes bain habillage coucher lectures biberon du matin etc. Pour le soir nous avons une baby sitter qui nous aide.Je n’arrive pas à savoir « si je me fais avoir » ou non? 😉 il n’a jamais donné le bain par exemple et pour les couches c’est « Sophie il a fait caca! » Et quand je lui dis de le changer il me répond j’ai fait à manger… mon cas n’est pas simple…en tout cas pendant les vacances je suis perdante!
    • J

      13 Oct 2016 - 5:34

      mon avis : d’après l’article, si vous estimez faire plus de chose avec votre enfant que lui, alors vous êtes une maman chanceuse ! il faut positiver ! 🙂 maintenant si ça vous dérange de faire tout ça pour votre enfant, il faut en parler avec le papa. et de toute façon : l’égalité parfaite dans les tâches du quotidien, c’est impossible.
  19. S

    Savy 13 Oct 2016 - 7:34 Répondre

    Lol comme j’ai dit à Joana, votre système ne s’y est pas trompé! Un commentaire aussi fourbement long c’était sans doute pour vendre du viagra :))!

    Oui j’ai tiré le trait à l’extrême, heureusement que ça n’a pas grand chose à voir avec le papa dans la salle d’attente du pédiatre :p.
    Je voulais juste dire qu’il y’a trente ans, on considérait que si une femme restait avec son mari qui la battait, c’était son choix!… Et qu’aujourd’hui on se rend bien compte que la maltraitance physique et psychologique c’est une relation d’addiction. Et qu’en beaucoup moins grave, une femme qui fait tout à la maison tandis que son mari ne lève pas le petit doigt, c’est un peu le même système (de très très loin), on considère aujourd’hui que c’est son choix, mais dans trente ans on se dira que la société n’était pas prête…
    Mais c’est vrai que j’ai tendance à aggraver les sujets et les alourdir à la Wagner 🙂

    • J

      Juliette 13 Oct 2016 - 7:56

      Hum, je comprends mieux le truc avec la femme battue et, du coup, je comprends aussi mieux pourquoi nos avis divergent ! J’ai une fâcheuse tendance à penser que dans la vie il faut savoir y aller (c’est ma maman qui m’a appris !).
      Tu ne m’en voudras pas de ne pas m’aventurer sur le terrain des femmes battues, je n’y connais rien et j’ai trop peur de blesser celles qui pourraient nous lire en disant des bêtises.
      Mais pour en revenir aux papas, je crois que la société est tout à fait capable de voir ses papas s’occuper de leurs enfants. Une femme dont le mari ne s’occupe pas des enfants a tous les choix : elle peut s’en accommoder et même préférer ce fonctionnement là, elle peut aussi tenter de changer le mode établi, elle peut considérer que son mari a finalement d’autres qualités qui font de lui un mari formidable… Je ne sais pas. Mais elle fait bien des choix.
      Je ne veux pas qu’on pense que les femmes sont piégées dans un système. Et les hommes non plus.
      (Tes commentaires je les aime trop ! Merci de commenter si bien et si souvent ! Et si c’est long, c’est qu’il y a lieu à discussion, c’est pas notre faute !!)
  20. S

    Savy 13 Oct 2016 - 7:34 Répondre

    Punaise je me rends compte que j’aurais pu dire la même chose en 8 lignes Oo…
    • J

      Juliette 13 Oct 2016 - 8:13

      Et je n’aurais rien eu à lire !
    • o

      oops 14 Oct 2016 - 3:59

      Je suis un peu dans la même ligne que Savy, mais sur un autre axe : on choisit, certes, mais pas avec toutes les cartes en main… et surtout sans la boule de Mme Irma.
      Par exemple, on « choisit » quelqu’un qui a le vent en poupe professionnellement, hyper dynamique et motivé. Et qui a un »accident » professionnel / un revers financier. La dépression transforme le cadre dynamique en limace sur canapé.
      Ben finalement, c’était un mauvais choix ; ballot, hein ?!!

      Même en ayant vécu avec quelqu’un avant de s’installer et fonder un foyer, même après avoir checké les valeurs, les aspirations communes, etc, on ne sait JAMAIS comment chacun va évoluer dans la vie.
      Pour rejoindre le thème des femmes battues : c’est pas au premier rencart qu’on se prend le premier coup. Le manque de respect s’insinue progressivement.

      C’est comme dans la fable de la grenouille : si l’on plonge subitement une grenouille dans de l’eau chaude, elle s’échappe d’un bond ; alors que si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte très progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdit ou s’habitue à la température pour finir ébouillantée.

      Alors cette histoire de choix, c’est un peu à double tranchant.
      C’est positif de se dire qu’on a le pouvoir sur sa vie, qu’à tout moment on peut redistribuer les cartes, changer soit-même pour changer l’autre ou changer d’environnement.
      Mais ça peut aussi être très culpabilisant pour celleux qui se retrouvent coincé.e.s, sans avoir vu le piège se refermer.

      Pour avoir le choix, il faut être dans la puissance (connaissance de soi + confiance en soi + vision positive de l’avenir, etc), et ce n’est malheureusement pas donné à tout le monde. L’éducation joue sans doute beaucoup : et ce n’est pas une mince à faire !

    • J

      Juliette 14 Oct 2016 - 7:04

      J’ai relu l’article parce que vos commentaires m’ont un peu affolée ! (Mais ils sont chouettes vos commentaires hein !). Je commençais à me dire que ce n’était pas ce que je voulais dire !
      J’ai écrit : « Avant toute chose, on a le mari qu’on s’est choisi. Et sur ce point, personne ne peut rien pour nous ».
      Replacée dans son contexte, je voulais juste dire que, souvent, le papa qui ne s’occupe pas de ses enfants, tu l’as vu venir. Je suis sur un registre hyper léger ! Il n’était aucunement question des hommes qui battent leurs femmes ou je ne sais quels autres drames. Je parle juste des papas qui ne prennent pas de jours enfants malade ou qui n’ont jamais ouvert un cahier de correspondance.
      Alors évidemment, sortie de ce contexte sans gravité, cette phrase est beaucoup moins rigolote, c’est certain.
      Mais après on peut effectivement discuter du choix que l’on peut faire ou non. Mais comme ce n’est plus du tout le sujet de mon article, j’avoue être un peu désemparée et ne pas trop savoir quoi répondre. Je crois en le choix parce que sinon, ca veut dire que tout est subit. Et subir, d’une certaine manière, c’est aussi un choix. Mais même en affirmant ça je ne suis sure de rien…
  21. S

    Savy 14 Oct 2016 - 10:42 Répondre

    Du coup je suis désolée d’avoir pourri la fête! En plus je suis à 100% d’accord avec toi au niveau individuel, c’est au niveau collectif que je me disais que tout le monde n’est pas logé.e à la même enseigne.
    Mais au cas par cas, on n’est pas piégées, et heureusement qu’on a une bonne marge de manoeuvre dans la vie! Je crois que toutes les mamans ET le papa qui ont commenté peuvent en témoigner 🙂
    • J

      Juliette 14 Oct 2016 - 10:59

      Tu m’as fait réfléchir … beaucoup ! Je me suis demandée pourquoi je suis si intransigeante finalement, et je crois que c’est parce qu’autant je sais que la capacité de choix est influencée par mille choses qui font que pour certaines c’est bien le merdier et pas pour d’autres, autant je ne veux pas que ma fille le sache trop. Je veux dire que je pense qu’au fond, j’ai l’impression que si je lui dit qu’elle décide avec suffisamment d’assurance, elle sera capable de dire « ça, ca me convient, et ça, non », et d’en tirer les conséquences. Et du coup je passe sous silence ce qui fait qu’on n’est pas toujours aussi libre qu’on le pourrait.
      Bref, je crois que toutes les 3, on est carrément d’accord en fait ! 😁
    • o

      oops 14 Oct 2016 - 2:18

      Ah mais oui, je crois qu’on est d’accord sur le fond : même si on ne choisit pas tous les événements et les personnes qui traversent notre vie, on a le choix de ce qu’on en fait.
      Je ne sais plus qui a dit qu’on n’est pas responsable de la tête qu’on a, mais de celle qu’on fait, c’est un peu ça l’idée !

      La bonne question : comment transformer nos petits têtards en grenouilles sensibles aux variations de température ? 😛

  22. S

    Savy 14 Oct 2016 - 4:02 Répondre

    Et en plus je n’avais pas pensé dans mon commentaire à rallonge aux circonstances de la vie qui font dérailler ton plan parfait, merci OOPS ;)! Je suppose qu’avec des parents aimants et présents et un bon modèle familial, illes se rendront plus compte de ce qui est acceptable ou pas, et déguerpiront si leur chéri.e a un comportement suspect? Y’a plus qu’à pas mourir et être remplacées par une belle-mère alcoolique!

    : Oh là là tu as mis le doigt sur un autre sujet sensible! On vient d’avoir ce débat à la maison, tout est possible VS comment marche le monde. Je suis visiblement « typée », mon mari est blanc et ma fille est sortie à peu près comme lui, avec les yeux gris.
    Avant sa naissance j’avais des principes (la phrase que tous les parents de l’univers ont prononcée un jour :p). Je comptais ne rien lui cacher et lui raconter comment c’était dans le monde, pour nous les non-blancs. Mais depuis qu’elle est née et après quelques discussions avec mon mari, je penche bien plus vers arrondissons les angles à la Juliette. Elle osera bien plus en pensant qu’absolument tout est possible et aura bien le temps de se rendre compte que le monde est injuste. Et en plus comme elle est plus délavée que moi, elle bouffera sans doute moins de patate chaude que sa mère?

    • J

      Juliette 14 Oct 2016 - 4:25

      Nos filles se prendront des claques, c’est évident. Mais j’aimerai qu’elles sachent que ce sont elles qui ont raison, et qu’elles ne se laissent pas déstabiliser.
      Il y a quelques mois, ma fille se baladait avec deux poupons : un noir et un blanc. Une dame s’arrête et lui demande lequel est le sien. Déjà là, il y a un souci, mais passons. Petite Chérie lui a répondu « ben le noir » avec une immense fierté. C’est son préféré. Et pour rien au monde je ne souhaite qu’elle perde cette vision des choses où tu ne réponds pas en fonction de ce qu’on attend de toi ou de manière à éviter les cailloux. Et au final c’est la dame qui s’est sentie bête devant tant de certitude.
      Il doit y avoir un juste milieu à trouver : à la fois les bourrer de suffisamment de confiance, de notre soutien et de force pour que nos filles foncent, tout en les prévenant des difficultés. On doit peut être leur dire : oui, ce sera dur d’obtenir tel poste dans telle entreprise mais si c’est ce que tu veux, tu dois essayer. Tu sais que tu peux te prendre une claque, mais ce sera moins dur que de s’en vouloir de ne pas avoir foncé.
      Mas sur ce sujet je suis comme toi, c’est difficile de trancher sur la conduite à tenir, on veut les protéger et leur éviter nos galères, c’est compliqué.
    • J

      Juliette 14 Oct 2016 - 4:26

      (On ne dit pas « visiblement typée », on dit « ultra canon »… enfin je crois 😋)
  23. S

    Savy 16 Oct 2016 - 1:28 Répondre

    Merci Juliette!

    Je ne sais pas si il y’a vraiment une bonne ou une mauvaise réponse à attendre d’une enfant ou même des gens, mais c’est vrai qu’elle a du se sentir bête la dame :). (Il faut que je peaufine mon stock de répliques qui tuent, à la Petite Chérie …)

    Et en parlant de discrimination, si seulement elle commençait à la porte de l’entreprise! Malheureusement c’est déjà à la maternelle, tout au long de l’école, le quotidien que les étiquettes sont tamponnées sur les fronts etc…À force, on avale et on intériorise, et chaque contrariété ne fait que confirmer nos certitudes (alors que si on n’a pas eu CE poste, c’est peut être qu’on était juste pas la plus qualifiée cette fois-ci!)

    Mais je sens que je me suis vraiiiment trop éloignée de la teneur originale de l’article, merci pour ce débat fructueux qui nous a toutes fait réfléchir apparemment :)!

  24. G

    Gamblin 30 Nov 2016 - 5:09 Répondre

    Moi aussi j’ai un mec cool, un papa investi. Chez nous c’est répartition des taches. Il sort le chien le matin, moi le soir, il fait à manger quasi tout les soirs, moi le ménage et le linge le week-end (on s’estime tout les deux gagnant dans cette répartition) etc.. Du coup, pour s’occuper du monstre n°1 (numéro 2 pour l’instant c’est que moi, il est dans mon ventre) bah c’est pareil. Après trois années de frustration à ne pas pouvoir aller chercher son fils à la crèche, oui oui frustration la crèche était sur mon lieu de travail à 40 km de la maison, il a décrété que le soir c’est lui qui irai le chercher. Et gare à moi une fois j’ai osé proposé, en rentrant plus tôt que lui, d’aller le chercher. Bah j’ai bien compris le message. Donc, je lui laisse sa passe place et il la prends bien et on ravi tout les deux.
    • J

      Juliette 30 Nov 2016 - 9:33

      Trop mignon !
      (Mais je suis super jalouse de la crèche sur ton lieu de travail, j’avoue !)

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