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La culpabilité du parent qui travaille

27 réponses • 5 min • • 30 Nov 2016

Je dois te dire que je travaille beaucoup. Je vois ma fille une heure le matin, et lorsque je rentre le soir, je passe la porte, enlève mon manteau, et je la porte jusque dans son lit. Je passe environ 30 minutes à la border. On rigole bien, on se câline, on se dit qu’on s’aime… en 30 minutes.

C’est frustrant, hein ?

Oui, c’est frustrant. Et c’est même pire que frustrant : ma fille me manque parfois la journée, juste comme ça. Il suffit qu’un soir je sois rentrée après qu’elle soit couchée pour que le lendemain elle me manque. Mais c’est pareil pour beaucoup de parents qui travaillent, j’imagine.

J’ai un peu cherché d’ailleurs, pour voir si nous sommes si nombreux que je le pensais dans ce cas et en fait, il semblerait que pas vraiment. J’ai trouvé cette étude, selon laquelle :

 » Moins d’un enfant sur trois (32%) a ses deux parents travaillant à temps complet »

J’ai failli culpabiliser encore plus que ce n’était déjà le cas, mais la suite m’a un peu réconfortée :

« Dans ces couples, 60% des mères et 36% des pères préfèreraient réduire leur temps de travail ou cesser leur activité pour se consacrer davantage à leurs enfants […] « 

Ca, c’est moi. Ouf ! (Evidemment il y a les parents qui ne travaillent pas ou pas à temps complet et pour lesquels ce n’est pas un choix, le monde du travail étant ce qu’il est à l’heure actuelle, et ces parents là, je ne peux que leur dire que je suis de tout cœur avec eux).

Donc quand même, on est plusieurs à culpabiliser, et plusieurs à connaître ce moment où tu trouves que ton métro ne va pas assez vite alors qu’il est déjà bientôt l’heure de mettre la merveille au lit. Et celles et ceux qui connaissent cette sensation de manque savent qu’elle conduit à une petite remise en question. Ce moment où tu te demandes :

Dois-je arrêter de travailler, ou travailler moins pour « profiter » davantage de mon enfant ?

C’est sûr, je voudrais être devant l’école à 16 h 30, rentrer main dans la main avec ma merveille, qu’on s’arrête à la boulangerie acheter des pains au chocolat qu’on mangerait allongées sur le toboggan. Comme on fait le dimanche matin.

Ce serait cool de ne jamais arriver à l’école à 7 heures 30 aussi.

Ou de passer les mercredis après-midi à refaire le monde avec nos craies dans notre skate parc abandonné (en vrai cet endroit est à la fois hyper glauque et magique).

Ce serait chouette et parfois, quand j’y pense, j’ai un petit nœud dans la gorge.

Je ne pourrais pas être parent d’élève à l’école, il y a peu de chances que j’accompagne les précieux en sortie scolaire et les réunions avec les maîtresses à 18 heures me demandent une organisation infernale.

Et cette pensée me fait le même effet depuis 3 ans : l’effet d’une remise en question. Je me demande si je veux être le genre de mère que je suis. Tu sais, cette mère en talons que tu ne vois jamais.

Quand j’y pense, passer mes journées loin de ma merveille merveilleuse me paraît tout à coup contre-nature et insupportable. Cette impression de perdre mon temps si je ne suis pas avec elle. Je sais que les parents qui travaillent beaucoup se posent souvent cette question.

Et puis, avec la course du quotidien, cette impression se dissipe un peu. En tout cas suffisamment pour que j’accepte ce rythme de vie.

Bien sûr que je voudrais voir ma fille davantage.

Mais j’aime mon travail. J’ai besoin d’être à cette place-là en plus de ma place de maman.

Je ne suis pas comblée ou totalement épanouie à la maison.

Au bureau je ne suis pas une maman. Je m’exprime sur un tas de sujets, je gagne des compétences, je profite d’échanges sur plein de sujets, que ce soit pour le travail ou juste à la cantine, je rencontre des gens qui me font grandir, m’interroger, râler, rire, et beaucoup réfléchir. Bref, je vis une partie de ma vie, aussi. Et cette partie-là me convient bien, elle comble mon besoin de socialisation, de réflexion et de challenge un peu aussi. Des choses que je ne suis pas capable de trouver par moi-même ou autrement (petit BIG UP aux parents au foyer au passage, sujet qui suscite à la fois mon admiration et beaucoup de questionnements, mais on en parle très vite !).

[Pour être parfaitement honnête, je me dois de préciser que je travaille aussi pour des raisons financières. Faire tourner la maison avec un seul salaire n’est pas envisageable (et là, BIM, gros débat sur ce dont on a réellement besoin pour vivre… mais je ne suis pas à un débat près tu noteras !)]

Au final, je suis une maman qui travaille, qui aime son travail, mais qui, souvent, sent poindre la culpabilité.

Surtout quand le matin ma fille me regarde avec ses grands yeux pleins d’espoir et me dit « maman, je veux rester avec toi, moi »…La culpabilité m’envahit aussi quand je lis dans le cahier de correspondance que l’école cherche, au choix, des parents pour la sortie au parc, pour la kermesse, pour la réunion de 17 heures. Ca marche aussi avec toutes ces activités auxquelles ma fille ne sera pas inscrite parce qu’elles ont lieu le mercredi à 15 heures.

Et cette culpabilité est par moment assez lourde à porter.

Ce n’est pas dramatique, on est bien d’accord, mais certains jours c’est relou.

Comme ce matin.

Être maman prend du temps, on publie quand on peut. Le mieux, pour te tenir au courant de la publication d'un nouvel article, c'est de nous donner ton mail dans le petit espace, là, tout en-bas. Tu peux aussi nous suivre sur Facebook, et dans ce cas c'est sans garantie que nos dernières tribulations apparaissent dans ton feed – mais on s'y marre bien quand même.

30 Nov 2016

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Réactions

  1. L

    Louna 30 Nov 2016 - 11:15 Répondre

    Oh la la, je me retrouve totalement dans tes mots….! Et pourtant, au quotidien, on a la chance, mon mari et moi, d’être des parents relativement présents, avec des boulots certes à plein temps, mais suffisamment souples pour s’ajuster ponctuellement. Du coup, c’est rare que l’on rate de le coucher de notre merveille ou qu’on quitte la maison avant qu’elle émerge. Mais même dans ce cas-là, tu vois, la culpabilité pointe.
    Et je te raconte même pas quand, la semaine dernière, alors que j’avais une semaine de fou à courir partout et à devoir partir trop tôt et rentrer trop tard, ma fille (2 ans au compteur), m’a dit un soir : « Maman, j’aime pas quand tu dois travailler, je veux te voir et je veux rester avec toi, moi… »
    Bref, câlin virtuel pour toi, à défaut d’un vrai et bon câlin avec nos filles….!
    • J

      Juliette 30 Nov 2016 - 12:19

      Je prends le câlin !
      Elles savent s’y prendre pour ajouter encore un peu de culpabilité à celle qu’on porte déjà, hein ?
      Moi je garde en tête que mes parents bossaient beaucoup et que pour autant, la vie était belle et qu’ils ne me manquaient pas, sans doute parce qu’ils compensaient lorsqu’ils étaient là le soir et le week-end. Nos filles devraient donc s’en tirer pas trop mal !
  2. A

    Aurelie 30 Nov 2016 - 11:59 Répondre

    Cet article me donne déjà envie de pleurer ahah. Pour ma part ayant choisi de faire un bebe après la fin de mes études (et petits boulots) jai la chance d’avoir ma fille encore avec moi tout le temps à presque 5 mois. La partie moins drôle est que maintenant je vais devoir chercher du boulot et que je ne sais vraiment pas comment je vais m’y prendre. Bref je recule je recule mais je n’ai pas du tout envie de la laisser. Tout en étant partagée avec l’envie de retrouver une vie sociale en dehors des couches ! Le job de maman au foyer comme tu dis ca me branche moyen. Bon tout ça c’est très paradoxal !!
    En tout cas bravo j’admire les mamans comme toi. On verra comment ça se passe pour moi dans un futur proche :).
    Courage !
    • J

      Juliette 30 Nov 2016 - 12:15

      On a fait un article sur la reprise du travail :
      https://babyfactory.fr/lifestyle/la-difficile-mais-ineluctable-reprise-du-boulot-apres-un-conge-maternite/

      Pas simplement non plus !

      Apres ce n’est pas plus courageux de travailler que d’être à la maison, et quelque sot le choix final, j’imagine qu’il y a toujours des frustrations.
      En ce qui me concerne je m’attache au maximum à être vraiment là quand je suis avec ma fille, et je t’assure que nos dimanches en valent souvent mille !
      J’espère que tu trouveras un équilibre qui te conviendra !
      (Hep ! Moi j’ai repris le travail aux 7 mois de Petite Chérie alors tu vois, t’as encore de la marge !)

  3. C

    Claire 30 Nov 2016 - 2:46 Répondre

    Encore un article où je me retrouve évidemment d’autant qu’en plus de mon petit homme de 3 ans 1/2, j’ai ma jolie poupée qui est arrivée il y a 8 mois donc en rentrant du travail il faut trouver du temps pour chacun… J’en viens presque à être heureuse quand petite poupée ne fait pas ses nuits comme ca ca me fait un petit moment privilégié avec elle 🙂
    Le paradoxe c’est que, comme toi, j’aime mon boulot, je ne me vois pas à la maison et je suis contente d’avoir ces interactions avec des adultes toute la journée. Mais les périodes de rushs ou de déplacements nous font parfois ressentir la difficulté de cette double vie boulot / maman, sans oublier la vie de couple, la vie sociale, idéalement faire du sport et j’en passe !
    J’ai beaucoup culpabilisé avec mon petit bonhomme, surtout que ma nounou me sortait parfois des réflexions qui n’aidait pas du tout… Mais j’ai décidé que cette année je faisais ce que je pouvais et que c’était déjà pas mal ! Evidemment j’ai toujours des petits pincements au coeur mais je m’appuie sur mon conjoint, mes parents, ma super nounou et le temps que je passe avec eux je suis là à 300%.
    On ne sera jamais la femme ou la mère parfaite mais ce dont je suis sure c’est que l’on est parfaite pour eux 🙂
    • J

      Juliette 30 Nov 2016 - 9:35

      Mais trop ! J’ai rien à ajouter !
  4. I

    Illana 30 Nov 2016 - 4:45 Répondre

    J’ai l’impression que tu parles de moi. Je me questionne (presque) tous les jours sur tout ca. Qu’est ce qui est le plus important? Est ce qu’il ne faudrait pas arreter ou travailler moins? Mes amours me manquent aussi tellement (2 ans et demi et 7 mois). Sur Paris, il est evident que laisser monsieur travailler tout seul n’est pas envisageable (et puis meme si on pouvait, je ne penserai pas à arreter de travailler juste travailler moins!) donc on continue de se questionner et j’avoue aussi que mes enfants se sont calés à notre rythme et donc le coucher se fait à 21h ce qui permet de profiter un peu plus d’eux, de leur donner le bain, à manger et même parfois de jouer un peu.
    On a trouvé notre rythme comme ca et mes enfants ont l’air plutot epanouis alors je me dis qu’on a déjà un peu reussi 😀
    • J

      Juliette 30 Nov 2016 - 9:34

      Là c’est moi qui ai l’impression que tu parles de moi (enfin, un enfant en moins quand même !)… finalement on s’y fait, avec des pointes de réflexion/culpabilité/remise en question de temps en temps !
  5. d

    doublerose 01 Déc 2016 - 12:12 Répondre

    c’est exactement ça. ce sentiment de culpabilité qui t’oppresser et en même temps, ce sentiment que faire un autre choix ne te correspondrait pas (et puis il faut payer les factures!)
    • J

      Juliette 01 Déc 2016 - 9:07

      On est piégées ! 😂
      (En fait non, on a un tas de choix, mais il faut savoir ce que l’on veut exactement et c’est sans doute ça le plus difficile dans la vie au final !)
  6. N

    Noemie 01 Déc 2016 - 11:09 Répondre

    C’est drôle j’ai un article dans ma tête qui attend d’être couché sur papier depuis quelques mois pour parler…de l’autre côté du miroir. Ma vie professionnelle a toujours été primordial pour moi. Je considère que le travail peut, si on est à sa place, être une source d’épanouissement unique et apporter des choses que seul le travail peut apporter (au delà de la thune évidemment)
    Et puis j’ai eu un petit gars au moment où mon compagnon était envoyé en mission d’un an à l’étranger et où je décidais de me consacrer à plein temps à la création de ma boîte (dans l’orientation pro justement!)
    Je suis donc avec mon fils a 100% depuis 5 mois. J’essaie de travailler pendant les siestes qui durent 30mn, quand il joue sur son tapis en culpabilisant de ne pas le regarder chaque fois qu’il lève la tête vers moi ou le soir quand il dort et quil me reste zéro énergie
    C’est super dur parce que quand je suis avec lui je culpabilise de penser à bosser et quand je bosse de ne pas être à fond avec lui
    Je me sens super chanceuse de pouvoir le voir grandir sans rien rater et lui consacrer toute mon attention mais en même temps….qu’est ce que ma vie professionnelle me manque. C’est comme mettre toute une part de ma personnalité entre parenthèses
    de manière générale je trouve super dur intellectuellement de ne plus pouvoir utiliser mon cerveau comme avant. Comme tu le dis très bien, le travail permet d’exprimer une facette de soi.
    J’attends de rentrer en France pour trouver un mode de garde à mi temps ce qui serait un compromis génial
    Mais c’est sur que beaucoup de boîtes surtout dans certains types de métier ne permettent pas d’allier responsabilités et mi temps. C’est dommage je pense qu’on serait tout aussi efficaces voire plus parce qu’on aurait l’esprit plus tranquille au travail si on savait qu’on aura du temps de qualité à consacrer à notre progéniture plus tard.
    • J

      Juliette 02 Déc 2016 - 2:12

      Le monde du travail français pourrait effectivement être redéfini de manière à permettre de mieux concilier la vie de parent avec la vie professionnelle. Mais soyons tous honnêtes : peu importe les efforts qui seront faits, on pourra difficilement tout avoir au final. Choisir ce sera toujours renoncer un peu…
      Pour ce qui est de l’épanouissement par le travail, je crois que les parents au foyer, quand il s’agit d’un vrai choix, sont des gens qui savent trouver des moyens de se stimuler intellectuellement autrement que par le travail. C’est d’ailleurs super glorieux parce que je ne suis pas certaine que j’y parviendrai moi-même.
      Et sinon, 2 trucs :
      – je te souhaite plein de courage dans la réalisation de ton projet. Le temps que tu as aujourd’hui l’impression de perdre avec ton fils sera largement compensé par le fait que cet enfant a une maman épanouie, qui fait ce qu’elle aime dans la vie;
      – super hâte de lire un jour ton article sur le sujet !
  7. N

    Noemie 02 Déc 2016 - 8:48 Répondre

    Oui bien sûr pour les parents au foyer, heureusement!

    Je suis tombée sur cet article récemment:
    « Un Néerlandais sur deux est déjà passé au temps partiel… et le pays tient toujours debout ! »
    http://positivr.fr/travailler-moins-vivre-plus-temps-partiel-pays-bas/

  8. M

    Mademoiselle Mam' 02 Déc 2016 - 9:15 Répondre

    J’ai adoré lire cet article qui me fait rééllement penser à ce que je ressens également.
    Cette culpabilité quand mes grands me disent « oh on peut rester à la maison avec toi aujourd’hui? » avec des yeux parfois larmoyants… Mais non, maman travaille. Alors oui je suis totalement épanouie en vivant de la sorte, mais il est vrai que souvent mon coeur s’alourdi lorsque je pense à eux, et au plus petit qui est à la crèche. Il n’a pas l’air traumatisé, mais moi parfois, j’ai le coeur qui pique quand je l’y laisse là bas….
    • J

      Juliette 02 Déc 2016 - 9:25

      C’est super dur hein ? Ce matin je l’ai laissée à 7 h 30 au centre aéré avant l’école. Elle n’y est pas malheureuse, mais quand je quitte l’école j’ai moi aussi le cœur très très lourd… pauvres de nous !
  9. j

    jupe 04 Déc 2016 - 1:28 Répondre

    J’ai de la chance parce que je suis consciente de ma chance mes enfants me font grandir, râler, rire et j’apprends des tas de choses avec eux, tout en voyageant beaucoup. On n’a qu’une vie, il ne faut pas trop vivre avec le sentiment de culpabilité…
    • J

      Juliette 04 Déc 2016 - 8:21

      Tu es avec eux tout le temps ?
  10. M

    Mumtwokids 04 Déc 2016 - 7:28 Répondre

    Je ne travaille pas à temps complet mais à 80% et tant mieux car au moins j’ai une journée où je suis là pour choupette et lapin. La reprise a été un peu compliquée pour moi mais bon pas le choix de reprendre et de se coltiner deux heures de trajet tous les jours sans voir les enfants le matin et très peu le soir donc j’avoue que j’apprécie ce vendredi où je peux me consacrer à eux mais je veux bien comprendre que si on a un boulot dans lequel on s’éclate on n’ait pas envie de s’arrêter…
    • J

      Juliette 04 Déc 2016 - 9:06

      Aie aie aie ! C’est tout mon problème !
      J’ai beaucoup de mamans autour de moi qui confirment qu’un jour par semaine c’est un début de solution plutôt pas mal !
  11. S

    Supermummy 13 Déc 2016 - 1:45 Répondre

    J’arrête de bosser pour m’occuper de mes poussins, parce que c’est pas rentable pour nous de faire garder les deux, Et aussi parce que j’ai envie de profiter, de passer du temps avec eux. Et surtout parce que j’ai vécu un allaitement avec boulot et que là, J’ai pas envie de me galérer. Je vous tiendrais au courant, mais j’espère pouvoir trouver des sources d’épanouissement intellectuel. Cela dit je trouve que l’observation et la compréhension de mes enfants + Mes lectures sur le sujet sont une source inépuisable de réflexion. Au final, je crois surtout que c’est le temps de vaquer à mes occupations intellectuelles qui va me manquer !
    PS : Quand je bossais encore, je culpabilisait un peu, mais surtout, j’avais beau aimer mon taf et trouver que la nounou faisait un super boulot, j’étais triste de passer si peu de temps avec mon bout de chou.
    • J

      Juliette 13 Déc 2016 - 2:26

      C’est tellement ça…
      Pour les occupations intellectuelles, je suis à peu près certaine que tu vas trouver ton bonheur ! Il est vrai aussi, même si tu ne le dis qu’à demi mot, que travailler ça permet d’avoir du temps « intellectuel » pour soi. Je crois que c’est ce temps là qui m’est précieux.
      On attends de tes nouvelles avec beaucoup d’impatience, ton retour d’expérience apportera sûrement pas mal de choses à ce sujet au combien personnel !
      (Merci pour tes commentaires : on adore !)
  12. c

    cousu dodu 02 Jan 2017 - 2:23 Répondre

    J’aurais pu écrire cet article…Si ça peut te rassurer, j’ai eu une mère à la maison, et je jalousais trop les copines qui allaient chez la nounou ! Et en grandissant, c’est dur et culpabilisant aussi d’être le centre principal de la vie de ta maman… Je trouve que les petits bouts de mes copines en congé parental ne sont pas moins fatigués que le mien…Bref je ne regrette pas mon choix de façon générale…Mais ça, c’est la théorie, et bien sûr qu’on loupe des choses et que c’est dur parfois…Mais je pense aussi qu’on en construit d’autres différemment et je crois que je ne serai pas la même mère (moins heureuse je veux dire^^) si je ne m’épanouissait pas au boulot…
    • J

      Juliette 02 Jan 2017 - 6:55

      C’est sur, chaque situation traîne son lot de culpabilité finalement…
      Comme toi j’ai besoin de vivre une partie de ma vie qui ne soit pas une vie de maman (ce qui est aussi la théorie parce que là je viens de passer 10 jours avec ma fille et je dois dire que je vois la reprise arriver demain avec un petit pincement au cœur parce que je sais qu’elle va terriblement me manquer !)
  13. m

    mybrouhaha 31 Jan 2017 - 3:37 Répondre

    Comme je te comprends… J’ai la chance d’avoir tous mes mercredi après midi, je ne pourrai pas m’en passer. Le reste de la semaine, c’est la course, comme toi, mais ce moment-là, à nous, est une vraie bouffée d’air pour Mona comme pour moi. Je ne suis pas prête d’y renoncer. Pour la naissance de Matilda j’ai décidé de prendre un petit congé parental, pour pouvoir justement être là à 16h30, manger le pain au choco, accompagner la sortie ciné… parce que je sais que cette année terminée ce sera des années de nounous, garderie le soir, cantine le midi, et retrouvailles à 19h quand on a de la chance. alors je profite… même si je gagne 350e par mois.
    • J

      Juliette 31 Jan 2017 - 9:40

      Les mercredis j’en rêve ! J’ai du en prendre deux de suite il y a quelques temps et j’ai compris à quel point c’est effectivement une bouffée d’air dans le quotidien !
  14. L

    Laure 20 Oct 2017 - 5:29 Répondre

    Et bien j ai versé ma larme voir plus d une. Maman solo d un petit bonhomme de 3 ans. Je travaille beaucoup et ce sentiment de culpabilité m envahit régulièrement surtout un jour comme aujourd’hui où j étais en déplacement toute la semaine j ai vu loulou 30mn le soir heureusement papi et mais sont là pour faire le relais. J ai raté son premier goûter d école. Il rêve que je vienne le chercher à l école mais c est impossible j ai réussi le jour de la rentrée.
    Je fais tout pour profiter un max de lui. Je ramène du travail à la maison et je m y remet quand il dort (tard).
    Souvent je me demande si c est le bon choix mais mon travail m épanouit. Voilà merci pour ce bel article.
    Une maman régulièrement submergée par ce sentiment de culpabilité
    • J

      Juliette 20 Oct 2017 - 8:18

      Je sais plus si je l’avais dit dans les commentaires, mais, petite, je passais beaucoup de temps chez mes grands parents parce que mes parents travaillaient beaucoup… et je me souviens parfaitement de nos week-ends, de nos vacances, de tout en fait ! Ce rythme était le nôtre et, en tant qu’enfant, je ne me suis jamais dit « mes parents ne passent pas assez de temps avec moi ». Je savais qu’ils travaillaient et c’était normal.
      Tout ça pour dire que notre culpabilité doit aussi être relativisée par rapport au ressenti réel de nos merveilles qui ne le vivent probablement pas aussi mal que nous.
      Et puis je te dis ça et ce matin j’ai eu le cœur à l’envers en laissant ma fille au centre à 7 h 00, la première, seule avec les animateurs… Disons qu’au moins on est plusieurs à culpabiliser ! 😉

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