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Inscription en maternelle : comment j’ai rencontré la directrice…

à commenter ! • 6 min • • 25 Jan 2016

Si tu as suivi, tu sais que Petite Chérie est censée aller dans une école située à perpète les oies alors qu’une charmante école se trouve à deux rues de chez nous. Tu sais aussi que nous avons demandé une dérogation. Toutefois, il m’a été indiqué, non sans ironie, que je devais m’assurer que Petite Chérie soit bien inscrite dans l’école lointaine afin que, dans le cas malheureux et totalement inconcevable où ma demande de dérogation serait rejetée, nous ne nous retrouvions pas dépourvus.

Tu ne vois pas qu’en France, en 2016, si tu demandes à ce que ton tout petit ne marche pas trois kilomètres par jour pour aller à l’école et qu’on te refuse ce privilège, tu peux être carrément privé d’école maternelle. C’est ta faute, fallait prendre ce qu’on te donnait. Et arrête de répéter que tu payes des impôts locaux de folie ou que l’éducation est une priorité pour la société, tu vois bien que tout le monde s’en fout.

Ça, c’est ma première grande découverte dans le monde scolaire : tout le monde s’en fout : il n’est jamais question de ce qui est le mieux pour l’enfant. Mais passons, j’ai toute une vie d’écolière qui démarre en septembre, on aura le temps de s’indigner ensemble.

Donc, après avoir procédé à une pré-inscription à la mairie, j’ai pris un rendez-vous avec la directrice de ma future-école-si-ma-dérogation-est-refusée.

Le rendez-vous avec la directrice, donc.

Premier très bon point, en plus d’être charmante, la directrice comprend que je travaille à 1h30 de son école en RER (STOP ! Même si cette situation est courante dans la capitale, tu as le droit de compatir une seconde. Je sais, j’ai pas une vie facile…) (D’ailleurs là, je suis assise à la terrasse chauffée d’un café exposé plein sud, j’attends mon burger maison et une copine, si ça peut t’aider à mesurer l’ampleur de mon drame.) Pour en revenir à elle, la directrice de l’école maternelle me propose donc un rendez-vous le matin, avant l’école.

Autant te dire que le matin en question, Petite Chérie et moi on était prêtes comme si c’était la rentrée. Ce qui n’avait bien évidemment aucun intérêt mais je m’étais mis en tête qu’il fallait bien présenter. Tu vois pas que la directrice elle nous trouve ploucs avant même le mois de septembre ?

On est donc arrivées à l’école à l’heure, et surtout, en poussette, puisque je te le rappelle, cette école est située à l’autre bout de la ville. J’ai très légèrement fait remarquer que l’école ne dispose pas d’endroit pour garer ma poussette en arrivant, histoire de bien faire passer le mot « ton école est géniale madame, mais il va falloir la rapprocher un peu là ».

Pendant ce temps Petite Chérie répétait à qui voulait l’entendre qu’elle, elle allait à l’école. Et sa mère complétait par un « pas tout de suite mon cœur ».

On a vérifié les papiers qu’on avait déjà vérifiés à la mairie, les vaccins, que Petite Chérie est bien la fille de ses parents, et tout et tout.

J’ai bien vu que, sans jamais le dire, la directrice a bien vérifié si Petite Chérie était « normale ».

Elle lui a pas mal parlé, elle lui a fait monter les escaliers l’air de rien, bref, c’était autant un entretien de courtoisie qu’un test pour ma fille. Et ça j’ai moyennement aimé. J’aurais préféré qu’on me dise qu’on va vérifier les capacités de ma fille directement plutôt que de le faire comme ça, discretos. Je trouve pas ça correct et ça donne une image bizarre de l’école : si on n’est pas capable d’être honnête sur ça, quand elle sera scolarisée, que va-t-on bien pouvoir me cacher d’autre ? Pourquoi me dire au téléphone que l’enfant doit être présent pour « découvrir une première fois les locaux » alors qu’il s’agit juste de la voir en vrai ?

Pendant l’entretien, Petite Chérie s’est mise à courir à travers les couloirs en criant qu’elle allait à l’école, en essayant de se suspendre aux porte-manteaux et en tapant aux vitres pour qu’on la laisse jouer dans la cour de récréation. Autant te dire que la directrice a vite conclu que Petite Chérie était un peu trop au niveau question capacités motrices. La maitresse de petite section a intérêt à s’accrocher à son tableau, l’année s’annonce sportive !

Et sinon ?

Ben, sinon, j’ai appris que :

  • Le mardi après-midi ce sera TAP. « C’est-à-dire ? » (j’ai osé demander quand même, ignorante que je suis). « C’est-à-dire que la mairie organise des activités, mais il faut voir avec la mairie ». Bien. Si la directrice ne peut pas me renseigner, ça commence à me faire doucement flipper cette histoire d’école…
  • Aussi, on ne revoit pas l’école avant le jour de la rentrée, qui sera un jour complet, de 8h30 à 16h30. Donc pas d’aménagement d’horaire, ni de découverte des lieux avant le Big Day. Il paraît que c’est « pas la peine ». Même pas une petite période d’adaptation pour les parents en détresse, rien.
  • L’école est toute jolie, bien organisée pour mon tout petit bout de petite fille, qui va visiblement faire plein de choses, et même pouvoir garder son doudou, choisir un lit superposé et coller sa photo sur son porte manteau. La classe. Et le matin je pourrais rester pour enlever ses chaussures et son manteau. Ouf.
  • Dans cette classe il y a 19 bébés (si. T’arrête de parler de « grande fille », et tout, et tout hein d’abord). C’est peu, et c’est rassurant.

Finalement, l’école maternelle, ça ressemble beaucoup à ce que tu connais déjà de la vie : il faut toujours que tout soit compliqué, mal expliqué et surprenant, mais ça donne un peu envie quand même, parce qu’il est clair que Petite Chérie va bien s’amuser et faire plein de trucs !

On en reparle bientôt de toute façon, puisque je vais être obligée de te raconter la préparation de la rentrée, comment je vais pleurer le jour J, et, probablement, comment je vais trouver tout ça drôlement difficile. On en reparle dans quelques mois du coup (et tu me raconteras comment c’était pour toi) !

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25 Jan 2016

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