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Léa, maman de jumelles

4 réponses • 5 min • • 25 Avr 2016
en couple, deux enfants, paris

Comment te dire ? Léa, c’est d’abord la maman de Romy et Paz, deux petites filles au rire contagieux, bien dans leurs baskets, et avec des bouilles à bisous de folie. On a découvert son compte Instagram il y a quelques mois et on a très vite adoré son univers. Alors comme dans la vie, il faut savoir partager, on te le dévoile, son compte Instagram, et c’est un coup de cœur.

Et sinon ? Elle gère sa propre boîte, elle est canon et super cool. Ouais, nous aussi elle nous énerve un peu en vrai.

Enfin, on surtout pensé qu’écouter une maman de jumelles nous raconter son expérience, ça risquait d’être intéressant. Ah oui, parce qu’en plus de tout le reste, Léa, c’est le genre de fille qui, quand tu lui demande un peu d’aide, te dit « oui » avec une simplicité désarmante (trop agaçante, je te dis !)

Léa, tu nous racontes comment tout a commencé ?

Plusieurs années que je suis en couple avec l’homme de ma vie, on travaille tous les deux, on a un joli appartement qui peut accueillir un bébé, je rêve d’être maman depuis des années, et puis je perds brutalement une personne très chère à ma vie. Alors j’ai envie plus que tout de la donner, la vie.

Toutes les conditions sont réunies et on se lance, j’arrête ma contraception, et hop un mois après… Déjà ? C’est possible ? Bref c’est positif, on est heureux. Mais quand même ça va vite, on nous avait dit que ça prenait quelques mois.

C’est rien à côté de ce qui nous attend quelques semaines après.

Rapidement je sens que quelque chose ne pas (je te jure c’est vrai), je veux une écho, tout de suite. Je ne veux pas me projeter dans une grossesse si celle-ci ne va pas au bout. Évidemment, parcours du combattant pour trouver quelqu’un qui accepte de me faire une écho avant 11 sa. Mais je suis tenace alors je trouve.

10 janvier 2013 :

Je confirme la grossesse, et vous attendez des jumeaux, des vrais !

QUOIIIIIIIII ?????? C’EST UNE BLAGUE ??? Je pleure, des jours et des jours, je ne peux pas m’arrêter. Mon homme lui est heureux, je suis seule dans ce qui est pour moi un cauchemar à ce moment-là.

Comment je vais faire pour les aimer alors que je ne les ai pas désirés ? Ça va forcément être une grossesse compliquée (sur ce point je ne m’étais pas trompée), comment va-t-on faire financièrement ? Et la poussette ? Et la voiture (j’ai alors une smart) ? C’est quoi des vraies jumeaux ? À tous les coups je vais avoir deux garçons alors que je rêvais d’une fille (au final deux pour le prix d’une).

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Comment se passe la grossesse une fois la nouvelle intégrée ?

Le temps passe, j’accepte et notre histoire d’amour commence.

Let’s go pour le parcours du combattant d’une grossesse monozygote biamniotique (ça veut juste dire qu’elles ont un placenta pour deux mais quand même une légère membrane qui les sépare). Et au bout de quelques semaines on nous annonce que j’ai le Syndrome Transfuseur Transfusé (STT), bingo. On nous explique, on nous fait des dessins, et on nous dit que si ça s’accentue il faudra subir une intervention. C’est parti pour les échos hebdomadaires, avec cette boule au ventre à l’idée que tout peut basculer. Quand on est hors de danger face à ce STT, on espace les échos une fois tous les quinze jours (mais au final j’adore ces échos, j’en ai besoin, c’est une drogue comme sentir leur odeur aujourd’hui). À peine le temps de souffler que hop alitée. Le col est modifié, quelques semaines à la maison, mais ça n’a pas duré longtemps avant que je ne pose mes valises à la clinique jusqu’à la naissance de Paz et Romy à 35 SA.

On en vient donc à l’accouchement…

L’accouchement ? Une césarienne en urgence. Il faisait 42 degrés, j’étais énorme, et évidemment j’ai souffert comme pas possible plusieurs jours après.

Mes bébés n’étaient pas dans le berceau à coté de mon lit. À ce stade les bébés sont censés respirer et peser plus de deux kilos, mais pas dans notre cas : l’une a été transférée dans un autre hôpital en réanimation (pendant 5 jours) et l’autre a été placée en couveuse, du haut de ses un kilo et demi. Une fois réunies en néonat’, l’hospitalisation dure encore 1 mois pendant lequel j’ai eu la chance de pouvoir rester près d’elles.

Nos premiers jours sont donc réellement comptés à partir du jour où nous avons été tous les 4 réunis à la maison.

Le retour à la maison, avec deux bébés, chaud ?

On change des couches, on allaite, on dort peu, on se ballade, on se découvre, c’est beau, c’est facile jusqu’à au moins six-sept mois. Et puis la fatigue s’accumule, la solitude.. Papa travaille beaucoup, la famille et les amis ont leur vie. Heureusement pour m’échapper un peu, j’ai repris le boulot quand les filles ont eu 3 mois. Alors c’est difficile, très difficile je l’avoue, j’ai touché le fond plusieurs fois, j’ai pleuré souvent, beaucoup, j’ai voulu baisser les bras, mais je ne sais pas comment elles font, elles sont fortes, très fortes à ce jeux, elles arrivent à me donner un coup de cravache qui en une seconde me recharge les batteries.

Et puis j’ai appris à être fatiguée, à vivre avec !

Et aujourd’hui, plus de deux ans plus tard ?

Aujourd’hui elles ont 28 mois, elles chantent, elles dansent, elles parlent, elles rigolent, elles pleurent, elles se tapent, elles ne sont pas propres, elles vont à la crèche depuis le mois de septembre (moi je revis un peu), elles ne font pas leurs nuits (enfin Paz), elles sont coquines, elles jouent ensemble, s’aiment de plus en plus, elles sont belles à mes yeux, elles sont ma drogue, elles ont fait de moi une hyperactive (comme elles). J’ai toujours aimé et utilisé cette devise « rien n’arrive au hasard ». Plus que tout celle-ci prend toute sa valeur dans ma vie, grâce à elles.

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25 Avr 2016

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Réactions

  1. M

    Mémento Eve 25 Avr 2016 - 3:40 Répondre

    J’adore l’instagram de lé. Elle est plein de fraicheur. Jeune maman d’un garçon de 15 mois, quand j’ai un coup de moue un petit tour sur intagram et ça repart. Je souhaite à cette famille les meilleures choses du monde.
    • J

      Juliette 25 Avr 2016 - 3:44

      T’as vu comme elle est belle cette famille, hein ?!
  2. v

    vargas 25 Avr 2016 - 5:33 Répondre

    Magnifique témoignage Léa et je me retrouve dans tes paroles concernant ta vie perso. Courage et à bientôt sur insta. Pamela maman de liliana et Alicia 13 mois.
  3. D

    Deussina 26 Nov 2017 - 2:18 Répondre

    Ca fait du bien de lire ce genre de témoignage, savoir que c’est normal d’être fatiguée en étant maman de jumelles. Mais c’est si beau. Les miennes ont un peu plus d’un mois, la différence c’est que je suis maman solo avec zéro famille pour « m’aider un peu ». Inutile de préciser que oui: je suis over crevée et débordée et j’appréhende le moment où je vais devoir reprendre le boulot. Mais elles sont mon moteur: elles ont besoin de moi, d’autant plus qu’elles n’ont pas de papa… alors je suis forte, très forte, pour elles… et leur grand frère de 5 ans. Parce que l’amour de nos enfants nous font aller puiser dans des ressources jusque-là insoupçonnées 🙂

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