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Les premières minutes de bébé… sans maman

10 réponses • 4 min • • 11 Avr 2016

Il paraît que les premières minutes avec sa mère sont déterminantes pour la relation avec bébé, pour sa confiance en lui, et pour tout un tas de choses. Et donc vivre ses premières minutes sans maman, c’est une catastrophe.

Mensonge.

Entendons-nous bien : que les premières minutes soient agréables pour tout le monde, que ce soit sécurisant pour un bébé de sentir sa mère immédiatement et que maman soit bien contente, je suis parfaitement d’accord.

Ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de rassurer les mamans qui n’ont pas leur bébé immédiatement contre elle à la naissance. Je veux leur dire que non, bébé ne sera complètement perdu et abandonné sans elle. Non, il ne deviendra pas un adulte complètement névrosé. Non, il ne sera pas envahi d’un immense sentiment d’abandon, incapable d’avoir confiance en lui et en les autres.

Comment ces quelques minutes, heures, ou même jours pourraient faire le poids face à ces années à venir durant lesquelles tu vas tout faire pour que ta merveille soit la plus belle et la plus heureuse du monde entier ?

Et de toute façon, soyons claires : si tu n’as pas ton bébé dans tes bras à la seconde où il prend sa première respiration, c’est que tu n’as pas le choix. Alors on ne va pas se pourrir la vie à imaginer les pires traumatismes alors qu’objectivement, tu ne peux pas faire autrement. Que ce ne soit pas l’idéal, soit. Mais, comme beaucoup, beaucoup, beaucoup (trop) de choses dans la vie, ça ne deviendra un problème que si tu crois que c’en est un.

Prenons mon exemple.

Au hasard.

Lors de la césarienne, j’ai à peine eu le temps de faire un bisou à ma fille et de voir son regard. J’ai vu ces immenses yeux grands ouverts qui m’ont fixée. J’ai pensé « c’est elle ». J’ai vécu une évidence absolue. Mon bébé ne pouvait être qu’elle. Ces yeux immenses, si différents des miens.

La sage-femme l’a emmenée avec elle tout de suite. Pour plein, plein, plein de raisons.

Le programme pour moi, c’était hémorragie (oui, mais moi, j’aime faire les choses à fond, alors pas d’opération sans hémorragie), donc rab’ de bloc opératoire.

Et puis 5 heures à attendre.

Pendant ces 5 heures, si longues et si rapides, ces 5 heures inqualifiables, finalement hors du temps, je ne pensais qu’à elle. Une autre sage-femme est venue me donner mon portable, sur lequel mon mari avait fait des vidéos de notre bébé. C’était fou de la voir bouger. J’ai passé des heures à regarder mon bébé sur cet écran. Mon bébé que je n’avais pas vraiment vu en vrai.

Et puis on a mis mon brancard dans un ascenseur, et mon mari est arrivé en courant, 3 kilos de bonheur dans les bras. Il l’a déposée dans mes bras. J’aurais pu me noyer dans mes larmes de joie si le brancardier n’avait pas cassé l’ambiance par un « c’est la première fois que vous voyez votre bébé ? C’est émouvant, hein ?»

Mon gars, on est tous les 4 coincés dans un ascenseur moche à mourir, pitié, tais toi.

Mais malgré tout ça, même dans un fichu ascenseur, même à retardement, la rencontre était folle.

Et tu crois que pendant ce temps, il fait quoi, ton bébé ?

Toi, tu penses que sans toi, ton bébé est tout seul, malheureux, hurlant « je veux ma maman », et que c’est horrible. Et cette pensée rend la situation insupportable. Mais en vrai, si tu fais ton possible pour être objective, tu te rend compte que :

  • soit on est en train de le soigner, et il n’a surement pas le temps de penser à quoique ce soit,
  • soit c’est toi qu’on est en train de soigner, et ta merveille est à la cool dans les bras de papa, les yeux dans les yeux, fous d’amour. Et même pas tu seras jalouse tellement c’est beau.

Alors oui, la vie est imprévisible et il se peut que tu ne puisses pas serrer ton bébé dans tes bras tout de suite à la naissance.

C’est frustrant. Mais ce n’est pas grave.

Et surtout, ça n’aura pas de conséquence.

Tu veux que je te dise ? Quand, enfin, tu auras la chance de tenir ta merveille, mets ton nez dans son cou et respire à plein poumons… C’est pas ça, le vrai bonheur ?!

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11 Avr 2016

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Réactions

  1. g

    ginette 12 Avr 2016 - 12:00 Répondre

    Merci pour ce beau partage! frissons, petite larme au coin de l’oeil <3
    • J

      Juliette 12 Avr 2016 - 12:19

      Oh ! Ben non, faut pas ! C’était fait pour rassurer plutôt : aujourd’hui j’ai une Petite Chérie qui passe son temps à me dire qu’elle m’aime et qui vient mettre sa petite tête dans mon cou au moins mille fois par jour. C’est la preuve qu’on s’est bien rattrapées non ?!
  2. F

    FOXKLER 12 Avr 2016 - 12:05 Répondre

    moi aussi, j’ai pleurer discrétos au boulot ! =/
    J’avais « peur » d’avoir une césarienne tellement je ne voulais pas louper ce moment où mon chéri rencontrerait notre cahuète. Je voulais pouvoir imprimer ce moment à jamais dans ma tête. Mais sinon je suis tout à fait d’accord, cela ne change rien pour l’enfant, même si évidemment on préférerait être là !
    • J

      Juliette 12 Avr 2016 - 12:23

      C’est sur que j’aurais préféré l’avoir tout de suite, mais parfois je me dis que ça a peut-être un peu été une chance pour son papa. Ils ont eu ces heures de tête à tête juste pour eux. Parce qu’après, pendant la semaine à la maternité, ils n’ont plus été seuls finalement.
      Et puis faut pas pleurer en lisant nos articles hein !!
  3. F

    Foxkler 13 Avr 2016 - 12:19 Répondre

    Je pleure parce que j’imagine très très bien la scène ma fausse chtite mam d’amour <3 et que ça le rend triste de t'imaginer pas bien, même si c'est du passé. C'est tjrs dur d'imaginer la souffrance des êtres qui nous sont chers
  4. J

    17 Mai 2016 - 12:23 Répondre

    Je me permet juste une petite précision, quand vous dites « ça n’aura pas de conséquence », mais si … car si la maman souhaite allaiter, c’est très important que le bébé soit au sein de sa maman dans les 6 heures après la naissance.
    • J

      Juliette 17 Mai 2016 - 2:49

      Pour ma part j’ai pu allaiter mon bébé durant un mois (et sans doute bien plus si je n’avais pas décidé d’arrêter pour des raisons pas du tout « fonctionnelles ») sans aucun souci alors que ma fille n’a été au sein que plus de 6 heures après sa naissance, c’est pour ça que je pensais qu’il n’y avait pas de conséquence… Ceci dit je suis très intéressée par votre remarque ! Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
    • J

      19 Mai 2016 - 12:23

      C’est notre pédiatre qui nous avait dit cela… Que la mise au sein après la naissance est très importante dans les 6 premières heures de vie, bien sûr cela ne veut pas forcement dire que l’allaitement ne fonctionnera pas au delà des 6 heures. Mais autant mettre toutes les chances de son côté si on veut allaiter. J’ai trouvé un article qui explique un peu mieux que moi, voici un extrait :  » Les réflexes de fouissement et de succion du bébé sont à leur maximum pendant les deux heures qui suivent la naissance. Ils diminueront dans les 24 heures suivantes.  » (article complet : http://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-des-referents-medicaux/1266-feuillet-rm-deroulement-tetee )
    • J

      Juliette 19 Mai 2016 - 11:02

      Je lis tout ça ! Merci du lien ! J’ai juste jeté un coup d’œil pour le moment et j’ai trouvé l’article sur l’allaitement et la césarienne très intéressant : Une fois encore, après ma césarienne ma fille a tout de suite compris comment téter, il y avait du lait et tout fonctionnait à merveille, je ne me retrouve donc pas trop dans l’essentiel de l’article, toutefois, il est expliqué que nos sociétés occidentales ne permettent plus aux femmes de voir d’autres femmes allaiter comme c’était le cas avant, et qu’il est nécessaire de pallier ce manque… et là ça me touche en plein cœur ! Je pense que lorsqu’une femme veut allaiter, il y a un manque évident de soutien : on en parle peu dans les familles ou même entre copines, le personnel des maternités n’est pas du tout formé sur le sujet et les sages-femmes libérales n’assurent pas toujours ce rôle non plus. A mon avis, plus encore qu’une mise au sein rapide ou non (qui, de toute façon, est imposée par la situation), c’est cet accompagnement qui doit être renforcé (créé ?). Serais-tu en train de me réconcilier avec la leche league ?!
  5. P

    Phanie 04 Sep 2016 - 11:00 Répondre

    Très bel article et si bien tourné… je suis totalement d’accord ! Quand, après des heures de travail, col à 8cm, on m’a annoncé qu’il fallait une cesarienne en urgence, je me suis effondrée. Je savais que ça signifiait séparation de mon bébé et de mon mari. J’en pleure encore rien que d’y penser. L’attente en salle de reveil m’a semblé interminable. Les yeux rivés sur l’horloge à attendre que les minutes passent. Mais je l’imaginais avec son papa. Et les larmes étaient celles de l’émotion et non plus celles de la tristesse de la séparation (ou moins, en tous cas :)). Mais ce moment où j’ai eu ma fille dans mes bras, où son papa me l’a déposé contre moi… tout était oublié. Peu importe que ça doit 2, 5h plus tard. C’était ma fille, mon évidence, mon nouveau monde qui s’est dressé en une seule seconde dans mes bras. Alors oui, belle conclusion de l’article : « c’est frustrant, mais c’est pas grave »
    Merci 🙂

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