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Ecoles privées ou pas écoles privées ?

16 réponses • 8 min • • 25 Avr 2017

Ça faisait bien trop longtemps que je n’avais pas abordé un sujet bien polémique sur Baby Factory, et comme ce petit rythme sur mer d’huile va finir par nous donner le mal de mer à tous, je me suis dit BANCO ! Je vais parler des écoles privées ! (Tu conviens que je ne peux pas passer ma vie à te dire à quel point t’es belle quand même ?).

Pour autant, afin de ne pas non plus faire sauter au plafond ceux qui pensent que les écoles privées, c’est la vie, je te tiens à préciser deux choses : d’abord, tu fais ce que tu veux et ça me va très bien. Ensuite, ce qui m’embête, c’est le système, pas toi et tes merveilles qui vont à l’école privée.

« Évidemment, Petite Chérie va à l’école publique ».

Quand on m’a posé la question il y a quelques jours, c’est une amie qui a répondu à ma place. C’était drôle et troublant à la fois je dois dire… mais elle a raison : l’évidence est là. Jamais nous ne nous sommes posé la question, notre fille va évidemment dans le public. Son père et moi-même sommes de purs produits de l’Education Nationale, avec ce qu’elle a de faiblesses, mais, surtout, avec ce qu’elle a de meilleur. Chez nous, le public, c’était le public parisien brut, de Porte de Clignancourt à Porte de Vanves. Des quartiers « difficiles », mais surtout des quartiers dans lesquels les enfants de cadres supérieurs vont à l’école avec les enfants du foyer d’à côté.

Et cette mixité, à mes yeux, vaut tous les enseignements du monde.

Du moins, elle fait de moi une meilleure personne.

Le public, c’est en phase avec mes idéaux : l’égalité et la fraternité, ça ne s’apprend et ne se teste que si on est avec des gens différents de nous. Enfant, j’ai été dans la même école que des enfants qui portaient mes baskets quand elles étaient trop petites pour moi. Il y avait ceux qui payait 1 franc pour la cantine, ceux qui ne parlaient pas bien français, ceux qui passaient leurs dimanches au Louvre, ceux qui partaient skier en février, ceux qui n’avaient jamais vu la mer, ceux dont les parents étaient nés en Afrique, en Asie ou en France, ceux qui fêtaient le nouvel an 3 fois et ceux qui…

En fait, il y avait le monde entier dans mon école.

Je ne dis pas que le public est irréprochable, mais je suis convaincue que la mixité sociale est un impératif pour notre futur. C’est en vivant avec les autres qu’on apprend à comprendre, à accepter les différences et, à terme, à être bienveillant. Sans doute que ce qui me gêne le plus, c’est l’idée qu’on puisse mettre ses enfants dans le privé pour éviter, justement, la mixité. C’est l’esprit « nan mais cette école-là est tellement mal fréquentée », que je traduis instantanément par « c’est plein de pauvres ». Et c’est difficilement audible, du coup.

D’ailleurs, j’en profite pour râler contre ce discours qui consiste à dire « c’est une école mal classée et pourtant les enfants sont gentils ». Souvent c’est dit gentiment, pour dire que ces enfants ne sont pas ce que l’on croit.

Mais, vois-tu, les préjugés sont habiles.

On pourrait même dire fourbes, en cela qu’ils se glissent partout de manière insidieuse, souvent sans que nous ne nous en apercevions vraiment. Quand on me dit « ah ouais, t’es été au lycée porte de Vanves [si t’es parisien tu sais, sinon, tu préfères pas savoir] et t’as réussi à faire des études après ? » ou « tu vois l’école est en zone sensible et les gamins sont quand même super curieux », j’ai la tête qui penche sur le côté. Moi je crois pas qu’on soit plus intelligent ou plus gentil parce qu’on va dans des écoles mieux cotées que les autres. Et je trouves que de s’étonner, ou même juste de faire remarquer ce qui est juste normal, c’est donner raison aux préjugés. Après oui, on ne peut pas nier le fait que des facteurs sociaux vont jouer un rôle important par la suite, mais je crois juste que de penser que c’est une bonne surprise qu’un enfant de cité parvienne à apprendre à lire en CP, c’est une insulte à son intelligence. Bref, je m’égare un peu !

Après, on peut discuter de la qualité de l’enseignement des écoles privées.

Mais, là encore, ayant été dans des établissements hyper populaires, j’ai fait de longues études et j’exerce un métier très qualifié (c’est toujours bizarre à écrire parce qu’en vrai, quand tu vas bosser, tu perçois pas ton job comme étant de tel ou tel niveau, c’est juste ton job). Et je suis loin d’être un contre-exemple, nombre de mes copains d’école maternelle et primaire peuvent en témoigner : chez nous il y a de l’ingénieur, du menuisier, de l’avocate, de la dessinatrice, du facteur, de la spécialiste de la finance internationale, du militaire, de l’aide à domicile, de l’institutrice, du chirurgien cardiaque… je ne te mens pas, on a tous fait l’école ensemble.

Après, il y a la valeur que chacun attribue à la réussite scolaire, aussi. On ne place pas tous l’obtention de diplômes à la même hauteur : ce n’est pas grave, hein, mais bien sûr, si c’est très important pour toi, tu vas privilégier des établissements parfois privés, élitistes, dont les taux de réussite sont maîtrisés. C’est normal.

On peut parfois aussi chercher un enseignement différent.

L’école publique ne propose pas d’enseignement  » alternatif « , et pour des parents qui souhaitent ces enseignements pour leurs merveilles, le privé est la seule alternative. Je souhaiterai personnellement que toutes les écoles publiques soient comme celle de Petite Chérie, dont la classe est organisée suivant les principes Montessori, dont l’institutrice se sert de méthodes d’enseignement visiblement efficaces (visiblement = dont je constate l’efficacité sur ma fille) et dans laquelle les niveaux sont en grande partie mélangés. Mais par-dessus tout, quand en début de première année de maternelle tu as une instit’ qui t’explique que, pour le moment, son seul souci, c’est que les petits soient heureux de venir à l’école et qu’ils apprennent à vivre ensemble, je ne vois pas ce que j’irais chercher ailleurs tant je suis convaincue qu’il n’y a rien de plus important. Au passage, gros, gros BIG UP aux instit’ : les gars, c’est pas toujours facile, alors merci !

Enfin, je sais que le public fait parfois peur aux parents et je le comprends. Je ne dis pas que ça a toujours été simple, que les profs ont tous été parfaits ou qu’on n’a pas parfois été confrontés à des situations qu’on voudrait épargner à nos enfants.

Mais, de la maternelle au lycée on a appris la vie et les autres.

On peut avoir des discours sur la tolérance et l’égalité, mais les discours ne valent rien face aux comportements. Je veux dire que si on dit que la diversité c’est bien mais qu’on reste entre soi, alors non, on ne peut pas dire que la diversité c’est bien. Pareil, si on veut de la tolérance et de la compréhension, il faut être en mesure d’exercer ces deux jolies vertues, sinon, juste le dire, ça n’a pas de sens.

Les écoles privées c’est, pour moi, l’une des grandes discriminations de notre société parce qu’elle touche l’une de ses bases.

Tu peux mettre tes enfants dans le privé pour un tas de raisons que je suis à même de trouver parfaitement compréhensibles. Loin de moi l’idée de jeter la pierre à ceux qui le font, juste parce que chacun fait ce qui lui semble être le mieux pour ses merveilles et que, partant de là, je me refuse à porter un jugement tranché. Si je ne juge pas les parents qui, pour la plupart, n’ont jamais envisagé l’école privée comme autre chose qu’une chance pour leur enfant, en revanche, je juge sévèrement ces écoles parce qu’elles sont à mon sens le symbole de la lutte des classes. Juste, personne ne peut nier deux choses : les écoles privées créent une différence puisqu’elles sont payantes et donc inaccessibles à une partie de la population et, de fait, dans ces écoles, les enfants sont tous à peu près de la même classe sociale.

Et ça, ce n’est pas bon pour la société.

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25 Avr 2017

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Réactions

  1. C

    Camomille 25 Avr 2017 - 4:34 Répondre

    Complètement d’accord avec toi sur tout. Là où le privé me fait de l’oeil, c’est qu’il paraît qu’il y a beaucoup moins de grève des enseignants. Mais y mettre mes enfants n’est pas à l’ordre du jour !
  2. T

    Tara B. 25 Avr 2017 - 4:52 Répondre

    Ecole publique, école privée, en voilà une bonne question pour ses lardons (et je rime).

    Dans le principe je suis moi aussi très attachée à l’école publique, celle de République, qui m’a formée mais pas que (j’ai aussi fréquenté des écoles françaises privées dans mon enfance expatriée). Mon premier fiston est allé à l’école du quartier, où il est resté parce que les instits étaient géniales, les classes à double niveau et qu’on trouvait formidable qu’il puisse croiser de tout (couleur, religion, classe sociale) dans cette école et à deux pas de la maison.

    Aujourd’hui il est comme son frère dans une école privée (mais l’école publique en Chine est… chinoise, et ça c’est pas trop possible pour nous). Sur le papier on pourrait se dire « école privée + fils de cadres expatriés = gros entre-soi qui n’aime pas les pauvres ». Ce serait évidemment réducteur (très). Ce que mes garçons n’ont pas dans leur école actuelle (une grande mixité sociale) nous tentons de le compenser par plus d’ouverture sur l’autre (sur notre pays d’accueil, les coutumes chinoises, l’ouverture des yeux sur la pauvreté, etc.), et c’est notre boulot de parents de ne pas les laisser croire que le monde est à l’image de cette école.

    En revanche je dois dire que nous avons apprécié à leur juste valeur les moyens humains qu’ils ont su déployer lorsque mon aîné a eu de grosses difficultés. Il est certain qu’en France il n’aurait jamais pu bénéficier d’un tel suivi (la suppression des RASED ça vous dit quelque chose ?) et qu’on nous aurait gentiment demandé d’aller… dans le privé, où parait-il on s’occupe mieux des « cas comme lui » (cette diversité là elle fait visiblement chier l’école publique, en tout cas en France).

    Alors public, privé, on peut avoir des principes mais je dis aussi qu’on fait comme on peut en fonction des situations et des moments. Et on verra à notre retour si notre drôle de zèbre de fiston trouve sa place à l’école publique et s’il parvient à y être heureux… Si ce n’est pas le cas tant pis pour mes principes, mon fils passera avant eux.

    • J

      Juliette 26 Avr 2017 - 11:54

      En fait je crois que comme beaucoup le remarque, tout dépend de l’instit’et de la difficulté de l’enfant. Dans l’école maternelle de ma fille on apprend aux enfants étrangers à parler français et on scolarise les petits roumains qui n’ont pas d’adresse. Après j’ai parmi mes amis des enfants présentants des troubles très importants d’apprentissage (grande prématurité bonjour !) et ils sont dans le public, accompagnés par des adultes supplémentaires et je connais des privés qui ne veulent pas d’eux : tout dépend donc très clairement de l’équipe pédagogique, qu’on parle du privé ou du public.
  3. W

    Weena 25 Avr 2017 - 5:49 Répondre

    Ici, nous avons ce gros dilemme : l’école publique où nous avons fait toute notre scolarité mon mari et moi (avec quand même de sacrée disparité d’un établissement à un autre), juste à côté de chez nous … mais qui a très mauvaise réputation (en gros, soit l’enfant ne fait pas de vague et ça se passe bien, soit il y a un micro-soucis et y’a plus personne), contre le privé, encensé par toute nos connaissances dans le village, où ma nounou a ses enfants (pour l’organisation, ça a son importance), qui propose du montessori à la maternelle, un peu plus loin de chez nous …
    Bref, il est pré inscrit dans le public, mais je vais faire les deux portes ouvertes et je me réserve la possibilité de changer d’avis.
  4. L

    Lily 25 Avr 2017 - 6:13 Répondre

    Ouille le pavé dans la marre 🙂
    Moi j’ai fait ma primaire dans le public, et mon collège/lycée dans le privé (non mixte, en plus ><), parce que mon établissement de secteur avait une réputation catastrophique (niveau résultats).
    Du coup j'ai une certaine tendresse pour le privé, en tout cas mon école (catholique très ouvert, il y avait pas mal de musulmanes et de juives, et autant d'athées, très bienveillant, humanitaire). A noter : la question du prix n'est, à mon sens, pas la principale barrière, car dans la plupart des établissements sous contrat, il y a des catégories de prix, et pas mal de catégories sociales étaient représentées. En revanche oui, il faut connaître, il faut oser prendre rendez-vous, papoter avec une bonne sœur, montrer le bulletin de notes de son enfant de CM2 pour être "accepté". C'est pas donné à n'importe quelle famille.
    Bon cela dit, mon fils ira à l'école publique en septembre, parce que c'est naturel pour nous, et plus simple, on vit à la campagne, et je veux que les copains soient aussi les voisins… Il y aura aussi une grosse mixité sociale, ce sera je pense pas forcément facile tous les jours (juste comme ça : 46% de vote Le Pen au premier tour, chez nous. Youpi.)
    Mais le privé reste vraiment une option très lointaine aujourd'hui, pour nous… j'espère qu'on aura jamais à étudier la question, mais comme tu dis ça dépend essentiellement des profs sur le terrain.
  5. E

    Eneleh 26 Avr 2017 - 11:21 Répondre

    La question se pose pour notre lutin de 2 ans, et nous n’avons pas encore pris de décision. Ce qui me gène dans notre école publique, ce sont les 34 inscrits en PS pour une maîtresse et une atsem. J’ai fait ma scolarité dans le public jusqu’au lycée, à ma demande, et selon les établissements, ça a été l’enfer pour moi. Par contre l’histoire du prix dans le privé est un faux débat pour moi, dans la plupart des établissements sous contrat, il y a différents tarifs, dont un gratuit (dont j’ai bénéficié 1 an sur les 3) J’y ai croisé une mixité sociale et culturelle bien plus importante que dans le public et surtout découvert une vraie volonté d’apprentissage du vivre ensemble.
    Bref, ce roman pour dire que plus que public/privé, pour moi c’est surtout une question d’établissement et d’équipe pédagogique.
  6. C

    Claire 26 Avr 2017 - 11:26 Répondre

    Effectivement discussion difficile car si je suis 100 % d’accord avec toi (d’ailleurs mon fils est ds le public en petite section et son instit’ est juste géniale, une pu comme la tienne), j’ai aussi des amies dont les enfants sortent gentiment du cadre comme l’évoque Tara B. et là il n’y a plus personne et on leur demande de sortir leurs enfants du public… Donc comment gérer ??

    Sinon cette notion de disparité m’a fait pensé à cette vidéo pas tout à fait ds le sujet mais que j’ai trouvé géniale alors je partage 🙂
    https://www.facebook.com/Creapills/videos/1504633766234639/?pnref=story

    voilà voilà

  7. E

    Emeline 26 Avr 2017 - 11:37 Répondre

    Ton article me parle énormément, j’aurais pu l’écrire… sauf que j’ai fait toute ma scolarité dans le privé (catholique de surcroit) ! Plus je lis des choses sur l’une ou l’autre des possibilités plus j’ai l’impression qu’il y a en fait une méconnaissance de chaque côté de la réalité du terrain, ou alors j’étais dans un établissement particulièrement spécial. Tous les niveaux sociaux se fréquentaient (certains ne payaient rien, d’autres au prorata du revenu des parents) et même toutes les religions : certains vivaient dans les grandes maisons bourgeoise du centre-ville, allaient à la mer l’été et au ski l’hiver, d’autres restaient dans les villages ruraux alentour à chaque vacances et à l’internat la semaine. Mon école/collège/lycée récupérait même ceux dont tous les collèges/lycées de ma ville ne voulaient plus, et dans de nombreux cas ils arrivaient même au bac alors qu’on leur avait promis le décrochage.
    J’ai particulièrement aimé ton paragraphe sur « l’après ». Dans ma promotion, j’ai des ingénieurs, des médecins, des comptables, des « surfeurs », des libraires, des bouchers, etc. Je ne sais pas ce qu’ils sont tous devenus mais le champ est large pour ceux avec qui j’ai gardé des liens. Pour ce qui est des résultats scolaires, je ne peux parler que de ma ville et je ne saurais pas l’expliquer mais effectivement les deux lycées privés arrivent toujours en tête des résultats au bac…
    Mon mari et moi avons essentiellement connu le privé et pourtant pour nos enfants, je ne pense pas que la question se posera en termes de privé/public mais nous regarderons plutôt indifféremment ce que ces écoles ont à offrir pour faire notre choix.
    J’espère qu’un jour nous arriverons à reconnaître que chaque solutions a ses avantages et ses inconvénients et qu’elle dépend aussi beaucoup du caractère et des besoins de l’enfant 😉 En tout cas, merci pour ton article qui, pour ma part, m’offre un aperçu un peu plus étayé de ce qu’est concrètement la vie dans une école publique.
    • J

      Juliette 26 Avr 2017 - 11:45

      Je suis parisienne, et, je m’en rends compte en lisant vos commentaires, il y a une différence entre les établissements à Paris et ceux en province. À Paris les privés sont payants pour tout le monde, et même avec des tarifs dégressifs, les gens qui ne peuvent pas payer 200 euros par mois restent à la porte. Sans compter que les privés sont sélectifs, de fait.
      J’ai l’impression qu’en province la disparité est moins forte entre les deux types d’établissements.
    • E

      Emeline 26 Avr 2017 - 3:30

      Effectivement, tu fais bien de soulever ce point, c’est peut-être ce qui cause parfois (souvent ?) des incompréhensions mutuelles ! Je ne peux pas juger de l’ensemble de la province car je ne connais que ma ville (moyenne), peut-être que certaines villes fonctionnent comme ce que tu décrits, après tout les écoles privées peuvent fixer elles-mêmes leurs critères à ce sujet. Pour ce qui est des écoles parisiennes, je ne connais pas du tout par contre… En tout cas merci pour cette précision 😉
  8. B

    Bulle 26 Avr 2017 - 1:24 Répondre

    Ah la la, grand débat! Ne vivant pas en France, je ne vais pas me permettre de juger la qualité de son système scolaire. Je te rejoins sur la mixité, pourtant, même dans le public, cela ne va pas de soi. Tout dépend d’abord de la mixité au sein des quartiers, et là, on entre dans un débat plus politique sur la gentrification. Un autre point positif du public c’est, généralement, la proximité. Ta merveille peut y aller à pied et donc apprendre sur le chemin une foule de choses, elle peut rentrer bras dessus, bras dessous avec une copine et demander si elle peut rester jouer un moment. Pas besoin d’organiser l’intendance pour rapatrier la-dite copine à 30km de là. Et ça, c’est primordial. Petite, parmi tous mes voisines et voisins, il y avait une fratrie qui allait dans le privé. Et bien, malgré le fait qu’ils étaient super sympas, ils ne faisaient pas partie de la bande, ils ne pouvaient pas rigoler aux blagues sur le prof de gym ou attendre avec impatience le carnaval de l’école en gloussant sur les déguisements, toujours plus inventifs, concoctés par nos instits.
  9. I

    Illiade 26 Avr 2017 - 10:31 Répondre

    Bonjour,
    Juste pour plusoyer (ça existe ? 😉 ) l’importance de l’équipe pédagogique.
    Nous avons, pas si loin de chez nous, une école Montessori. Avant même la naissance de Petit Amour, l’option était donc donc (très) envisagée.
    Et nous avons été aux portes ouvertes cette année…
    De prime abord, les locaux, et surtout les extérieurs ne m’ont pas fait rêvée. Ca sentait énormément le fait maison, le bricolage (« salon » de cour d’école en palettes…), mais plutôt le bricolage comme je fais moi. Pour le sens artistique, on repassera. Bon, peut-être que la pluie jouait en défaveur des lieux, nous sommes allé poser des questions à l’équipe.
    La directrice était logisticienne ou statisticienne, je ne sais plus. Bon…
    Le corps pédagogique : 1 dame qui avait eu une révélation avec son enfant, 1 jeune qui va partir être moniteur ailleurs dans 2 ans grand max. Ces 2 là se partageant la semaine de 4 jours, selon leur souhait de ne travailler qu’à mi-temps. Et une aide, seule personne présente les 4 jours, mais sur un contrat aidé, donc pas plus d’un an.

    J’avoue, je me suis prise à rêver que les dames de la crèches se reconvertissent dans les 3-6ans.

  10. M

    Miss J 29 Avr 2017 - 10:22 Répondre

    Bonsoir,
    Je te lis souvent mais cette fois-ci je prends le temps de réagir car le sujet a fait grand débat chez nous l’année dernière, au moment d’inscrire notre fils à l’école !
    A la base je suis à fond pour l’école publique, mais finalement notre fils est rentré…en maternelle privée ! En effet dans notre quartier (banlieue lyonnaise populaire) la diversité elle se trouve dans le privé, pas dans le public…Mon fils a plusieurs nationalités et religions dans sa classe, avec une grande mixité sociale (nous sommes cadres, le meilleur copain de mon fils a des parents mécano et femme de ménage, ça nous va très bien !). Au contraire à l’école publique on croise surtout des mamans voilées devant l’école, et ils ont eu des cas d’élèves faisant la prière dans la cour…La grosse différence que j’ai également vu entre les 2 systèmes, c’est la forte implication des parents dans le projet éducatif du privé.
    Ici le tarif de l’école privée varie entre 25 et 130 € par mois selon les ressources des parents, autant dire que c’est pas réservé à l’élite !
    Et enfin LE point qui a été déterminant : la cantine de l’école privée voulait bien accueillir notre fils qui a une allergie alimentaire, alors que la cantine de l’école publique l’obligeait à amener sa gamelle chaque jour (super pour un enfant de 3 ans !!).
    J’aimerais qu’un jour nos politiques trouvent un moyen d’améliorer l’école publique et d’éviter la fuite des « bons éléments » dans le privé, mais en attendant je choisis ce que je pense être le mieux pour mon enfant !
    Bref, je pense que selon les villes et les régions les choses sont très différentes, j’espère t’avoir donné un autre aperçu sur le sujet 🙂
    • J

      Juliette 30 Avr 2017 - 9:21

      Merci de ton retour !
      Mais du coup pourquoi avez-vous choisi le privé ? C’était principalement pour la cantine ?
  11. M

    Miss J 09 Mai 2017 - 10:01 Répondre

    La cantine a fini de faire pencher la balance…mais l’ambiance générale ressentie lors des visites et RDV avec les directeurs des 2 écoles avaient déjà bien écorné l’image de l’école publique !
    • J

      Juliette 09 Mai 2017 - 10:45

      C’est clair qu’il faut aller vers celle que tu sens le mieux !

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