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Education, on n’est pas obligés d’être d’accord !

13 réponses • 5 min • • 16 Juin 2016

Quand je suis devenue maman, je ne me suis pas posé beaucoup de questions sur l’éducation : avec le papa nous étions au clair sur quelques principes que nous estimions normaux (« on ne se contredit pas », « elle doit être polie », « c’est pas grave si elle est complètement ouf »), et tout roulerait sans problème.

Et puis notre bébé a grandi et ce qui semblait évident en matière d’éducation est devenu moins évident.

Pour s’adapter à notre tornade au tempérament de feu, on a commencé par lâcher du lest (mais ça je te l’ai déjà raconté !).

Puis il a fallu faire face à ce que je ne soupçonnais pas…

Papa et maman ne sont pas toujours d’accord sur tout.

En gros, je ne supporte pas de voir ma fille pleurer. Si en plus elle a des larmes, c’est forcément que cette enfant porte toute la misère du monde sur ses épaules. Comment moi, sa mère, l’auteur de ses jours, pourrais-je la laisser dans un tel désarroi ? Comment, je vous le demande.

Son père ? Il est plus lucide (ou sans cœur, c’est selon) et détecte le caprice, le cinéma, la comédie. Il ne se laisse pas embarquer dans le mélodrame et laisse sa fille pleurer. Ce qui dure en général deux (très, très longues) minutes. Au max.

Donc je suis trop souple avec elle et taxée d’en faire « une enfant qui va devenir difficile si tu lui cèdes tout ».

Donc il est trop dur avec elle et taxé d’être « autoritaire et intransigeant alors que ce n’est encore qu’un bébé ».

Et à cause du pacte des parents je suis coincée.

Tu connais pas le pacte des parents ?

Le pacte des parents, c’est de ne jamais, Oh ! Grand jamais ! se contredire devant les merveilles. C’est ce truc qui fait que parfois tu meurs d’envie de dire un truc mais que tu ravales tes paroles. Je sais que tu vois de quoi je parle, n’en disons pas plus.

Alors quoi ?

Déjà je vais te le dire tout net : rien ne résoudra ce problème, tu es condamné à vivre avec.

En même temps il y a forcément eu un moment où tu t’es dit un truc du style « cette personne est merveilleuse, je vais faire un bébé avec elle », et rien n’a changé, ton conjoint n’est pas devenu une personne odieuse. En tout cas pas parce qu’il refuse que ta fille étale sa purée sur la table ou qu’il lui interdit de toucher à la télécommande pendant les infos sportives (la pauvre).

Juste qu’il n’a pas exactement la même vision des choses que toi, en fait.

Pose-toi donc les bonnes questions :

  • Est-il un bon parent ? Trop intransigeant ou trop laxiste, ton conjoint rend tout de même, a priori, votre enfant heureux. Et c’est là l’important.
  • Traumatise-t-il votre merveille ? N’oublie jamais qu’un enfant va s’adapter à ses parents : Petite Chérie joue la comédie avec moi et fait ses bêtises en cachette de son père pour mieux le couvrir de câlins après avoir été punie. Il est évident que si on lui demandait, elle ne verrait absolument pas le problème : ses parents sont différents et elle s’adapte à chacun d’eux.

Ta manière de concevoir l’éducation est-elle la seule valable ?

Si tu as bien lu nos articles jusqu’à présent tu as cerné notre vision des choses : l’éducation, c’est TA vision de ce qui est le mieux pour TON enfant, prenant en considération TON éducation à toi et TON environnement. Or, il y a fort à parier que ton conjoint n’a pas le même vécu ni le même ressenti que toi et que donc, vous ne serez pas d’accord sur absolument tout. Pour autant, sa vision des choses peut valoir la peine que tu y réfléchisses.

Alors voilà, on est un couple et pour l’éducation comme pour le choix du film au ciné, on n’est pas toujours d’accord. Sauf que nos merveilles sont un sujet si sensible et si viscéral que tout ce qui les concerne est souvent amplifié. Mais ne t’inquiète pas, c’est pareil chez tout le monde (ça aussi).

Et tu sais quoi ? Les gens s’en sortent en faisant des compromis, en discutant, et en plaçant l’intérêt de leur enfant au cœur de leurs choix.

Ceux qui te disent qu’ils sont toujours d’accord sur tout… c’est chelou. Ou alors l’un d’eux ne dit pas qu’il souhaite autre chose, mais c’est un autre débat… et un vrai problème.

Enfin, bref, de temps en temps, laisse ta moitié faire boire du coca à ton précieux, laisse le/la lui interdire de regarder un dessin animé ou de toucher à tout, même si toi, tu trouves que ce n’est pas grave.

Dis-toi que comme ça, chacun met un peu plus de lui dans cet enfant et que quand on va mélanger tout ça, ça devrait en faire un adulte au top !

Être maman prend du temps, on publie quand on peut. Le mieux, pour te tenir au courant de la publication d'un nouvel article, c'est de nous donner ton mail dans le petit espace, là, tout en-bas. Tu peux aussi nous suivre sur Facebook, et dans ce cas c'est sans garantie que nos dernières tribulations apparaissent dans ton feed – mais on s'y marre bien quand même.

16 Juin 2016

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Réactions

  1. S

    Sarrousse 16 Juin 2016 - 11:39 Répondre

    Hihi, je me retrouve tellement exactement dans ta description. Mais pas toujours facile de faire ces concessions. Enfin, on est tous pareil !
    • J

      Juliette 16 Juin 2016 - 12:08

      Oui c’est ce qui est rigolo ! Quand les autres te racontent, tu trouves qu’ils se braquent sur des broutilles, mais quand c’est toi ça te fait hurler ! J’adooore !
  2. L

    Lucas3008 16 Juin 2016 - 1:13 Répondre

    Ahhh je me retrouve dans cet article ! C’est moi le vilain parent dans le couple, parce que je suis mère au foyer et que pour le peu que Poussin voit papa lorsqu’il rentre du boulot, forcément c’est l’amour de sa vie et il n’ose pas le gronder. Du coup c’est maman gendarme et papa cool. Mais on s’y fait très bien, et ça nous convient… Parfois nous ne sommes pas d’accord alors l’un ou l’autre laisse couler, et puis ensuite on en discute et finalement ce sont des broutilles…
    Poussin a mal dormi et papa pour dormir un peu plus longtemps l’a pris à 6h du mat’ dans le lit pour faire la grass mat’ alors que j’ai dit non ? Pas graaaave j’ai gagné deux heures de sommeil moi aussi !
    Poussin a bu du coca dans le dos de papa une fois chez mamie alors qu’il n’a pas le droit ? Pas grave, il ne boit que de l’eau 99% du temps à la maison ou chez les autres.
    Poussin s’est endormi à 21h45 hier soir spécialement pour attendre le câlin de papa alors que normalement il s’endort à 19h ? Pas grave non plus, c’est tellement mignon (et puis il est tellement sage dans son lit, que veux-tu que je lui dise ?).
    Bref on s’adapte, et puis on ne peut pas être à 100% d’accord sur tout, on est différent et c’est aussi ça qui fait de nous un membre à part entière de notre famille, on se complète tout simplement !
    • J

      Juliette 17 Juin 2016 - 10:10

      Je reconnais bien le coup de se coucher hyper tard pour attendre papa (chez nous c’est moi qu’ils attendent, et quand je rentre et que je vois que personne n’est couché alors qu’il est 21 heures, ça me saouleuuuu !) ! Mais je pense comme toi, qu’on est des parents différents et qu’il est important de laisser sa place à chacun.
  3. o

    oops 17 Juin 2016 - 4:34 Répondre

    Le grande nouvelle, c’est que c’est très sain d’être en désaccord (pas en guerre, hein ?!!) avec son conjoint… et de le montrer aux enfants ! Oui-oui, les discussions animées (j’ai pas dis les disputes, nuance !), les débats, surtout au sujet de l’éducation, sont TRES importantes pour les enfants.

    C’est pas moi qui le dit, c’est Isabelle Filliozat, notamment dans Au cœur des émotions de l’enfant :
    « L’enfant a deux parents. Il a donc deux fois plus de chances de recevoir des messages positifs. Hélas, parfois les parents décident de « se mettre d’accord » et en général s’alignent sur le plus répressif. De nombreux parents croient devoir présenter un front commun aux enfants. « Front » ? Nous déjà dans une dynamique d’affrontement, de jeu de pouvoir. Non, les enfants ne cherchent pas la faille dans le couple parental. Ils cherchent la vérité. Ils cherchent à être heureux, à s’épanouir. Ils ne vont pas forcément « profiter » d’un différend entre leurs parents. Et, quand un parent assène un message nocif, l’autre peut fournir l’antidote. Les enfants savent ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Il y a bien davantage d’incohérence pour l’enfant lorsque l’un des deux parents se range à l’attitude de l’autre et se comporte donc en opposition avec ses valeurs.
    Votre conjoint humilie ou blesse votre enfant ? Osez dire ce que vous pensez, ce que vous ressentez, Osez-vous mettre du côté de l’enfant, être un témoin de sa douleur, le défendre. Il saura qu’il peut vous faire confiance. Au contraire, si vous ne dites rien ou si vous soutenez votre conjoint…Vous le trahissez, il perdra confiance en vous.
    De même, acceptez que votre conjoint prenne sa défense lorsque c’est vous qui exagérez. Personne n’est parfait, il nous arrive à tous de nous tromper, de prononcer des mots sans y avoir réfléchi, ou encore de « disjoncter » par fatigue, exaspération, ou résurgence de notre propre enfance. Votre imagination n’en sera pas ternie aux yeux de l’enfant, parce qu’il ne cherche pas une image mais une vraie personne en face de lui. En acceptant de reconnaître vos erreurs, vous lui apprenez à faire de même.
    Les parents sont des personnes, ils ne sont pas forcément d’accord, et c’est important pour l’enfant de le vivre. Pourquoi imposer une vision unique du monde et de la vie ? Il est bien plus enrichissant de constater la coexistence de plusieurs points de vue ! On peut alors discuter, échanger et résoudre les conflits.
    Pas de front commun donc, mais pas non plus d’escalade de la compétition à qui est le meilleur parent, ou de déplacement d’autres conflits sur le terrain de l’éducation des enfants !
    C’est avec beaucoup de respect mutuel que les conjoints exposeront leurs différends, montrant ainsi à l’enfant qu’il est possible de vivre ensemble et de s’aimer tout en ne pensant pas toujours la même chose ».

    En bref, les enfants ont besoin de parents « vrais », alignés sur leurs ressentis, surtout qu’ils comprennent très bien le langage non-verbal et lisent en nous à livre ouvert.
    Alors faire « semblant » d’être d’accord, la bonne blague… N’est pas acteur qui veut ! 🙂

    • J

      Juliette 17 Juin 2016 - 10:07

      Merci de ton commentaire super intéressant ! J’adore !
      Je suis d’accord… en partie. Bien sûr, si, comme le dit Isabelle Filliozat, l’un des parents va trop loin en humiliant ou en blessant l’enfant, il est du devoir de l’autre parent de s’y opposer. Mais, je ne suis pas du tout certaine qu’il soit sain de s’indigner devant son enfant du fait l’autre le laisse toujours manger n’importe quoi, regarder la télé ou le couche à pas d’heure. Je pense (même si, à lire l’extrait, c’est peut-être archaïque) que ce genre de remarques, si elles sont récurrentes ou trop insistantes ont le pouvoir de dévaloriser l’un des parents aux yeux de l’enfant, voire même d’insécuriser l’enfant s’il est encore jeune.
      Je pense qu’un enfant a besoin, du moins les premières années, de penser que ses parents sont solides et ont raison : s’ils disent que monter sur le mur c’est dangereux, alors c’est forcément dangereux. S’ils disent qu’ils l’aiment, alors ils l’aiment. Cela lui permet d’avoir confiance. Or, si l’un des parents remet l’autre en question, le message ne va pas dans ce sens.
      Sans compter qu’un tout petit n’a pas besoin d’un parent parfaitement « vrai » : moi, devant ma fille, je ne dis pas de gros mot, je ne suis pas triste et je marche au milieu du trottoir, toujours. Alors qu’en vrai…
      (tout ceci n’étant que mon avis, totalement ouvert à la discussion !)
    • J

      Joana 18 Juin 2016 - 8:23

      Moi, comme d’habitude quand je lis ce que dit l’éducation positive et ses défenseurs, je suis scotchée : mais que c’est logique ! Merci pour ce commentaire, on en a discuté directement avec Marcio et il a pensé comme moi. Je pense qu’effectivement, c’est sain de ne pas se retenir de dire si l’un ou l’autre est en train de ne pas avoir une réaction que l’on estime appropriée. L’inverse servirait finalement simplement à faire « front » et ainsi perpétuer le principe de l’autorité parentale un peu rigide que personnellement je ne souhaite pas imposer à mes enfants. Après là où rejoins Juliette (un peu seulement, faut pas déconner ! :D), outre le fait qu’effectivement avec nos enfants on ne se comporte parfois pas coooomplètement comme d’habitude, c’est si les parents sont diamétralement en opposition sur les principes éducatifs, ou très souvent : voir ses parents en désaccord tout le temps, c’est usant. Usant pour les enfants j’imagine, mais pour le couple parental aussi. Alors oui, je pense que dans le principe c’est top, dans le cas d’une dispute entre l’un des parents et l’enfant, que l’autre trouverait injuste, par exemple ; mais ça peut aussi faire du bien à tout le monde de laisser de temps en temps l’autre resservir à l’enfant une tartine de Nutella alors que nous on aurait plutôt opté pour la pomme, quoi ! Tout est question de mesure, je suis perso 100% pour l’éducation positive et ses principes, mais il faut faire attention de ne pas tout sacrifier au nom de l’éducation, notamment le couple parental.
    • o

      oops 21 Juin 2016 - 3:41

      C’est une réflexion qui revient souvent : « ok pour l’éducation positive, mais pas à mes dépends ni à ceux de mon couple »…
      Sauf que ce n’est absolument pas antinomique, au contraire : les enfants n’apprennent QUE par imitation. « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais », ça n’a jamais fonctionné.

      Donc « éducation positive » ou « bienveillante » est une expression impropre. Il s’agit plutôt d’un mode « parentalité » (qui concerne donc la relation des adultes avec les enfants, mais aussi entre les adultes), et même là c’est encore réducteur. Pour reprendre le titre d’un livre de développement personnel, l’idée n’est pas d’être « gentil », mais d’être vrai, d’agir en conscience. Donc apprendre à se connaître, poru être mieux en relation avec les autres.

      Quand je compare mes « astuces » de parentalité avec les techniques de management qu’apprend ma sœur qui fait carrière dans une multinationnale française, c’est kif-kif ! Et c’est hallucinant de devoir payer des formations une fortune pour apprendre à bâtir un cadre commun, savoir donner des challenges / des objectifs de progression et non des ordres, etc.

      On peut d’ailleurs tout repasser en « mode adulte », c’est un de mes outils quand je pète à câble avec mes lutins : « Si un adulte avec la même maturité que ma fille faisait ça, comment je réagirais ? » Car un adulte sénile ou handicapé (voir même un collègue / client) peut tout à fait aussi faire une colère mémorable / renverser son verre / trainer pour mettre ses chaussures (finir un dossier, donner des informations primordiales) … Or ça ne me viendrait pas à l’idée de les punir pour ça ! (enfin, parfois, j’ai quand même en tête quelques sanctions/tortures bien méritées…)

      C’est toute la différence entre respecter des règles (donc être en cooptation) et les subir (en ayant peur de la sanction). On ne respecte que ce qu’on comprend et qu’on apprécie, non ?
      Là où les allemands respectent les limitations de vitesse, les italiens ont peur des policiers : donc ils roulent comme des fous sauf quand il y a un radar.

      Pour revenir à la famille : non, les remarques continuelles au sein d’un couple n’ont absolument rien à voir avec la parentalité bienveillante car :
      1- être d’abord bienveillant avec soit est le préalable (charité bien ordonnée commence par soit-même)
      2- être bienveillant avec son compagnon est une condition sine qua non
      3- pour être réussir ensuite à être bienveillant avec ses enfants.

      Pour reprendre vos exemples :
      – si les 2 parents n’ont pas les mêmes opinions pour la nourriture, se mettre d’accord clairement, devant/avec les enfants me parait le minimum pour éviter soit des conflits, soit que l’un des deux accumule de la rancœur. Ce qui va permettre de découvrir que la cuillère de Nutella est peut-être une solution culinaire à un problème qui est autre (besoin de calme de l’adulte vs besoin d’attention de l’enfant). Et que c’est la meilleur solution à ce moment-là pour tout le monde !

      – si en tant qu’adulte on jure comme un charretier entre amis et au volant (et quand se cogne le petit orteil dans un meuble), on peut autoriser les enfants à faire de même avec leurs copains et dans la « boite à gros mots » / aux toilettes, par exemple.

      – je ne cache pas ma tristesse, car mes filles le sentent. Selon leur caractère, soient elles sont insupportables (pour évacuer cette tension qu’elles perçoivent sans pouvoir l’exprimer), soient elles culpabilisent en pensant que c’est de leur faute.
      Or est-ce que je souhaite que mes enfants cachent leurs sentiments ? Non. Donc je ne cache pas les miens non plus. Si je n’ai pas envie d’expliquer, je leur dis aussi, tout simplement : « je suis triste / je me suis fâchée avec X, etc, je n’ai pas envie d’en parler pour l’instant. J’ai besoin de calme / d’un câlin / d’aide… ». Ce qui implique que parfois, quand elles reviennent de l’école tristes ou fâchées, j’accepte aussi de ne pas savoir pourquoi, et je propose de faire un câlin/les laisser tranquille (très difficile pour moi, j’aimerais toujours tout savoir, apaiser, bref, me sentir utile…)

      Bref, c’est impossible de sacrifier qui que ce soit au nom de « l’éducation positive » : c’est une très mauvais interprétation de ce que la CNV propose !
      Ce qui en fait un outil de développement personnel très puissant, mais aussi très difficile. Car il faut d’abord lutter contre soit-même, contre l’éducation qu’on a reçu, contre la société dans laquelle on vit. Mais qu’elle bien-être au bout !
      Je suis trèèèèès loin d’avoir atteint mes objectifs, mais je me rends compte à quel point j’ai évolué entre mon aînée (presque 6 ans) et ma dernière (1 an).
      Et je ne lâche rien : pour avoir vécu comme fille au-pair des mois au sein de familles nombreuses où personne ne s’énerve et où la vie est juste bien agréable (ce qui n’exclue pas des discussions très animées, ni des limites bien claires), j’ai bien envie de vivre la même chose chez moi ! 🙂
      C’est comme pinterest : ça fait envie, mais baver devant l’écran ne fait pas avancer le désencombrement / la déco / la cuisine chez soit… Alors au boulot : il ne reste plus qu’à sortir les sacs poubelle / les pinceaux / les casseroles ! 😛

    • J

      Joana 21 Juin 2016 - 10:29

      Pas sûre d’avoir compris où tu voulais en venir , mais peut-être je n’ai pas été claire moi-même.
      Je suis 100% pour l’« éducation positive », que j’essaie d’appliquer tant bien que mal à la maison aussi. Je sais que ça ne va pas à l’encontre de la relation entre les parents en général, et que bien sûr, les enfants apprennent, même principalement, en observant/ imitant. J’entends aussi et je suis complètement d’accord que ces principes servent pour toutes les relations, notamment celles au boulot, au sein du couple, voire avec soi-même (cf d’ailleurs mon article d’introduction à l’éducation positive ici). Ce que je déplore, c’est que comme pour tout dans la vie, il ne faut appliquer des règles sans réfléchir, et Isabelle Fillozat le dit elle-même dans un de ses livres : il ne s’agit pas d’apprendre par coeur comment réagir, mais de trouver sa réaction adaptée, dans les principes généraux de l’éducation positive. Je vais être sincère, la plupart des blogs orientés « éducation positive » sont souvent trop « intégristes » à mon goût, et quand tu remets en question l’une ou l’autre des astuces énoncées, la seule réponse que tu reçois est « Ah oui, mais je ne l’aurais pas mis si Isabelle Fillozat n’avait pas dit que… ». Ce que je veux dire, c’est que l’éducation positive c’est super, VRAIMENT, seulement, il faut se retrouver dans tout ça, et ça commence par réfléchir plutôt que reproduire par coeur quelque chose lu dans un livre. Effectivement, on a besoin de lutter contre une éducation qui n’est pas celle que l’on souhaiterait offrir à ses enfants, mais il ne faut pas non plus se perdre, et rester intègre dans le processus.
      Quand je parlais des tensions, je dis ça parce que je l’ai vécu : je savais exactement comment je voulais « nourrir » notre fils, je voulais du sain, du bio, du sans sel, idem pour la télé, pour moi c’était zéro écran ; mon mari voulait plus de « bonne bouffe », bon pour lui étant avec du sel, du nutella un peu plus souvent que moi, des pop corns parfois, et pourquoi pas un petit dessin animé le soir en rentrant de la crèche. Parfois il n’y a pas de compromis, parce qu’il n’y a simplement pas d’accord ! Il nous est arrivé de nous disputer (ben oui, on est pas psychologues tous les deux, et malgré notre volonté de communiquer sans violence, ça dérape encore parfois) sur ces sujets devant mon fils, et je ne trouve pas ça chouette pour lui, surtout qu’à un an, je ne vois pas comment ça peut être intéressant pour lui de participer à tout ça. Mon mari a fini par m’avouer qu’il sentait qu’il n’avait pas assez son mot à dire, et que ça le frustrait. Du coup, ben pour le bien de tous, j’ai fini par être moins intransigeante sur le chocolat, je ne relève pas systématiquement quand je le vois mettre un peu de sel quand c’est lui qui cuisine, et pour les dessins animés, un épisode de Peppa de 5 minutes une fois tous les deux-trois jours, pour que tout le monde y trouve son compte, et s’il y a dérapage, c’est fini pour la semaine ! Oui on est quatre dans la famille, mais je ne vois pas de mal à faire quelques ajustement en aparté, ça permet à chacun de s’ouvrir un peu plus, sans se demander à chaque quart de seconde si c’est bien raisonnable de dire tout ça devant les enfants – le jour où on sera des pros de la communication positive, alors oui, peut-être qu’on fera tout comme dans le livres, et qu’on règlera nos différents en famille ; en attendant, il faut un schéma où tout le monde se sente bien étant donné la situation actuelle. Tout ce que je veux dire, c’est qu’il faut avant tout du bon sens, et que le bon sens varie selon chaque famille (et je ne crois pas que I.F. me contredirait sur ce coup-là). Chacun doit trouver son équilibre dans le processus, et encore ici, ce sont les seuls désaccords que Marcio et mois avons. Je pense quelques fois aux couples où seul l’un des deux parents prône l’éducation positive, et je me demande bien comment celui-ci peut faire pour supporter de voir son enfant se faire disputer ou punir par l’autre parent… Bref, je trouve que ces considérations sont à la limite entre l’éducation pure des enfants et l’application des « recettes » personnelles qui ont permis au couple de fonctionner jusqu’à présent, ces sujets étant bien sûr liés, mais pas toujours complètement, rapport au fait que, comme je l’ai relevé plusieurs fois dans mes exemples, s’orienter vers une communication sans violence ne se fait pas du jour au lendemain, et il faut aussi savoir composer avec l’étape d’évolution à laquelle on se trouve.
      Autrement, je suis très contente de mon choix d’éducation aussi. Paco a deux ans passés et il nous écoute, il nous respecte, il fait des compromis, et pas une seule « crise » pour le moment. Pas une seule punition non plus. Je ne sais pas si notre fils est un garçon hors du commun ou si ce sont les effets de l’éducation positive, mais nous c’est sûr, on continue ! (Je dois une review du livre Le cerveau de votre enfant, en parlant de ça.) Bonne journée !
    • J

      Joana 21 Juin 2016 - 10:56

      (Tu noteras aussi que Juliette et moi avons nous-même du mal à être d’accord, hihi ! Mais comme elle le dit dans l’article, le bébé aura un peu plus de nous deux, ça devrait donc faire de notre blog un blog top ;-))
    • o

      oops 23 Juin 2016 - 3:14

      Je te suis tout à fait : c’est un processus, un chemin qui se créé à notre rythme personnel. J’ai peut-être mal compris une partie de ton premier message : il me semblait lire, comme je le vois souvent, que la parentalité « positive » ou « bienveillante » (je ne sais pas trop pourquoi il y a tant de termes ni s’il y a vraiment des différences…) empêche le développement personnel et pollue la relation de couple… Alors que réellement appliqué, c’est plutôt le contraire : ça ne peut qu’enrichir !
      C’est même parfois plus facile à appliquer avec les enfants qu’au sein d’un couple ou au travail, car nous ne sommes pas habitués à voir clair dans nos propres besoins et émotions, ni à les communiquer de manière à être compris.

      C’est typiquement parce qu’on ne communique pas en couple, par exemple sur l’alimentation, que les crises arrivent. Alors qu’une fois le sujet discuté, une solution qui convient à tout le monde établie (qui sera donc différente d’une famille à l’autre), le sujet est clos (au moins quelques temps).

      Mais c’est vrai que, quelque soit le sujet, les blogs / sites / réseaux sociaux sont parfois bien culpabilisants. Ni plus ni moins que les pubs et autre matraquages médiatiques, ceci dit : non, toutes les femmes ne rentrent pas dans un 34 et n’ont pas une coiffure parfaite au saut du lit. Non, toutes les mères ne sont pas toujours au summum du bonheur dès l’accouchement. Et non, la parentalité consciente n’est pas un long fleuve tranquille… Heureusement ! 😛

  4. A

    Allychachoo - Famille en chantier 17 Juin 2016 - 10:34 Répondre

    « Ne me contredis pas devant le petit » = on a la même référence du Petit Nicolas avec mon mec, ça nous aide à dédramatiser 😉
    • J

      Juliette 18 Juin 2016 - 9:20

      Trop drôle !! Vous devez bien en rire du coup ! Bien joué !

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