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Sexisme et éducation : la différence de traitement des filles et des garçons

42 réponses • 10 min • • 13 Juin 2016

Enfant j’étais un peu garçon manqué. J’exaspérais ma grand-mère dans les magasins à vouloir le singe Murphy plutôt que la poupée Barbie les jours de cadeaux, plus tard, les bancs de la faculté que je fréquentais étaient principalement occupés par des hommes, et dans mon boulot encore plus tard, j’ai eu la chance d’avoir des toilettes rien que pour moi, rapport au fait qu’on trouvait à mon travail une plus grande quantité de WC pour femmes que d’employés femme.

Et bien que ça ne m’ait pas dérangée d’être cette extra-terrestre-là, est arrivé un moment où je me suis quand même dit que ça n’était pas normal.

Ah, l’évolution.

Je sais que je m’engage sur un terrain glissant, mais au risque de me faire lyncher (à nouveau) je vais tout de même réitérer : je ne suis pas certaine qu’une fille et un garçon, ça soit la même chose à la morphologie des parties génitales près.

J’explique ces propos horribles. Ce que je veux dire, c’est que ça ne m’étonnerait pas que biologiquement quelque chose d’autre nous différencie. Quelque chose qui fait que, globalement, les filles s’intéressent naturellement encore un poil plus aux poupées et les garçons aux constructions. Un moyen qu’a trouvé l’évolution pour nous faire arriver où nous sommes, grâce à des femmes qui ont l’instinct maternel et des hommes qui vont faire on ne sait pas trop quoi d’ailleurs, mais apparemment c’est en rapport avec des constructions Légo.

Cela dit, comme bien souvent aujourd’hui, on trouve des études pour appuyer cette thèse comme son antithèse. Considère donc que cet avis ne regarde que moi, et peut-être même qu’il se limite aux singes.

Parce qu’en fait, on s’en fiche complètement.

Imagine un peu, si à un an de vie, tu annonçais à ta famille que tu adores la glace à la vanille, et qu’ensuite on ne te proposait plus que de la glace à la vanille. Pour le restant de ta vie. Et qu’on n’imaginait d’autre futur pour toi plus tard que vendeur/se de glace, à la vanille, bien entendu.

Ce que je veux dire, c’est qu’outre un éventuel aspect design et évolution, il y a quand même toute une dimension culturelle et sociétale qui entre LARGEMENT en jeu dans la différenciation homme-femme que l’on observe aujourd’hui, qu’aucune « étude scientifique sur les bébés » du monde ne saurait cautionner. Et je crois bien qu’on est en train de toucher à la fameuse notion de « genre » qui fait couler tellement d’encre.

Attention, personne ne veut des hermaphrodites.

(Admire comme j’anticipe les critiques de mes détracteurs.)

Personne ne veut des hermaphrodites*, seulement je pense, il faut arrêter d’en rajouter une couche et de se mettre des barrières, des cases bleues pour les garçon et roses pour les filles (le rapport entre les couleurs et l’évolution ?), des poupées et des poneys à paillettes d’un côté, des Power Rangers et des camion-missiles destructeurs de l’autre. On est allés trop loin. On a extrapolé la petite inclination naturelle des uns et des autres, s’il en est, pour S’ENFERMER dans une idée de ce que l’on doit être dans la vie selon le sexe annoncé à l’échographie des cinq mois, ne laissant de place ni aux individualités, ni aux changements d’intérêt.

As-tu déjà pensé que peut-être que la continuation logique de l’évolution de l’espèce humaine, c’est ça : se détacher de ce qui a permis notre survie pendant un temps, pour se rendre compte qu’on peut maintenant se permettre d’être ce que l’on veut. On n’est plus en mode survie, mais en mode civilité, politesse, intelligence. On débat.

Et ça ne veut en aucun cas dire que l’espèce humaine en est au début de sa fin. Parce qu’une femme, qu’elle soit secrétaire médicale ou ingénieure informaticienne, ça aime le sexe de la même manière. T’inquiète, des êtres humains, il va continuer à (trop) y en avoir.

* Je ne parle ici pas des personnes intersexes maladroitement désignées par ce terme, mais bien de la peur de l’indifférenciation sexuelle.

Et l’éducation dans tout ça ?

Moi et Marcio étant en accord total sur tous ces sujets, nous avons donc décidé qu’on laisserait nos enfants faire comme bon leur semble. Et que, entre autres, le féminisme était quand même une chouette cause à défendre.

Être féministe concrètement, ça veut dire qu’on est pour l’égalité des droits et des opportunités pour les hommes et les femmes, mais dans nos sociétés machistes ça revient à prendre un peu le parti de la femme.

On est donc pour que Madeleine puisse être pilote de chasse un jour si elle veut, ou plombier, ou Power Ranger. Et on n’a aucun problème à lui coller les habits récupérés de Paco et à lui mettre dans une main un tractopelle, et dans l’autre un ballon de foot deux fois plus grand qu’elle.

Ouais, à Mada, son futur est assuré.

Et puis un jour, on est allés dans un magasin de jouets avec Paco pour lui choisir quelque chose.

Paco a foutu le bordel, évidemment. Tu imagines bien, aller avec son enfant dans un magasin de jouets, c’est un peu une invitation à l’orgie.

Et quelque chose est arrivé.

Paco a trouvé cette poussette. Un truc dégueulasse, rose du tissu à fleurs jusqu’aux roues en plastique moche, en passant par les petits noeuds de fixation. Il a trouvé cette poussette, et il a commencé à s’amuser avec elle dans le magasin. On l’a sommé de la ranger. Il a fallu qu’il réitère en fait deux ou trois fois pour qu’on se rende compte que depuis le début,on lui colle sous le nez des boîtes à outils, des bateaux et des petits trains, alors que clairement ce qui l’intéresse, c’est cette poussette moche rose.

Aïe. Ça fait quand même plutôt mauvais genre pour des gens qui remplissent ton feed Facebook d’articles dénonçant le sexisme dans nos sociétés machistes en mal d’émancipation.

On a bien sûr acheté la poussette. Mais ça m’a laissée pensive.

Alors je me trompe peut-être, mais la nécessité pour les femmes de pouvoir accéder aux fonctions traditionnellement occupées par des hommes me semble aujourd’hui, en France, relativement bien intégrée. (Du moins je l’espère.) Et avec elle la normalité de voir une petite fille jouer aux voitures, pêcher, ou passer l’après-midi avec son train électrique.

À l’inverse, l’importance pour les hommes de pouvoir s’adonner, sans honte, à une activité classifiée comme « de fille » et plus tard s’orienter vers un métier à représentation largement féminine, complètement OCCULTÉE. Et pourtant, c’est le pendant absolument nécessaire au combat des femmes pour l’égalité des droits ; sans ça, les femmes qui accèdent aux filières masculines resteront une exception, elles seront celles qui ont échappé au secrétariat, au cabinet de psychologue ou à la caisse du supermarché. Et elles continueront à être discriminées.

Comme quoi, cette histoire de sexe fort et de sexe faible ça nous suit.

Comme si c’était l’évolution logique qu’une femme prétende faire des trucs d’homme, mais que l’inverse serait presque perçu comme une régression.

Tu vois je ne pensais jamais être le genre de personne à avoir de problème avec la non-sexualisation des jouets.

Mais ce jour de poussette rose, ça m’a fait bizarre. Pas que je croyais que ça allait le « transformer » en homo, LOIN DE LÀ (j’ai pas 95 ans). Juste, il y a eu comme un air de « c’est pas naturel ». Et même si je déteste l’idée d’avoir eu ce sentiment, je dois avouer que je l’ai eu quand même.

Alors pour te dire, je conçois que tout ça demande un effort. Mais, il faut qu’on le fasse, cet effort. Parce que parfois ce que l’on ressent au fond de nous comme étant « bien » ou « mal », « naturel » ou « contre-nature », c’est juste du bullshit qui mérite d’être remis en question, et correctement.

Alors viens, on va se promener dans la rue.

Avec des pancartes marquées : OUI aux poussettes roses pour les garçons, OUI aux poupées, OUI aux hommes sage-femme, OUI aux coiffeurs hétéros.

Et bien sûr, ça vaut le coup de le rappeler, oui aux tractopelles dans les petites mains de Mada, oui aux femmes président de la république, oui aux astronautes à zézette, même si ça (normalement) on le savait déjà.

Sauf l'imagier flap des véhicues de Paco. Lui non, lui n'en a aucune idée.

Sauf l’imagier flap des véhicules de Paco. Lui non, lui n’en a aucune espèce d’idée.

Mais avant ça, si toi aussi tu joues avec ton garçon à la dînette, ou si tu apprends à ta fille à tirer au fusil (à la fête foraine) (sur des ballons hein, pas des pigeons), viens le crier haut et fort dans les commentaires. Hashtag the world needs to know.

Être maman prend du temps, on publie quand on peut. Le mieux, pour te tenir au courant de la publication d'un nouvel article, c'est de nous donner ton mail dans le petit espace, là, tout en-bas. Tu peux aussi nous suivre sur Facebook, et dans ce cas c'est sans garantie que nos dernières tribulations apparaissent dans ton feed – mais on s'y marre bien quand même.

13 Juin 2016

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Réactions

  1. E

    Ebea 13 Juin 2016 - 11:01 Répondre

    J’aime cet article ! Forcement, je suis d’accord !
    Mon mari et moi sommes un peu en désaccord sur le sujet… et c’est bien dommage. Nous avons une première grande fille de 6 ans, et pour elle, aucun désaccord. Si elle veut faire du foot, se déguiser en pirate et entamer une carrière de plombier (métier d’avenir selon mon mari), elle le fait. Et sans que cela n’éveille le moindre sentiment sexiste pour personne. Par contre, quand il s’agit de notre second, un petit mec de 18 mois, les choses se corsent. Je ne vois aucun problème à ce qu’il joue avec les poupées de sa soeur, il adore d’ailleurs la poussette rose aussi! En ce moment, son vrai kiffe, c’est la dinette. Tout cela me semble on ne peut plus normal. D’ailleurs les seules fois où je me mets à réfléchir à ce sujet, c’est quand justement je vois son père échanger la poussette contre ses tututbolides… Et quand on en parle, quand je lui fais remarquer les différences qu’il impose à ses enfants, mon mari n’est pas capable de me sortir le moindre argument… uniquement « c’est pas pareil »… ça a le don de me rendre dingue. Je n’en veut pas à mon mari, je pense que la société n’est pas encore prête pour ce changement, mais on y vient, doucement. Et justement, c’est doucement que j’essaye maintenant de faire comprendre à mon mari que si notre petit mec souhaite faire de la danse, il fera de la danse… on ira en douceur (pour ne pas froisser son ego d’homme) et on commencera par du Hip-Hop…
    J’ai l’impression assez souvent de me battre contre ce genre d’idées reçues sur l’avenir de nos enfants en fonction du genre.
    Le mois dernier, je récupère mes enfants chez la nounou, dont ma fille, qui jouait avec les 3 enfants de la nounou, 2 filles et un garçon. Ils étaient tous déguisés et le petit de la nounou était dans le meme délire que les filles, il avait enfilé une robe de princesse. Je ne l’avais même pas remarqué, jusqu’à ce que le père de ce garçon arrive et oblige son fils a retirer ce déguisement, lui faisant remarqué que si il voulait se déguiser, son costume de spiderman était dans sa chambre. Je me suis sentie affreusement mal, mais je ne dis rien, ça ne me regarde pas… D’autant plus que le discours tenu au petit était juste répugnant à mon gout « retire ce déguisement, t’es pas une tapette… ». Je ne m’en mêle pas… jusqu’au « regarde, même E*****(ma fille) se moque de toi ». Je suis légèrement sortie de mes gonds. Ma fille n’avait même pas esquisser le moindre rictus, fait la moindre remarque. Elle est justement la première à dire que même les garçons peuvent s’habiller en rose…
    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 11:22

      Merci pour ce commentaire ! Alors bon, en ce qui concerne ton mari et sa position, je me l’explique dans le sens où, si tu n’as pas réfléchi au sujet et aux conséquences sur notre société de certaines prises de position, notamment en matière de sexisme, c’est dur d’aller contre ce que l’on sent comme étant naturel au fond de nous. Ce que tu fais est, à mon sens, la seule et meilleure chose à faire : le sensibiliser, doucement, lui expliquer ton point de vue et ton envie de faire avec ton fils. N’hésite pas à lui faire lire cet article et pourquoi pas aussi, lui parler du genre d’extrême auquel un discours comme le sien peut mener, en lui racontant ta mésaventure chez la nounou. J’ai d’ailleurs été pro fondement choquée de cette histoire. Je crois que je n’aurais pas résisté et je me serais permise de remettre ce monsieur à sa place de le voir employer un mot comme tapette, qui est quand même le nègre des homosexuels. Et impliquer ta fille pour défendre son discours macho, c’est juste à vomir !! Une chose c’est d’être un idiot, une autre d’utiliser des enfants pour défendre ses idées (de m*). Pauvre garçon, avec une éducation comme ça, il n’est pas pour prendre un très bon départ dans la vie.
    • E

      Ebea 13 Juin 2016 - 11:50

      Oh maintenant il connait bien mon point de vue. J’ai par le passé et à plusieurs reprises essayé de le faire changer d’avis sur ces positions (il est extrêmement vieux jeu dans sa façon de penser), ça n’a servi à rien. Mais au moins maintenant, il sait ce que j’en pense. et comme nous sommes viscéralement et diamétralement opposé dans nos façons de penser, que nous avons tous les 2 de très forts caractères et que ni lui ni moi ne céderont de terrain, alors nous évitons certains échanges qui finiront détoure façon mal! Pour son fils, j’espère juste que ce petit n’aura jamais à refouler le moindre sentiment parce que son père à jugé que c’était mal/hors-norme/pas conventionnel… Mais j’espère qu’un jour il osera lui tenir tête parce qu’il aura par exemple choisi d’être sage-femme (c’est le 1er métier qui m’est venu !)… mais ça semble bien mal engagé 🙁
      Pour ma fille, je la briefe sur ce qu’elle peut entendre la-bas, elle me surprend assez souvent en prenant les devants, comme par exemple ce jour où elle a très naturellement et naïvement répondu « bah on jouait… »
    • J

      Joana 26 Juin 2016 - 6:03

      Ta filles est fantastique. Comme l’a souligné Juliette, les stéréotypes c’est dans la tête des adultes surtout (référence à la réponse de sa fille face au playmobil voiture de course : « mais maman, c’est une madame ! »)
  2. T

    Tara B. 13 Juin 2016 - 11:26 Répondre

    J’adore ! Parce que sur le fond je suis totalement d’accord, les garçons ont bien le droit de jouer à la poupée et les filles aux bulldozers, mais lorsque j’ai vu dans un magasin de jouet mon fils de 4 ans choisir le pouet-pouet Barbie (rose à paillettes immonde, que même moi à 6 ans j’en aurais pas voulu) plutôt que le même « Cars » (rouge, sans paillettes) pour son vélo, mon estomac a fait un saut périlleux, et celui de mon mari aussi. On s’est copieusement moqués de nous-mêmes mais le truc Barbie on n’a pas pu, on a acheté le Cars… 😉
    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 1:36

      Votre sentiment est normal je pense, et je dis pas ça parce qu’on l’a eu aussi. :p Mais bon, finalement, est-ce que c’est si important la couleur du vélo ou de la poussette ? Je me dis pour me motiver que si je le laisse faire ses choix et que je l’encourage sans le brimer, il aura une plus grande confiance en lui, en plus de ne pas être victime de toutes ces catégorisations sexistes ! Bon courage, bises !
    • T

      Tara B. 13 Juin 2016 - 1:47

      Au final c’est pas très grave, d’autant que jamais on n’aurait assorti notre impulsion personnelle d’un « c’est nul, c’est pour les filles, c’est pour les tapettes » ou autres, on s’est contenté de lui vendre le super pouet-pouet rouge Cars telllllllement plus joli (et il adore Cars). 🙂
      Aujourd’hui il va sur ses sept ans et on passe notre temps à lui expliquer que le rose n’est pas que pour les filles, que papa en met régulièrement, que les filles peuvent mettre du rouge, etc… Le facteur de « genre » le plus puissant, c’est la cour d’école !! 🙂
    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 3:04

      Oh oui, l’école… j’ai hâte ! (Non.) L’école, ou, quand tous tes efforts d’éducation s’effondrent face à celle des autres. On verra bien d’ici-là ! C’est chouette que vous le sensibilisiez comme ça !! Et que vous montriez l’exemple aussi, la partie la plus importante je dirais même 😉
  3. L

    Laulau 13 Juin 2016 - 11:33 Répondre

    Je crois que c’est le sujet qui m’énerve le plus au monde. Les petites filles et les petits garçons et le fait qu’ils soient si différents dès le berceaux. Ou en tout cas que ce qu’on projette sur eux est différent…
    A la base je voulais absolument une fille pour lui apprendre le féminisme et faire d’elle une petite fille qui n’aurait peur de rien ni personne et ne se dévaluerait jamais.
    J’ai eu un petit garçon et je me rend compte que la tache est certainement encore plus dur, et ça me plait!
    Heureusement mon mari et moi sommes tout à fait sur la même longueur d’onde. Depuis qu’il est tout petit mon fils a des vêtements de toutes les couleurs. Et oui, même du rose, un jour il a même eu un body avec écrit « choupette » dessus. Sa grand même nous a fait remarquer que quand il sera grand et qu’il verra des photos de lui ça ne lui plaira pas #facepalm
    Quand dans la rue on me dit « oh quelle est mignonne la petite fille » je ne reprends jamais les gens. Parce que dès la naissance de l’enfant, on n’utilisera pas les mêmes adjectifs pour parler d’un garçon et d’une fille, alors je suis ravie que les gens se trompent.
    Quand mon fils porte son bracelet d’ambre pour soulager les dents (oui c’est mon seul truc new age) et qu’on me dit que ça n’est pas viril, ça m’agace. Parce que une enfant de 8 mois n’a pas besoin d’être viril et que 2 la virilité n’est pas du tout une qualité que je juge importante et fondamentale.

    Bref, oui pour le rose moche, et les poussettes et les colliers et les costumes de la reine des neiges pour tous.
    Et surtout oui pour le choix des enfants et ce qui les rend heureux, ils vont se mettre assez la pression à cause de la société pour qu’en tant que parent on en remette pas une couche.

    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 1:44

      Laulau, c’est génial, je te désigne aujourd’hui mon inspiration du jour. Parce que moi j’en suis aux poussettes, mais toi t’en es aux bodys « Choupette » et ça c’est trop la classe.
      Sinon oui, comme toi, prise de conscience sur le tard que le combat des hommes pour faire des trucs « de fille » est complètement oublié (ça porte même pas de nom !!) et mérite autant si ce n’est plus d’attention. Et complètement d’accord aussi, le terrain est encore plus cabossé que quand on parle féminisme, je ne m’attends donc pas à des miracles prochainement, mais une prise de conscience collective serait déjà un premier pas.
    • L

      Laulau 13 Juin 2016 - 3:18

      Ca s’appelle aussi du féminisme.
      Ca embête certains hommes – et même certaines femme – que ce combat pour l’égalité des sexes (dans un sens ou dans l’autre) ait comme base le mot « femme ». Néanmoins le féminisme n’est pas un mouvement qui vise à la domination de la société par les femmes, mais c’est bien le terme qui désigne l’égalité complète entre les genres (salaire, métier, représentation, éducation, choix…).

      J’essaye aussi un maximum quand je lis une histoire de changer les genre des personnages pour qu’il y ai autant de fille que de garçons dans les rôles de « héros ». Je pense que ça ne sera pas simple à maintenir mais j’essaierai de continuer

    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 3:30

      Tu as raison, je n’y avais pas pensé, mais c’est du féminisme aussi.
      J’ai regardé pour un imagier non sexiste et j’en ai trouvé deux en tout, dont un qui n’est plus édité et vaut aujourd’hui dans les 100 euros… Pour les histoires tu as raison, c’est une bonne initiative, je vais gribouiller dans ses livres ce soir je crois… 😀
  4. S

    Savy 13 Juin 2016 - 11:57 Répondre

    Doucement avec l’emploi du not nègre.
    Désolée, impossible de comparer les deux pour beaucoup de raisons.

    Sinon ta phrase:
    « Comme si c’était l’évolution logique qu’une femme prétende faire des trucs d’homme, mais que l’inverse serait presque perçu comme une régression. » résume tout et démontre que le genre est un système de hiérarchie et NON binaire. Sinon la classe hommes n’aurait pas l’impression de s’abaisser dès que l’un de ses membres fait quelque chose de féminin.

    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 1:40

      Désolée Savy, je ne voulais pas te contrarier, c’était juste pour dénoncer l’insulte qu’il y a derrière le mot « tapette », qui est encore utilisé bien trop couramment. Je ne voulais pas rentrer dans des considérations historiques ou autre.
      Pour ce qui est de la phrase que tu as relevée, exactement, au moment de l’écrire, ça a fait « TILT » dans ma tête. La dénomination sexe fort/ sexe faible aussi, d’ailleurs, qui résume a elle toute seule bien cette phrase je trouve.
  5. W

    Weena 13 Juin 2016 - 12:22 Répondre

    J’avais déjà vu l’article sur le site des VI, mais je reposte mon commentaire 😉
    Merci pour cet article. J’essaye aussi de faire attention à ça, surtout avec bientôt deux petits garçons … personnellement, je cherche une petite poussette et des vêtements pour le poupon de mon (mes) fils, je crois par contre que le côté rose m’aurait dérangé … je n’aime pas le rose …
    Mais aujourd’hui, en faisant les courses, il ne restait plus qu’une brosse à dents rose pour 2-7 ans … j’avoue, j’ai hésité, puis je me suis dit que pour 6 mois, la couleur n’avait pas d’importance et que finalement, c’était aussi une manière de lutter contre les stéréotypes en tout genre 😉
    Par contre, j’essaye d’être « équitable » coté jouets « sexués » : ok il a un établit (dans une maison en travaux, il est ravi) mais pour « contre-balancé », j’ai tanné mon mari pour avoir une mini-cuisine avec de la dinette dans notre cuisine et il l’adore aussi 😛
    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 1:49

      Yes j’avais vu ton commentaire (et j’y avais répondu) ! Je me suis dit « Tiens tiens, un nom qui ne m’est pas inconnu ! » Merci d’avoir pris la peine de revenir partager ton expérience ici.
      La dînette c’est vraiment super, je me souviens que Paco à notre ancienne crèche y était tout le temps fourré ! Pour ton histoire de brosse à dent (et de rose en général), je comprends très bien ton sentiment ; peut-être que la prochaine fois la solution est de laisser choisir tes enfants, comme ça, même si toi tu n’aimes pas le rose, de voir que c’est le choix de ton ou tes fils, ça aidera à faire passer la pilule ! 😉 Et puis, ça sera tout bénéf’ parce que tu leur donnera confiance en eux de leur laisser faire des choix ! Bises et merci encore !
  6. m

    marie 13 Juin 2016 - 2:42 Répondre

    perso jamais je n’aurai acheté une poussette à mon fils, bravo ! ce qui serait interessant maintenant cest de voir si il continue a aimer des choses considérées comme « pour fille » ou pas si cetait « juste comme ca ».
    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 3:01

      Hello Marie ! Alors honnêtement, je ne suis pas naïve, je sais que le jour viendra où le jugements des autres viendra interférer dans le sien (vive l’école). Espérons seulement que ça sera le plus tard possible ! Personnellement, nous pensons le préparer à ce genre de confrontations avec les copains… Il m’est cependant impossible de savoir le genre de petit garçon qu’il sera cela dit et sa réaction et l’ajustement de son comportement lui appartiendront entièrement. Mais dans tous les cas, l’effort fait ne sera pas perdu je pense, parce qu’un jour ou l’autre, tout cela fera son chemin dans sa tête, et je me dis qu’il aura au moins été sensibilisé à ces questions !
  7. J

    13 Juin 2016 - 3:14 Répondre

    J’ai une petite fille, on l’habille de toutes les couleurs et elle jouera à ce qu’elle voudra, mais j’ai l’impression quand même que dans l’inconscient de tout le monde, c’est plus facile avec une petite fille de lui mettre du bleu, et lui faire jouer aux petites voitures, qu’un garçon de lui mettre du rose et lui faire jouer avec des barbies, je me trompe ?
    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 3:23

      Non, c’est exactement ce que je dénonce dans l’article !
    • J

      13 Juin 2016 - 3:27

      oups j’avais pas bien lu la fin de l’article 😉
    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 3:31

      Non non aucun souci ! Je sais pas si j’étais très claire…
  8. B

    Barbara 13 Juin 2016 - 3:18 Répondre

    Je n’avais jamais pensé, que c’était plus difficile pour des parents de voir son petit garçon jouer à la poussette que d’avoir une petite fille qui joue au tractopelle ! Mon fils (l’aîné) a toujours joué avec tous types de jouets. Il a eu une dinette, un poupon, un caddie pour faire ses courses, mais aussi des motos, des petites voitures, un garage… Je n’en suis pas à l’habiller en princesse juste pour vérifier la théorie du genre, mais s’il me le demandais, je ne dirais pas non. D’ailleurs, quand il me demande s’il peut se mettre du vernis ou se maquiller, je luis réponds que c’est pour les grands, pas pour les enfants. Je fais très attention de ne pas lui répondre un truc du genre « non, c’est pour les filles ». Quand on est parents et attachés à l’égalité des genres, il faut être très attentifs aux messages qu’on véhicule dans nos paroles, mais aussi de manière symbolique, dans nos actes. Et j’imagine que ce sera le cas tout au long de leur vie, d’autant plus quand ils nous échapperont un peu plus, à l’école ou chez les copains…
    • J

      Joana 13 Juin 2016 - 3:28

      Honnêtement, à la crèche, Paco jouait à ce qu’il voyait, il se déguisait en ce sûil voulait et ca ne m’a jamais choquée que ce soit à ou en des choses traditionnellement « de fille ». J’ai quand même trouvé difficile ce moment, dans le magasin, à choisir de lui offrir un jeu « de fille ». Je pense que le poids est plus lourd à un moment comme ça, que quand le jouet est là et basta. N’empêche, globalement, je trouve plus difficile d’appliquer mes principes non-sexistes dans le cas de Madeleine que dans celui de Paco. Et je pense que c’est le reflet de notre société aussi ! Quant à l’école, rien que d’y penser je panique déjà ! Haha
  9. S

    Savy 13 Juin 2016 - 5:21 Répondre

    Ce n’est pas grave Joana! Mais c’est toujours stressant de voir les gens (surtout blancs?!) utiliser ce mot.

    Mais revenons-en aux enfants! Le problème c’est qu’ils apprennent très tôt dans quelle catégorie il doivent se trouver. Ma petite nièce jouait au parc quand un petit garçon lui a demandé si elle était vraiment une fille Elle a répondu oui, ce à quoi il a rétorqué « pourquoi tu débauche Spider-Man alors »… elle en a été assez malheureuse.

    Tout ça pour dire que les enfants apprennent très vite à ne pas choisir seuls, sous peine de modernes!

  10. S

    Savy 13 Juin 2016 - 7:07 Répondre

    Oups! Moquerie, pas « moderne », je ne sais pas où j’avais la tête :)…

    Mes amis ont un petit garçon de 2 ans et demi qui ne demandait que des voitures. Au bout d’un moment, il a commencé à demander autre chose, c’est à dire une poussette et un aspirateur (rose et immense). Il jouait toujours à plat ventre et au bout d’un moment les parents compris que ce qui le fascinait, ce n’était pas les voitures mais le roulement des roues!
    Une autre amie répond toujours aux gens quand ils disent que les voitures c’est génétique pour les garçons, que c’est fascinant qu’ils arrivent à trouver une explication génétique à quelque chose qui a été inventé il y a une centaine d’années… Et toc!

    • J

      Joana 18 Juin 2016 - 10:16

      Oui c’est triste de se dire que peut-être tous nos efforts s’effondreront quand nos enfants passeront la porte de l’école… Ce sera alors une autre paire de manche, et il ne faudrait surtout pas envoyer nos enfants au « bûcher ». C’est rigolo cette histoire de roues ! Comme quoi, il ne faut pas les brimer parce qu’on ne sait jamais ce qu’il se passe dans leur tête ! 🙂
  11. J

    Julie 13 Juin 2016 - 8:49 Répondre

    Je partage ton point de vue Joana, sur le fait que des siècles d’éducation orientée rendent certainement nos gènes plus enclins à associer rose paillettes et poupées, bleu et voitures de pompier…
    Et que nos générations essayent l’ouverture et la disparition de la notion de choix de « genre ».
    Ce que je constate, c’est aussi la perméabilité des enfants aux clichés. J’imagine que c’est rassurant, ça pose un cadre, c’est plus facile pour eux. Et du coup je me dis aussi que leur imposer l’ouverture à tout prix est parfois tout aussi déstabilisant. Surtout depuis l’école, où les préférences innées ou acquises s’affirment, et cette affirmation même légère crée des affinités.

    Ce n’est que mon constat, sans lecture aucune ou prise de recul. Il y a déjà le sexe, mais les activités les séparent très très rapidement. Dès le premier jour. Une fille monte doucement sur le toboggan, c’est drôle mais prudence. Le garçon va faire – pas toujours mais plus souvent – le saut de l’ange ;).
    Ils se retrouvent j’imagine dans ce qui correspond le plus à leur comportement général, et entretiennent eux-même la différenciation de genre. Aussi ouverts que nous soyons (une seule fille et pas de blocages de jeux, de dangers ou couleurs), ça passe notre porte le soir. L’enfant comprend que le garçon est agité et veut des voitures parce que c’est un garçon, et elle est plus calme et joue au coiffeur parce que c’est une fille. Et on lui dit que les garçons peuvent avoir les cheveux longs, faire de la danse, jouer aux barbies, les filles les cheveux courts et des xmen, je vois qu’elle tique. Je ne sais pas tout interpréter mais parfois, j’ai l’impression ancrée qu’elle préférerait qu’on confirme. Que ça lui donnerait un statut, une place, une identité accessible et repérable. Et aussi peut-être la justification de l’appartenance à un groupe.

    Et ça me choque pas du coup, parce que c’est peut-être ce qu’on fait tous.
    On veut toujours faire tomber les clichés, mais ce que je me dis, et c’est ce que vous avez fait en achetant la fameuse poussette, c’est que si l’enfant va dans un sens (quel qu’il soit), et qu’on pense qu’on a tout fait pour assurer la neutralité de l’éducation, c’est aussi bien qu’on l’accompagne quand il veut sortir du « cadre » que quand il montre le besoin d’être ce cliché qu’on a en tête.

    • J

      Joana 18 Juin 2016 - 10:27

      , il y a vraiment plein de choses intéressantes dans ce que tu dis. Bon, pas sûre que je suis d’accord avec la fille qui fait doucement sur le toboggan et le garçon qui bourrine forcément, mais c’est anecdotique. Ce qui est intéressant, c’est que peut-être qu’à partir d’un certain âge effectivement, l’enfant va s’identifier à son groupe, et imiter les copains et peut-être que ça va lui donner de la sécurité, oui. Je trouve ta phrase très juste : « si l’enfant va dans un sens (quel qu’il soit), et qu’on pense qu’on a tout fait pour assurer la neutralité de l’éducation, c’est aussi bien qu’on l’accompagne quand il veut sortir du “cadre” que quand il montre le besoin d’être ce cliché qu’on a en tête. » et elle résume bien aussi mon point de vue. Il ne faut surtout pas forcer, dans un sens ou dans l’autre. Par contre, je pense que quelle que soit l’attitude que va adopter l’enfant et l’accompagnement qu’on en fera, c’est important d’informer que l’attitude inverse serait bien aussi, et ne pas enfermer l’enfant dans une orientation qu’il prendrait à un moment de sa vie. Par exemple, si une petite fille décide qu’un camion est un jeu de garçon, c’est bien de ne pas la forcer, mais je pense important de proposer ce jeu de temps en temps tout de même, au même titre que les autres, pour voir déjà si elle n’a pas changé d’avis depuis, et pour qu’elle sente à force que ce ne serait pas bizarre pour elle de jouer au camion. Tout ça sans jamais forcer ou inciter, ça va de soi, et sans jamais la blesser. Enfin, c’est mon humble avis ! ^^
  12. f

    fabienne 13 Juin 2016 - 10:28 Répondre

    Ton article est très intéressant car il confronte les principes du feminisme avec la réalité. Si dans nos sociétés patriarcales on accepte davantage que les filles jouent à des jeux de « garçon » que l’ inverse c’est parce que les activités masculines sont considérées comme plus nobles que les activités féminines. On refuse que nos filles soient enfermées dans un rôle et on veut pour elles tous les choix possibles sans voir qu’on enferme nos garçons dans les mêmes clichés.L’egalite fille garçon c’est les mêmes droits et les mêmes choix pour tous. Pour y remedier il faudrait que les petits garçons manifestent pour obtenir le droit de jouer à la poupée;-) Cela nous libererait du regard de la société. Personnellement mon fils et ma fille ont accès aux mêmes jouets (mon fils a même demandé une cuisinière à Noël, avec laquelle il joue peu). Pourtant je me suis fait prendre en delit de sexisme car pour son anniversaire j’ai refusé qu’il prenne des verres « reine des neiges », j’avais peur que ses copains se moquent de lui. Mon homme n’a pas compris ma réaction car lui ne voyait pas où était le problème (et il avait raison).
    • J

      Joana 18 Juin 2016 - 10:30

      merci pour ce commentaire, qui rejoint exactement ma pensée. Pour les verres reine de neiges, ne t’en veux pas trop ! Ce qui est bien, c’est que tu as réfléchi à tout ça, même si c’est après, et la prochaine fois tu réagiras sans doute différemment ! Bises !
  13. C

    Claire 15 Juin 2016 - 10:35 Répondre

    Je suis 100% d’accord avec toi, j’essaye aussi d’inculquer à mon fils de 3 ans le fait qu’il a le droit de choisir les jouets qu’il veut et de faire le métier qu’il voudra (en ce moment c’est éboueur, il voue une admiration sans borne aux camions poubelles…) mais c’est une lutte permanente avec l’entourage… Pour le papa je le travaille au corps depuis suffisamment d’années pour qu’il y fasse attention mais les grands parents c’est une autre paire de manches (rapport de génération je pense)
    Il a aussi eu droit à sa poussette rose avec laquelle il jouait tout le temps chez une petite copine, ca doit finalement être quelque chose de naturel si tous les petits garçons s’y intéresse, mais j’ai du lutter contre les commentaires des grands parents sur le thème « c’est un jeu de fille » – « le rose c’est pas pour les garçons »…
    Et le plus difficile sera surement d’aller à contre courant de ce qu’il entendra à l’école ou chez des petits amis (l’histoire d’Ebea et du mari de sa nounou me fait frissonner…). Mais j’ai une petite lueur d’espoir quand je vois tous les commentaires des mamans ci dessus et je me dis que certes, ca sera un travail de longue haleine et il va falloir ramer ces prochaines années, mais on a l’air d’être pas mal vouloir ramer dans le même sens 🙂
    • J

      Joana 18 Juin 2016 - 10:33

      Ouiii ! Team poussette rose pour nos garçons, haha ! C’est vrai, ça me ravit de voir tous ces commentaires qui vont dans le même sens. Pour les grand-parents, ça fait longtemps que j’ai arrêté de relever (tu parles des tiens ou de tes parents ?) ; le vrai problème comme tu dis ce sera l’école ! Mais comme tu le dis si bien, si on est tellement à ramer dans le même sens, qui sait, peut-être que la transition se passera en douceur ? Bises
  14. K

    Kat 16 Juin 2016 - 12:31 Répondre

    Avec 3 garçons à la maison, j’avoue que les jouets penchent beaucoup plus côté voitures et tractopelles que poupées et poussettes. Ils ont une dinette avec laquelle ils aiment jouer (acheté par moi-même), mais franchement, je ne considère pas dinette comme un jouet de fille, c’est plutôt ‘neutre’, et un poupon, que j’ai demandé comme cadeau d’anniversaire pour le moyen, quand il été en période de ‘poupées’. Je trouve ça plus facile d’être ‘égal devant les jouets’ quand on a une fille et un garçon, le mélange de jouets se fait plus facilement. Comme quand les enfants jouent à la crèche avec tout ce qu’ils trouvent. Je suis tout à fait d’accord que quand un garçon s’oriente vers les activités/jeux ‘de filles’, on a un peu plus de mal à l’accepter.
    Les vêtements de mes enfants sont des toutes les couleurs (j’affectionne particulièrement l’orange), mais pas de rose, pas de t-shirt à froufrou, j’achète toujours dans le rayon garçon, mais pour les deux sièges voiture j’ai choisi la combinaison mauve/rose, parce qu’elle me plaisait autant que les autres (et elle était en promo: c’est là que je me suis dit que ça serait absolument non-féministe de prendre plus cher juste parce que c’est pas rose). Mes parents, quand ils ont vu le siège, ont eu du mal à accepter que leur petit-fils se baladera en siège voiture mauve…
    Et quand l’école viendra, les clichés seront plus présent. Mon fils vient régulièrement avec les remarques ‘le rose c’est pour les filles’, ‘les star wars, ce n’est pas pour les filles’, ‘les cheveux longs, c’est pour les filles’; alors j’essaie de lui expliquer que chacun fait ce qui lui plait, qu’il ne faut pas catégoriser, que moi aussi, j’aime les star wars (mais je pense qu’il ne me considère pas comme une fille, pour lui, je suis maman)… la théorie est une chose, mais la mise en pratique peut être parfois difficile pour les parents!
    • J

      Joana 18 Juin 2016 - 10:43

      , personne ne nie la difficulté de l’affaire ! Bravo pour tes sièges mauve/rose. Nous on a un jour teint un T-shirt à Paco (un dessous de plat rouge qui trainait dans la machine oups), qui a fini rose. On a continué à lui mettre et il a même fait sensation à la crèche : « Yeah ! Un garçon en rose !! » Les froufrous… ouais c’est une autre histoire. On peut même se poser la question de la limite : est-ce qu’on enverrait nos garçons en robe à l’école parce qu’ils nous le demandent ?…
      Pour revenir au sujet des jouets, c’est sûr que c’est plus facile sans doute quand il y a des filles à des garçons à la maison niveau mixité ; en plus de nos préjugés et des achats plus garçon qu’on a tendance à faire, il y a les cadeaux. Et choisir des jouets « de fille » pour son garçon est une chose, mais offrir un jouet « de fille » à un garçon qui n’est pas le sien c’est encore autre chose. Pas sûre que je le ferais si je ne sais pas comment mes amis le prendraient. Du coup, bah voilà, on se retrouve avec une chambre de garçon remplie de tracteurs et voitures !… :/
  15. P

    Pakao 16 Juin 2016 - 5:21 Répondre

    Coucou Joana, ton article m’a bien intéressée parce qu’il n’y a pas si longtemps, on a eu un peu le même choix de cadeau à faire… Juste pour tes lectrices, nous sommes parents de jumeaux garçons.
    Ils ont fêté leur anniversaire au mois de mai (4 ans) et pendant quelques temps, nous avons discuté sur le choix d’un des cadeaux : une poupée (type Barbie) pour l’un des deux. Et oui, Rafi adore jouer aux poupées, se déguiser, porter mes talons et si je ne lui interdisait pas parce que « ce n’est pas pour les enfants », il me piquerait bien mon maquillage! J’ai dû lui faire une jupe pour se déguiser à la maison et pour pouvoir danser avec. Oui, oui, on ne danse pas de la même façon en short ou en jupe « trèèès longue qui touche le parterre ».
    Donc, mon mari en a conclu que si c’était ce dont il avait envie et bien on devait lui faire plaisir. Après tout, c’était son anniversaire et ses choix. Il a été RAAAVI!! En plus, la poupée avait une panoplie de robes pour la changer alors que demander de plus.
    On a offert la même à son frère. Le lendemain, je l’ai retrouvée dans la poubelle. Hahahahaha! Je crois que le message était clair.
    Par contre, Jo adore la dinette et peut y jouer de longs moments.
    Pour en revenir à Rafi, il est cependant hors de question de s’habiller avec des vêtements de « fille » si on sort! Il aime avoir ses cheveux courts et se moque de son frère qui, lui, refuse de couper ses belles boucles. Il lui dit même qu’il ressemble à une fille!
    Avec mon mari, on en plaisante bien sûr. Les copains nous charrient un peu. Mais pour l’instant, nous avons décidé qu’ils sont en plein apprentissage de tout : qui ils sont, ce qu’ils aiment ou pas, ce qu’ils peuvent faire, etc qu’on ne va pas commencer, pour des jouets, à mettre un frein à leur curiosité.
    Et, mon coiffeur est hétéro. Si, si!
    N’empêche parfois, on rigole bien! 🙂
    • J

      Juliette 17 Juin 2016 - 10:13

      Je laisse la place à Joana mais je voulais juste dire que je suis fan de cette partie de ton commentaire « nous avons décidé qu’ils sont en plein apprentissage de tout : qui ils sont, ce qu’ils aiment ou pas, ce qu’ils peuvent faire, etc qu’on ne va pas commencer, pour des jouets, à mettre un frein à leur curiosité ».
      Tellement vrai ! Voilà, c’est dit !
    • J

      Joana 18 Juin 2016 - 10:58

      j’ai trop ri avec ton commentaire ! J’adore que Rafi voulait sa Barbie, et que Jo l’ait mise à la poubelle !! Les enfants sont fabuleux. 😀 Sérieusement, je trouve ça génial ce que vous faites, d’accompagner et d’encourager chacun d’entre eux dans leur spécificité et la construction de leur identité propre. C’est intéressant cette limite que s’est mise Rafael, de jouer à tout ça à la maison, mais jamais dehors. Et il a bien raison, on danse beaucoup mieux en jupe !! 😉
      Pour ce qui est des autres, je pense que quoi qu’on fasse, il y en aura toujours pour critiquer. Tu connais l’histoire du meunier, de son fils, et de l’âne ? Bref, vous me faites sourire, mais pas en mode moquerie, juste, je trouve tout ça top. Gros bisous à la famille ! <3
  16. L

    Lou 27 Juin 2016 - 2:09 Répondre

    Bonne remarque sur les genres: la société commence à réduire les stéréotypes féminins car les féministes se battent contre cela depuis plusieurs générations et il y a des milliers d’assis, de mouvements et de supporters qui existent. .. Par contre les groupes de mecs prônant le droit de faire des « trucs à priori connoté féminin  » ça se compte sur les doigts de la main et ça émerge seulement avec la génération Y. Perso je ne connaît qu une asso dans le genre (qui soutient les pères au foyer). De plus beaucoup d’hommes ont encore un problème avec l’homosexualité et l’image (cf. La jurisprudence scandaleuse avec un coiffeur)… Ces 2 points font qu’effectivement, ça va prendre encore un peut de temps avant que les a priori dans les 2 sens soient complètement effacés …

    D’ailleurs j’aime beaucoup la campagne #likeagirl de Always qui aborde le sujet… Bref le changement viendra avec la génération de nos bambins!

    Ps: je remarque que mes amis ayant un garçon leur ont pour la plupart offert des jouets « féminin  » (dînette, balai/aspi, poupon) donc nul doute que le mouvement est en marche…Il ne reste plus que les fabricants s’y mettent!

    • J

      Joana 02 Sep 2016 - 11:04

      ! Je découvre ton commentaire, BTW super intéressant. Effectivement, quel dommage que dans cette lutte pour l’égalité de tous, on continue de reléguer les activités dites de femme au second plan… Comme toi, je suis assez confiante cependant pour les futures générations ; c’est vrai que ça ne choque plus que nos grand-mères de voir jouer un garçon à la poussette… ET ENCORE. 🙂
      La campagne dont tu parles est effectivement géniale, et, je sais pas si c’est les pages auxquelles je suis abonnées sur Facebook et mes amis qui sont globalement cool, mais je vois beaucoup de partages dans ce sens. Je sens que les gens veulent que ça bouge, et ça c’est cool !
  17. M

    Marion 01 Sep 2016 - 3:27 Répondre

    Ouah! J’aime beaucoup ton article! Merci pour cette réflexion de fond.
    J’ai moi-même beaucoup pensé à ces questions et encore plus depuis que nous avons notre petit garçon (2 ans). Nous avons toujours essayé de lui mettre à disposition toutes sortes de jouets ; ses préférés sont la dînette, la perceuse, la poupée et les petites voitures. Rien d’original pour un enfant dont on essaie de pas trop diriger les choix. Ça sera pareil pour le choix d’un sport, d’un instrument de musique (vous avez déjà vu beaucoup de garçons jouer de la harpe…?) ou toute autre activité, déguisement, etc. etc. J’ai toujours été assez fière de cette position que mon mari et moi partageons.
    Et voilà qu’arrive notre petite puce (6 semaines). Bien sur qu’elle pourra aussi avoir les petites voitures et la perceuse… et la poupée et la dînette. Bien sur qu’elle pourra faire du foot autant que de la danse et même qu’elle se raser la cheveux si elle veux (quand elle sera grande…) Bref, on prône l’égalité et on est heureux de pouvoir le vivre à la maison avec nos deux « merveilles ».
    Mais quelle claque je me prends avec ces histoires d’habits… Je n’aime pas trop tout ce qui est très fifille, rose pétant à paillettes strass et petits noeuds. J’aime par contre les jolies choses douces et mignonnes (mon préféré? un petit sarouel rose poudré). Mais elle porte aussi des vêtements bleus, colorés, même du noir. On essaie donc d’être dans la diversité des jolies choses.
    Et en allant rechercher dans les affaires de son grand frère (« parce qu’elle peut tout à fait porter des trucs de garçon ») la masculinité de la garde robe de ce dernier me frappe! Je ne lui ai mis que des habits « de mec ». Point de body rose pour mon petit loup, point de leggings à froufrous, point de robe ni de jupe. Et si je suis frappée par ce manque de diversité, finalement, ça ne me dérange pas… (oups) Eh oui, je me vois mal mettre à mon petit gars des vêtements de fille alors que l’inverse ne me dérange pas. Je ne vous cache pas que je suis en pleine remise en question à ce sujet (plutôt sur le fond que la forme, mais quand même) on verra bien ce qu’il en ressort.
    Pour le moment, je garde fort mes idéaux d’égalité et les clame bien fort. Et si j’ai toujours habillé mon garçon en garçon, je vais aussi me détendre et me permettre d’habiller ma fille en fille (elle a porté sa première robe cette semaine) Quels que soient les choix qu’elles fera, elle restera une princesse (comme sa maman)!!
    • J

      Joana 01 Sep 2016 - 4:28

      Merci ! C’est chouette ce que vous faites toi et le papa ! Moi j’avoue que le fait qu’il fréquente une crèche où toutes sortes de jouets sont à disposition a permis de se relâcher direct. Donc voilà, je trouve chouette qu’ils aient accès à différent jouets et qu’ils puissent s’intéresser à ce qu’ils veulent.

      C’est marrant que tu parles des habits, on discutait de ça justement l’autre jour avec Juliette. Autant je trouve ça bien que des parents n’hésitent pas à faire porter des robes à leur fils, autant je sais que ça me bloquerait. Pas qu’il en porte pour s’amuser chez nous (c’est déjà arrivé), mais de sortir avec lui comme ça. Bizarre, mais je crois qu’autant je trouve ça bien et je suis admirative de ceux qui le font, autant j’avoue que je ne me sentirais pas encore forcément à l’aise (en plus on est déjà la famille cheveux roses-tatoués alors… :D). La preuve j’ai des super photos de Paco en tutu rose… qui ne sont pas sur Instagram. Après les couleurs c’est autre chose et j’ai aucun souci à lui faire porter des vêtements ou chaussures rose. Sinon dans l’autre sens, aucun blocage : short et débardeur de p’tit gars pour ma princesse <3

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